Mardi 9 décembre 2008
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10:53
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Par madbanker
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Publié dans : Société
On le lit depuis quelques mois, c'est la crise...
Pas - encore - pour moi qui suis bien au chaud dans mon bureau, pas immédiatement menacé de licenciement, mais le ralentissement voire la récession économique se propage a grande vitesse, d'une
banque a l'autre, d'une contrepartie a un état, d'un secteur a une industrie, d'une entreprise a ses employés...
Et pourtant, même si je n'y crois plus trop au vu des milliers de milliards - dont nous n'avions même pas conscience de l'existence - injectés dans l'économie, je dois reconnaître que l'écroulement
financier m'a fait espérer a un monde nouveau...
Je m'explique : j'ai naïvement cru qu'il mènerait dans les premiers jours - ie: faillite de AIG et de Lehmann Broz pr les initiés - a un bouleversement total de l'ordre établi. Je fantasmai déjà
les banqueroutes en séries des banques, incapables de recouvrer leurs créances, et donc, dans l'impossibilité de continuer a financer les sociétés et particuliers.
En quelques mois, la plupart des entreprises se seraient purement et simplement arrêtées de fonctionner faute de pouvoir récompenser leurs employés, puis les services publiques. En extrapolant,
j'imaginai la fin - temporaire - de l'électricité pour les masses (qui continuera d'arroser le noyau d'uranium bénévolement?), la fin de la communication a distance et tout ce qui s'ensuit.Tout
notre système de valeur et de confort remis a zéro, violemment. Un retour de plusieurs siècles en arrière, en somme. Je ne sais pas si cela aurait été aussi idyllique que je l'imagine mais ce
revirement me semblait excitant...
Une société nouvelle, probablement éphémère, aurait vu le jour, peut-être basée sur le troc et la solidarité, ou la rapine, le vol et la conquête... Ou bien encore sur la morale.
A l'extrème, il n'y a plus personne pour surveiller et faire respecter la loi. Occire son voisin ne serait probablement pas réprimandé. A moins que ce soit la bonté qui l'emporte et qu'il soit
décider de partager avec lui les produits de la chasse, de la pêche et de l'agriculture pour survivre.
On aurait vu ce que vaut l'humanité livrée a elle-même, comment se comporte les hommes sans limitations légales, sans cadres répressifs, sans lignes directrices et structurantes.
L'anarchie a l'échelle de la planète en somme! Une expérience intéressante me semblait-il...
M'enfin, les têtes gouvernantes - et apparemment pensantes - en ont décidé autrement et ce n'est peut-être pas plus mal. L'argent coule a flot pour renflouer qui en a besoin... Jusqu'au moment ou
il n'y aura plus rien peut-être et que mes délires oniriques de Monde Nouveau et de changements sociaux fondamentaux reprendront des couleurs...
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