Vendredi 17 novembre 2006
par hen al'ancienne publié dans : Sur la route du Mezcal

Le microbusero est un personnage incontournable à Mexico. Ce spécimen est un homme de 35 à 70 ans, chargé en gomina et en tacos, collectionneur d’icônes religieuses et doué d’un sens du DJing contestable. Aux manettes de son vieux minibus pétaradant, les crucifix et autres amulettes au vent, il sillonne les rues de Mexico, terrorisant tous ses habitants.

Le chauffeur de « pesero » (=microbus) ne possède pas son véhicule, mais il n’y règne pas moins en maître. Il saura très bien insulter les passagers omettant de s’amasser au fond ou faire monter et descendre les usagés en route, quelque soit le genre et l’âge. Quand le bus est plein, les derniers s’accrochent aux portes, et serrent les fesses. Car le royaume du busero s’étend à toutes les routes de la ville. Comme je le disais, il existe une entité propriétaire des camions ; ce sont des députés et d’autres puissants difficilement inquiétés par la justice. Une bonne mafia se partageant le réseau routier. Donc tout le monde s’écarte du chemin : les voitures se rangent, les piétons se jettent. Le chauffard a la bénédiction des autorités terrestres et des autorités célestes, et il le fait savoir en faisant ronfler son tas de ferraille dans les embouteillages ou en frictionnant les pare-chocs. Cependant, la bénédiction (en tout cas en ce bas monde) se limite au camion, et il arrive que notre personnage se fasse éclater à un feu rouge par un conducteur excédé.

Pour contrer ce comportement de vandale, une campagne de prévention a fleuri. Ce sont des affiches mettant en scène le Che, ou d’autres personnalités, exhortant nos chauffeurs à se comporter plus civiquement.

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Lundi 6 novembre 2006
par hen al'ancienne publié dans : T'entends ?

Mathias et Alacazas Jasey en musique sur le Dub (ne marche que sous Mozilla Firefox, et pas sous internet explorer) !


Pour plus d'infos :

http://www.myspace.com/mathiasmusic

http://www.myspace.com/alacazasjasey

As an Evidence


Underground
(Alacazas Jasey)


Byyoung


Girl


Mad dog master (Alacazas Jasey)


As an Evidence (Alacazas Jasey)



Energie incertaine

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Dimanche 5 novembre 2006
par Gabo publié dans : T'entends ?

 

copyright WHO/Peter Williams

 

L'allocution saisissante sur le SIDA de Johnson Mwakazi, enregistrée lors de la 59ème assemblée mondiale de la santé à Genève. Dans ce poème intitulé "Underneath the Veil", Mwakazi s'exprime au nom des 40 millions de personnes atteintes du VIH.

Listen to the poem of Johnson Mwakazi, who spoke for the 40 million people worldwide living with HIV (works only with Mozilla Firefox).


WHO, Geneva - 22.05.2006

http://dubitatif.over-blog.com/article-2829422.html

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Mardi 24 octobre 2006
par gabo publié dans : Berliner Kindl

Champion, Mr Champion. C’était son nom à ce vieux monsieur chauve au ventre rebondi. Il dispensait les colles de philo aux prépas du lycée Champollion du temps où je réfléchissais encore. Je me souviens parfaitement du soir où il m’a scotché en me demandant de préparer ma colle, prestation orale de 20 minutes, sur le sujet, je cite : « bonjour, vous allez bien ? » Je vous épargne les détails de mon exposé raté, venons en à l’essentiel : la fonction phatique du langage.

Cette fonction me disait Mr Champion est utilisée afin de provoquer et de maintenir le contact entre le locuteur et l’allocutaire. Les banalités du genre « ca roule mec ? », « tu viens d’où ? », ou encore « quel beau temps Charles n’est ce pas ? » se rangent par exemple dans la catégorie phatique de notre langage. On ne parle pas de faits, on cherche à nouer le contact et on est simplement en relation. C’est une manière de reconnaitre la présence de l’autre et de lui manifester de l’intérêt. Il s’agit en général d’une première étape de mise en confiance qui peut par la suite mener à un dialogue riche, construit, instructif, ou tout simplement plaisant. Ce n’est cependant pas toujours le cas : cette fonction peut également avoir le désagrément, ou l’avantage, de mettre à nu et de dévoiler en un rien de temps la personnalité et la connerie du locuteur. Bref, pour résumer, dès les premiers mots prononcés, c'est-à-dire à peine la phase phatique entamée, on peut très bien éprouver la folle envie d’asséner au malheureux type qui vous parle un enchaînement coup de tête-balayette-manchette.

