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Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 09:55
- Par hen - Publié dans : Portraits


Ca y est, les journaux ont appris la nouvelle! Cet article est paru dans le Times of India de la semaine dernière, en première page. Attention, tout mon texte, mis à part la quantité de drogue et le poste occupé par l'expatriée, est le fruit de mon imagination!

Monique était directrice de l'Alliance française de Chandigarh. Elle avait travaillé dans bien d'autres alliances du monde avant d'être mutée au nord de l'Inde. La grande nouveauté, c'est d'être venue avec son mari, Xavier. C'est la première fois qu'elle ne se contente pas de ce qu'elle trouve sur place, d'ailleurs c'est la première fois qu'elle se marie.

Xavier est écrivain, de ceux qui se reconnaissent par leurs mêches graisseuses, leur regard par-dessous et leur voix éraillée. Suivre sa nouvelle femme dans ses "aventures" n'a pas été un problème, l'idée l'a même vite emballé. Ce voyage serait sûrement l'occasion de nouvelles inspirations, pourquoi pas d'un de ces romans new-age sur la quête de sens qui se vendent comme des petits pains.

Mais l'Inde s'avère décevante. Elle est sale. Bruyante. Elle bouscule, regarde d'un mauvais oeil et ne dit rien d'intelligible. L'inspiration bat de l'aile, leur amour cherche de l'inspiration. L'argent ne manque pas, mais il n'est pas omnipotent, il parait ne servir à rien. Ces euros convertis en milliers de roupies n'affranchissent pas du bruit des klaxons ; la plus belle Honda reste coincée dans les embouteillages mêlant chaotiquement Rickshaws, taxis, motos, charettes à bras, bus bondés. Lors des coupures d'électricité, tout le monde croule à égalité sous les 45°C tout trempés.

Devant des pages blanches qui ne se souillent que de gouttes de sueur, Xavier veut retomber dans sa jeunesse vigoureuse, retrouver cet espoir d'un avenir, quand il pouvait espérer qu'un talent indéniable se révélerait. Il se met en tête de se remettre à fumer ce qu'il appelle de la Marie-Jeanne. Aaahh, et si sa femme pouvait y prendre goût, ce serait d'une pierre deux coups.

Monique subit le désespoir de son conjoint, à quoi s'ajoute sa propre frustration de ne plus pouvoir ramener de jeunes éphèbes, son lit étant déjà squatté par l'écrivaillon inutile. D'irrascible, la directrice a dérivé vers le tyrannisme auprès de ses employés. Indiens ou expatriés, les travailleurs sous ses ordres subissaient ses humeurs sans broncher.

La frustration sexuelle s'exprimait par une psychorigidité organisationnelle : ne supportant pas d'avoir à faire aux autres, refusant toute adaptation, Monique avait, sur la fin, pris l'habitude de rédiger des fiches quotidiennes pour chacun de ses employés. Y figurait la liste exhaustive des taches du jour à accomplir, y compris le temps imparti et l'ordre d'exécution. 

Mais Monique n'était pas mauvaise, elle était bien consciente des souffrances qu'elle infligeait à son entourage, et, pour sauver son mariage et sa conscience, elle s'était résolue à commencer la fumette.

Ses employés qui se sont réjouis ouvertement en apprenant la nouvelle, auraient dû savoir que les 250 grammes de cannabis trouvés par la police parmi les vêtements de Monique étaient en réalité une tentative avortée de se racheter. Au lieu de saluer cette volonté de repartir sur de nouvelles bases, tout le monde, y compris même son mari selon certaines mauvaises langues, ont sauté de joie et ri en apprenant que Monique risque dix ans de prison.

 

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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 15:09
- Par Giuliano l'indiano

E stata una giornata lunga. Nove ore di lavoro interrotte soltanto da un pranzo abbondante e piacevole. Poi, una corsa selvaggia in palestra dove mi aspettava la seconda lezione del corso d’arrampicata.

Ancora due ore a scalare, stancarsi, cadere...

 

Adesso, sono quasi arrivato a casa, e non vedo l’ora di raggiungere il luogo di riposo, di tranquillità, di conforto dopo una giornata cosi intensa...

