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Fini, enfin fini. Adieu les escadrons d’hélicos qui survolent la ville nuit et jour, les patrouilles de motards qui
tournent en boucle, les barrages de CRS, les contrôles intempestifs,... 25 000 flics le temps d’un weekend, un dispositif de science fiction pour un sommet, quelques discours et poignées de
mains, et puis s’en vont. Le calme revient sur Strasbourg, la ville se réveille doucement et on constate les dégâts.
La manifestation du samedi 4 avril, en marge du sommet a tourné au cauchemar. A qui la faute ? Aux black blocs et aux forces de l’ordre. Les uns, vêtus de noir et cagoulés, ont tout saccagé sur leur passage. Tout y est passé : des magasins, une pharmacie, une église… ils ont même foutu le feu à un poste de douane et à un immeuble. D’un autre côté, les forces de l’ordre. Absentes là où il aurait fallu être, balançant lacrymos et flash balls sur un cortège littéralement coincé entre deux barrages de CRS.
Que les forces de l’ordre se comportent comme des brutes sans cerveau n’était pour moi pas vraiment nouveau.
Mais par contre ce weekend, j’ai découvert des parasites d’un autre genre : les blacks blocs. Cachés derrière leur cagoule, ils se fondent dans la foule de pacifistes pour éviter de se faire
coincer par les gendarmes mobiles. Puis de temps à autres ils montent au créneau pour balancer des pierres, des fusées artisanales et saccager tout ce qui leur tombe sous la main. Lorsque ca
chauffe trop, ils retournent dans la foule pour s’y réfugier. Résultat, les lacrymos pleuvent sur un cortège qui n’a rien demandé et la foule se fait charger. Quand on tente de les raisonner, les
black blocs cognent. Et au moment de se disperser, certains enlèvent leur cagoule et leur pull noir et se transforment en gentil gars, qui comme tout le monde peut se faire servir de la
soupe et du pain aux stands de ravitaillement des organisateurs.
S'ils veulent cogner des flics, très bien, qu'ils le fassent, ça les regarde ! Mais alors qu'ils sortent du cortège et ne l'utilisent pas comme bouclier. Car ce weekend, ce n'est pas eux, mais la foule qui a trinqué.
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