Ca m’a plusieurs fois démangé samedi dernier. J’étais à Wedding, un quartier tout à fait respectable du nord de Berlin. Les turcs y sont un peu plus nombreux que dans le reste de la ville. M’étant incrusté dans la soirée d’une prestigieuse école de commerce française aux multiples campus, j’observais timidement, un verre à la main, les jeun’s troooop cooooools se déhancher sur du son troooooop coooool aussi. Un type m’interpelle : « Salut, tu viens d’où ? » Je lui explique brièvement que j’habite à Friedrichshain (quartier est de Berlin) et que je suis ici pour un stage de 6 mois. Sur quoi il répond : « Moi, à Paris j’habite dans le Marais (quartier très chic de Paris à ce que j’en ai déduis), à Londres j’étais plein centre, par contre à Berlin j’habite à Wedding ! Si ça continue, l’année prochaine je vais finir dans un bidonville de Calcutta ! » Et ça le fait marrer. Bruyamment d’ailleurs, pas peu fier de sa blague le bougre. Moi je suis resté tout con, avec un léger sourire, par compassion…

Un peu plus tard, après un interrogatoire musclé mené par un gringalet à lunettes, je lâche enfin le morceau : « En fait je suis en école de commerce aussi, à l’Edhec ». A ces mots, sa copine se retourne et me lance phatiquement : « Ah mais t’es Edhec ! » Exactement ce que je ne voulais pas entendre, le genre de remarque qui te range dans ta boîte. Je fronce les sourcils, feins de ne pas comprendre et lui réponds innocemment : « non non, moi c’est Gabriel, je m’appelle Gabriel. » Ca ne l’a pas fait rire… tant mieux. A ce moment précis ma tête a pris forme, je suis démasqué : le grand blond est Edhec ! Les gens comprennent qui je suis, ils peuvent m’identifier et s’identifier par rapport à moi.

Un mec branché s’approche, il m’a vu discuter avec une polonaise quelques minutes auparavant : « Ah bah ca va tu te fais pas chier avec la polonaise toi ! C’est quoi ton objectif ? » Pris au dépourvu je balbutie « Objectif ? » Sur quoi il répond tout naturellement : « Bah ouais : Objectif ! Faut que t’ais des Objectifs dans ta vie mec ! » Ce n’est que plus tard que j’ai compris ce qu’il entendait par Objectif  (avec un grand O). En bon Edhec, cela aurait donné : « tu veux choper une meuf chopable et chopeuse, ou tu veux démaquer une inchopable indémaquable ? »

Ce soir là j’ai vu plein de monde tout nu, beaucoup de ceux qui parlaient avec moi finissaient à poil. Je pouvais lire ces gens, je voyais à travers leurs vêtement rien qu’en les écoutant débagouler du fatidique phatique. Ca n’avait rien d’excitant. Et je me suis senti en manque d’affection, en manque de gens comme moi : des Edhecs, des  vrais, ceux qui sont fiers d’être Edhec et qui se comportent en Edhecs. Ah triste réalité ces écoles de management du vent.

A l’heure où j’écris ces lignes je viens de me voir refuser l’entrée à une soirée de cette école du vent. Je voulais uniquement m’y rendre pour rencontrer l’amie d’un ami, mais le videur à la rigueur germanique couplé au sectarisme de ces établissements ont eu raison de moi. Sans carte d’étudiant de cette Business School, on me demandait huit euros de droit de cuissage…

 

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Vendredi 20 octobre 2006
par hen al'ancienne publié dans : T'as vu ?
Montage Vidéo d'un surf trip en indonésie (juillet et aout 2006)
D'îles en îles,
passant par Java, Sumatra, Nias (Lagundri, Afulu), Bali, Lombock, Sumbawa, Gili Island... à silloner l'archipel en quête de vagues.

