Il m’arrive de
me sentir coupable. Ma mauvaise foi ne me permet pas à chaque fois d’y échapper. En lisant que des gourmets chinois raffolent de chiens Saint-Bernard en sauce, je me revois il y a trois ans,
installé devant ce plat fumant, la faim et la curiosité à peine émoussée par l’idée que c’est de la viande canine qui me fait saliver.Cliquer sur le titre pour lire la suite
Les végétariens ne sont pas des intellectuels, mais plutôt des sensibles (de ville généralement). En intellectualisant, on
peut se convaincre de manger du chien, des cafards grillés, et même différents types d’excrément en ce qui concerne les Jackass®. Par contre, en gavant un canard jusqu’à la mort, en écorchant
et dépeçant des dizaines de lapins à la suite ou en tirant une balle dans la grosse caboche d’une salers, on peut facilement devenir végétarien. Mais il y a surtout beaucoup de lâches qui ne
mangent que ce qu’ils n’ont jamais vu vivant (d’où l’intérêt d’être citadin), ou que ce qui meurt en silence (les poissons, les escargots, les crustacés, les œufs mais aussi la salade, les
radis et le soja).Et n’oublions pas les terrifiants eugénistes qui choisissent au QI les pauvres bêtes qu’ils dévorent. Cette dernière catégorie est ma préférée : leur théorie est souvent
fondée sur l’idée qu’un cheval est plus intelligent qu’une vache… S’ils apprenaient la vérité, ils s’en mangeraient les doigts.
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