Le film est découpé en trois parties
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Mercredi 18 octobre 2006
par gabo publié dans : T'as vu ?

Let Mao Drift - Septembre / Décembre 2005 - Dubitatif in China
Le Film d'un périple en Chine : de Pékin, Shanghai et ses alentours à la région du Yunnan (Kunming, Melixuesheng, Xichuanbanna et autres...)



Le film est découpé en 8 morceaux :
Let Mao Drift / A transformation / Deng Xiaoping Said / Drifting around / The Yunnan Trip / The Bai Community / Melixuesheng / Xichuanbanna

 

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Dimanche 15 octobre 2006
par Gabo publié dans : T'as vu ?

The Burning Apple - New York - Juin et Juillet 2005

Montage vidéo de deux mois passés en plein coeur de New York !

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Lundi 9 octobre 2006
par hen al'ancienne publié dans : Sur la route du Mezcal

Mariana es una jovencita de 19 años trabajando en el DF desde hace 4 meses.  

 

Cuando Mariana camina con su blusa super corta y sus tatuajes ostentosos, toda la gente la mira, incluso la policía. Eso le encanta ya que sube su "autoestima". También siente mariposas en el estómago cada vez que un cliente le ofrece una bebida o que le pide un baile. Según Maslow, su trabajo satisface su necesidad de reconocimiento social.

Por eso se fue del hogar familiar en Acapulco, para volar con sus propias alas. Quiere el éxito a toda costa, y su trabajo, con su cuerpo, es su único orgullo. Algo que le gusta, es cuando el cliente hace "nada más que pedir ser golpeado...¡eso me encanta!". Mariana tiene proyectos: esta ahorrando para ofrecerse una liposucción del vientre. Colocará esa grasa en su trasero para perfeccionar sus curvas. La verdad, su cuerpo es su vida, por eso tiene una foto de ella desnuda sobre la pantalla de su nuevo celular.

Sus padres han dejado de darle dinero desde que abandonó sus estudios. En Acapulco, era la primera de su clase con un promedio de 98. Consiguió una beca del 80% para estudiar en la UNAM , primera escuela de Iberoamérica, fue cuando empezó trabajar.

Ahora compra teléfonos último modelo, utiliza sólo el taxi para moverse, alquila un depa sola. Sus compañeras de trabajo le han robado su bolsa y dos veces su celular en 2 meses. Da igual, cada vez compra uno nuevo de 5000 pesos.

El problema es que esos gastos no la permiten afiliarse a un seguro social. Aunque su madre trabaja en el IMSS, seguro médico mexicano, no tiene ninguna protección. Por eso, cuando este padre de familia la embarazó, esperó hasta el octavo mes para hacer algo al respecto. Le faltaban 4000 pesos para realizarse un legrado y como el cerdo no quería adelantarle el dinero,  decidió tomar pastillas para abortar, pero no funcionaron. Este episodio terminó con complicaciones de salud.

A propósito de salud, tomaba éxtasis y cocaína casi todo los días. Es fácil cuando son los clientes quienes te las ofrecen. La última semana, tomó 15 pastillas. Dejó de metérselas hace dos meses. pero todavía, sus ojos están medio cerrados y tiene el tic de taparse la nariz. Además, no habla claramente y me cuesta mucho trabajo entenderla.

Dentro de 15 días, Mariana se va a Los Cabos para trabajar, ella dice: "allá los protectores son más simpáticos".

Se dice a menudo que los aficionados de prostitutas buscan en realidad un psicólogo, pero esta vez era una prostituta quien necesitaba una terapia y consiguió una sesión de a grapa.

 

 

 

 

 

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Mercredi 27 septembre 2006
par hen al' publié dans : Sur la route du Mezcal

Jaime vient de Bahia, au Bresil. C'est un blanc dont la pilosite se concentre uniquement au-dessus de sa levre superieure et sur le menton. Jaime souffre de sa solitude et a du mal a dissimuler sa depression.

Depuis que sa copine gringa a avorte, c'est tout le fleuve de sa vie qui s'est interrompu prematurement. Son travail de tourneur, dont il etait si fier; il l'abandonne. Son pays, si chantant, ou tous les fruits sont plus gros qu'ailleurs; il le quitte pour l'Argentine. 

Encore fort de son physique athletique et de ses decorations tribales corporelles, il butine pour oublier. Mais il en oublie les necessites economiques. Dans le meme temps, il s'acoquine avec des travesties, ces creatures sexuelles faciles a seduire. Jaime penetre alors rapidement le monde des "putos". L'ancien tourneur decouvre alors l'argent facile et les bites des deputes. Ca lui plait, il n'avait jamais ete autant considere qu'alors.

Il ne sent pas chez lui pour autant, et il decide de voyager encore un peu grace a son petit butin. Le voila donc a Mexico DF, dans la maison d'hotes ou je loge encore.

En le croisant dans le couloir, ma politesse maladive m'oblige a prononcer quelques courtoisies. Jaime ne laissera pas ma courbette lettre morte puisqu'il m'invite instantanement a s'enfiler des litres de biere. Jaime ne parle que bresilien; le seul effort linguistique dont il est capable est de parler bresilien avec l'accent argentin. Apres 5 minutes de solitude pendant lesquelles je mime la comprehension du portugais (le secret : faire semblant de ne pas comprendre CERTAINS mots), il me demande a quel point je maitrise le portugais. Je lui reponds en espagnol chochote que je n'ai rien saisi. Peu importe, il a trouve quelqu'un a qui parler.

C'est ainsi que je suis devenu son meilleur ami.

Jaime continue de boire 12h par jour, ne s'arretant que pour dormir...12h. Le patron de l'auberge veut finalement l'expuser, craignant que les crasses quotidiennes de Jaime deviennent encombrantes. Mais le petit copain du patron prend Jaime sous son aile, et se porte garant pour lui.

Jaime devient alors l'homme a (tout?) faire de l'auberge. Il prolonge son sejour a Mexico, diminue son debit d'alcool. J'ecris des emails d'amour a des trans en espagnol et en anglais pour lui. On projette d'acheter un skateboard et de skater ensemble. Je comprends de mieux en mieux son portugnol.

Puis, il y a deux semaines, il rencontre un travesti mexicain. rebelote, enculade de shemale, introduction dans le milieu, depute, pipe, enculade, argent facile. Il se fait virer de l'auberge ce coup-ci. Il s'en fout, il a retrouve sa puissance de gigolo, il a des poils de bite de puissants entre les dents, lui! Une chose lui manque, son pote francais professionnel en hochements de tete.

Depuis une semaine, il passe presque tous les jours a l'auberge, quand je ne suis pas la, pour m'emmener skater. Il soupconne le patron de l'empecher de me voir, et, fort de ses poils de cul, il n'hesite pas a le menacer. Ce gerant d'hotel minable oserait l'empecher de voir son meilleur ami? 

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Mercredi 27 septembre 2006
par gabo publié dans : Berliner Kindl


Le premier lieu sur lequel je me suis arrêté à Berlin est le monument de commémoration de la Shoah. Pourquoi ? Le hasard tout simplement. Je n’avais aucune intention de m’arrêter en priorité à cet endroit et je n’ai vis-à-vis du génocide nazi aucun sentiment de culpabilité particulier à apaiser. Ce champ de blocs noirs parfaitement alignés s’est tout simplement trouvé sur ma route, mais je l’avoue cette coïncidence m’a tout de même surpris et je me suis aussi demandé si je n’avais peut être pas des comptes à régler avec mon inconscient…

Me voici donc à l’entrée du champ, surplombant légèrement le tout, j’observe dubitativement ce quadrillage. La première impression qui me vient est d’être face à un cimetière d’anonymes où les tombeaux, uniformément identiques les uns aux autres, ne se distinguent que par leur hauteur. Je n’éprouve pour l’instant rien de particulier et à vrai dire je ne m’attendais pas à ressentir quoi que ce soit. Par moments j’aperçois d’où je suis la silhouette de gens qui vont et viennent entre ces blocs. Souhaitant poursuivre ma petite balade à travers Berlin, je me lance également dans une des tranchées du quadrillage afin de gagner l’autre coté du champ et ainsi continuer en direction de la porte de Brandebourg.

Je domine les premiers blocs et je peux donc facilement, par un simple regard de coté au dessus des « tombeaux », savoir si je vais rencontrer quelqu’un au prochain croisement. Mais progressivement les blocs gagnent en hauteur et le chemin étant en pente, je suis à chaque pas un peu plus petit, entouré par ces volumes noirs qui me surplombent maintenant à leur tour. Je me sens ralentir, je perds de l’assurance. Mon champ de vision est désormais réduit au long couloir rectiligne que j’emprunte, je ne peux rien maîtriser de plus. A chaque croisement la même interrogation revient : y a-t-il quelqu'un qui va déboucher sur ma droite ou sur ma gauche ? De temps à autres, quelques blocs plus loin, une personne passe furtivement dans une tranchée perpendiculaire à la mienne. Il m’est maintenant impossible de marcher sans la peur d’une collision…

L’expérience du cheminement à travers ce champ de « tombeaux » m’a laissé avec une toute autre impression que celle initiale d’un simple cimetière d’anonymes. Il ne fallait donc pas seulement se contenter de regarder ce tout de l’extérieur, il fallait également le parcourir de l’intérieur pour en saisir l’intérêt. Il y a probablement une multitude d’interprétations possibles de cette expérience et il y a surement aussi de nombreux enseignements à en tirer. Libre à chacun d’y comprendre ce qu’il peut, l’essentiel étant de s’essayer au trajet.

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Vendredi 22 septembre 2006
par Ju' l'Indien publié dans : Dubitatif

Yo...
J'écris peu, surement parce que j'écris pas très bien. Mais je consulte régulièrement vos écrits qui sont un peu les seules nouvelles que j'ai de vous. Je me suis enfin décidé à participé...Pr donner de la stature à mes propos, statuons que je suis tjrs en Ecosse dans cette banque où les choses se passent à fond depuis le début de l'été...
Ici, point de réunions calderonesques (seulement des staff meeting), point de chaises recyclés (chaises usées, chaises remplacées par une flambant neuve), point de fêtes de la bière (on appelle ca séminaires ou cocktails de départ)...
Je vais pas vous cacher que ce qui compte ici ce sont les cayennes!!! Par centaines, par milliers, elles défilent sous mes yeux...Chaque jour, ces millions s'accumulent dans mes tableaux excels et, dans la même seconde sur les comptes de nos clients et les notres, bien sur...
Ici, on "origine" les financements: en gros, on les créée, peu importe comment, ce qui compte c'est les "fees" (le mot français "honoraires" semble désuet pour cerner le concept du fee) qui tombent pour chaque deal. Tout n'est qu'abbréviation (WRA, ROE, RAROE, LGD, LTV, CDS...); ca va plus vite et pr le coup, il semblerait que l'expression "le temps c'est de l'argent" prenne tout son sens...
On ne s'inquiète plus de ces quelques millers d'euros perdus hier encore dans les méandres du système bancaire, il ne signifie rien: en dessous du demi millions, ce n'est que bagatelle...
Mon rève parfois, je l'avoue un peu honteux: retrouver ces "peanuts" et vous rejoindre au soleil...

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Jeudi 21 septembre 2006
par Jerem publié dans : Dubitatif

"Les racines blessées d'un arbre

Ont rougi ma terre natale

C'est la guerre la plus macabre

Qu'ils appellent chirurgicale."

 

Barmak (un Afghan en exil) dans Le grand festin de l'Orient de Olivier Weber, grand reporter au Point.

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Mercredi 20 septembre 2006
par gabo publié dans : Berliner Kindl
7 millions de personnes

C'est l'affluence de l'Okotberfest (la fete de la bière) a Münich. 7 millions de personnes du monde entier viennent donc sur une quinzaine de jours pour se bourrer la gueule ensembles a Münich... et alors ?
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Dimanche 17 septembre 2006
par Jerem publié dans : Sur la route du Mezcal

D'habitude, je refuse de relever ce genre de choses. Quand vous saurez ce que j'ai entendu comme énormités, vous me pardonnerez d'avoir abusé de notre tribune. Il faut que j'apaise mes pensées.

Hier soir, j'étais invité à dîner chez des Mexicains. Tous pour Calderon (l'autre est un "communiste stalinien"). Tous plus riches que la plupart des autres Mexicains. J'avais déjà eu l'occasion de remarquer à quelle point la richesse peut rendre rogue et obtu, mais pas à ce point là.

Le thème majeur de la soirée était l'homosexualité masculine. D'abord, les définitions. Un homme qui aime un autre homme est "homosexuel", "gay", "metrosexuel" ou "puto". Ensuite, les poncifs habituels sur l'origine, non, la "cause" de l'homosexualité. Mélange détonant de psychanalyse radicale et de pseudo sociologie.

Puis, si je peux dire, la débandade. Le grand déballage. Florilège : "Il ne faut pas dire aux enfants que l'homosexualité est normale" ; "80 % des homosexuels le sont pour des raisons génétiques" (sic) ; "Les crimes passionnels ont lieu le plus souvent au sein de couples homosexuels"...

Le bouquet final, une série de blagues sur les homosexuels les plus célèbres. "Superman ! dit l'un des facétieux. Il n'y a qu'un dégénéré sexuel pour mettre des sous-vêtements par dessus des collants !" J'avoue que j'ai ri à celle-ci, de loin la meilleure. Les autres concernaient Winnie l'ourson et ses amis.

A la (dé ?)charge de mes commensaux, je ne comprenais pas tout ce qu'ils pouvaient raconter.

Autant vous dire que je bouillais sur ma chaise. De dépit et de honte. Honte de ne rien dire. C'eût pourtant été facile. Ce n'était pas Philippe de Villiers qui vous sort une étude américaine fictive sur le supposé danger pour un enfant d'avoir deux parents du même sexe.

Bref. Ce soir là, je me demandais ce qui était "normal"...

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Mardi 5 septembre 2006
par hen al'ancienne publié dans : Dubitatif

C'est l'histoire d'une chaise de bureau, plutot sobre et bien conservee, echouee sur le trottoir de la rue Auguste Gal, quartier populaire et neanmoins niçois.

Il est rare que deux glaneurs se retrouvent face à face, convoitant le meme objet. Ce cas de figure pourrait redonner une valeur marchande à un objet sans proprietaire. Ne voulant pas couper la chaise en deux, les interesses s'en remettraient au mecanisme de l'enchere. A moins qu'ils ne se battent.

Ce jour-là, j'etais seul dans la rue, et la chaise n'eut aucune objection à ce que je l'adopte.

Apres de bons et confortables services rendus dans ma cuisine, cet objet dut envisager un nouveau demenagement. Bien qu'elle n'eut pipe mot, je percevais aisement son inquietude existentielle. Plusieurs mois auparavant, elle n'etait dejà qu'un meuble fatigue, sans local ni utilisateur, et qui n'avait aucun avenir marchand: ni vendeur, ni acheteur à l'horizon. Persuadee qu'ayant perdu sa valeur monetaire, elle n'avait plus rien. Je lui avais redonne vie, mais elle se sentait plus vieille encore aujourd'hui. Elle parcourait sans cesse mes ouvrages d'economie, esperant trouver une perspective de revalorisation par la dimension historique, voire archeologique. Elle enchainait calculs et schemas compliques. Parfois saisie de fievres delirantes, elle se voyait detruire toutes ses semblables afin d'etre rehabilitee en tant qu'objet convoite.

Heureusement, il n'en fallut pas tant. Il suffit de la ramener dans sa rue originelle. Non pas sur le trottoir de droite, qui ne sert qu'a deambuler, mais en face, exposee en devanture d'un magasin d'occasions. Pour s'etre facilement  fait accepter parmi ses comparses de seconde main, il lui a ete remis une decoration qui lui rendit toute sa dignite.

Ce n'etait qu'un simple autocollant qui affichait: 5 euros.

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Mardi 5 septembre 2006
par Champo publié dans : Dubitatif

Oh Charly! on devait se voir, se faire une soiree, un week end sur le theme de la prepa et de ses bons souvenirs malgre tout.

Les liens s'etaient bien tisses et serres en l'espace de 2 ans. Nous sommes devenus une vraie petite clique eclectique, pleine d'epices et de joie de vivre.Tu en etais un des fleurons. Ta grandiloquence nous a fait surestimer ton ego dans un premier temps, mais ton attention et ton humanisme a tres vite ete apprecie et admire. Souvent malade, tu ne consacrais pas moins ton temps aux autres, surtout a ceux dont le fardeau etait trop lourd. Beaucoup de gentilles choses ont ete dites dans ton dos.

Tu n'etais pas le bien-pensant politiquement correct que l'on avait tendance a etre, mais tout le monde   aimait confronter ses idees aux tiennes et les respectait. Tu nous a ebranle plus d'une fois, mais toujours positivement.

Charly, meme si tout le monde n'a pas eu le temps de s'en apercevoir, nous on peut le dire, tu etais un GRAND HOMME!

 

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Vendredi 1 septembre 2006
par hen al'ancienne publié dans : T'as vu ?
Oh Jah !
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Lundi 21 août 2006
par hen al' publié dans : Sur la route du Mezcal

PRI: Para servir a Dios y al pueblo!

PRD: Para un cambio con cambio.

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Vendredi 18 août 2006
par gabo publié dans : T'as vu ?
Labenne, Avril 2005 - Surf session
 
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Vendredi 18 août 2006
par hen al publié dans : Sur la route du Mezcal

Le saviez-vous, chers Dubwisers?

L'artere principale de Mexico DF, avenida Reforma, est occupee depuis que je suis arrive. Ce long boulevard est jonche de tentes sur toute sa longueur. Des cordages traversent les trottoirs et imposent la vigilence aux badauds. Quand on s'en approche, une odeur tres rustique vient piquer le nez, mais ces gens ne paraissent pas si sales et ne polluent pas.

Ils n'ont pas l'air de se marrer autant que les lyceens grevistes francais,mais ils s'occupent. Ils peignent des banderoles revendicatives, et meme des messages d'excuses aupres des usagers qui se sentiraient "pris en otage". Ils s'interrogent aussi sur la vie de la cite au moyen d'un megaphone, fustigeant Calderón, son PAN et sa corruption plus efficace que celle d'AMLO (Andres Manuel Lopez Obrador). Leur principale revendication est le recompte du scrutin qui a donne Calderon vainqueur avec 0.58% d'avance (soit un peu plus de 200000 voix). Mais leur requete d'un recompte complet, "voto a voto", a ete neglige au profit d'une reestimation fondee sur les statistiques(qui tient compte de 9% des votes, me semble-t-il). Le tribunal se prononcera definitivement sur l'issue du scrutin le 6 septembre. Mais le denouement ne releve pas du suspense: reconnaitre la corruption du IFE, l'organisme de gestion des scrutins, est politiquement inacceptable. Alors, en attendant, les campesinos font des danses folkloriques et Vincente Fox promet d'envoyer l'Armee si cela continue.

Je ferais de mon mieux pour me tenir au courant de l'evolution de la situation et pour vous en donner un apercu.  

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dépêches dans ta tête

Libération d'Ingrid Betancourt   La Radio Suisse Romande pense savoir de source sûre qu’Uribe a acheté, pour 20 millions de dollars, les otages aux Farc. Mais moi aussi je préfère la version où Mickey fait diversion en remuant la queue.
Murder
Laurent et Gabriel, deux brillants étudiants d’une grande école française, continuent d’écrire des billevesées dans leur blog qui n’intéresse personne.
JO
Qu’on se le dise, Laure Manaudou a un accent chinois trop nul.
Soirées  Christine Lagarde, ministre de l’économie pour riches, décrit les soldes comme un grand moment festif. Mais la plus grosse teuf, c’est sans conteste celle qu’Hervé Morin a organisé à Carcassonne.

Rabâchage « On est dans l'espace Schengen. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on peut passer sans visa d'un pays à l'autre. Quand un pays d'Europe régularise, ces personnes peuvent se rendre en France. » dit Sarko, sur le plateau de France 3. On l’a tellement répété, ça doit finir par être vrai, non ? Oui, du moment que vous êtes du capital. Si vous n’êtes qu’un être humain, il ne vous suffit pas d’être régularisé, il faut vous faire naturaliser pour pouvoir être mobile, disponible, flexible... employable.
Guerre propre
Une démo, et les militaires arrosent tout ce qui bouge. Balle à blanc ou pas, on est loin de la prude frappe chirurgicale puisque 17 spectateurs ont été blessés. La communication a changé, mais au fond, on est encore au temps de Rambo : on tire sur tout ce qui bouge !
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