La mia coinquilina è tornata da Londra, vedo la luce alla finestra da fuori. Salgo i due piani, apro la porta e, finalmente, eccomi, a casa! Poso tutte le mie cose: la cena appena comprata dal giapponese all’angolo sul tavolo, la borsa sportiva nel salone, il capotto e la giacca sul divano...

 

Saluto la mia coinquilina che mi racconta del suo viaggio, mentre io mangio. Mi piace sentir parlare di Londra, questa città che mi ha dato tante belle emozioni...

Ma, ad un certo punto, Bradina (la mia coinquilina) mi annuncia che, li ha anche visto la sua ex-collega che gli ha proposto un nuovo lavoro... a Londra! In pochi minuti, vengo a sapere che Bradina se ne andrà fra 2 mesi. E io devo cercare un’altra casa oppure, una persona per sostituirla.

Penso che ci sia tempo per trovare una soluzione e incasso la notizia senza mostrare troppo disappunto. Finiamo la serata parlando del più e del meno.

 

Prendo le mie cose lasciate un po’ dappertutto nella sala e vado in camera mia. Scopro allora che la gatta di Bradina ha mangiato il filo del caricatore del computer. Questo computer mi é stato prestato da un’amica e devo consegnarlo domattina alla sua proprietaria.

 

Strano questo improvviso di scenario; un’ora prima ero cosi impaziente di assaporare la dolcezza e il calore di casa mia e adesso sono arrabbiato non come mai, con i nervi a fior di pelle

 

E, proprio in questo momento, la zoccola della gatta sceglie di entrare nella mia camera con la lentezza maestosa dei felini, siccome mi provocava. Mi getto su di lei, sollevandola col piede come se stessi giocando a calcio e, seguendo questa metafora, la tiro in aria... Atterra tre metri più in là, scivolando sotto la tavola (che ovviamente era il goal nella mia mente).

Mi guarda fisso, miagola timidamente e se ne va via, correndo verso la camera di Bradina...

 

Chiudo la porta, sorridendo dentro di me. Questa vendetta mi ha contributo a calmarmi, procurandomi un piccolo piacere un po’ ignobile (lo ametto), però, che mi ha salvato la serata facendomi ritornare il buon umore...

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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 05:00
- Par hen - Publié dans : Société

 

                                Les jeunes couples non mariés prétendent aller à l'université et se retrouvent dans les parcs


 ALTERMONDIALISME ? 

Stop! Stop! Stop! Commercialization of Human Emotions!!! No to Valentine Day!!! Hors contexte, nous serions bien enclins à soutenir la cause : on pense lutte contre l’économisme ambiant qui cherche à absorber tous les aspects de l’humain dans la logique du grand marché. Rappelons dans ce sens, sur le plan théorique, la « rationalisation » de l’amour et du mariage par la théorie du marché matrimonial du « Nobel d’économie » Gary Becker. Citons, sur le plan commercial, le matraquage publicitaire de l’idée – déjà assimilée pour la fête des pères, des mères et des grands-mères – que l’intensité de l’amour conjugal s’exprime par la célébration mielleuse et consumériste de la Saint Valentin.

Mais, à Delhi, Bombay ou Calcutta, le big NO to Valentine n’a de tenants que des conservateurs opposés à l’émancipation féminine comme ceux du Sri Rama Sena – gardiens autoproclamés de la culture indienne – qui ont dernièrement agressé violemment un groupe mixte de jeunes à Mangalore qui avaient le tort de fréquenter un pub. 

 


"LA CULTURE DU PUB N'EST PAS LA CULTURE INDIENNE"
BS Yediyurappa, Premier ministre du Karnataka   

Cette milice, loin d'être isolée, trouve ses racines dans une large frange de la société qui rejette la place nouvelle de la femme promue par la culture mondialisée.

Pour brider la société indienne face aux influences extérieures, la Police Morale est à l'affut du moindre PDA - Public Display of Affection, délit aux contours flous passible de 7 ans de prison.

Dernièrement, un couple a été jugé pour s'être "assis dans une position critiquable et s'être embrassé, [ce qui] a incommodé les passants". Etant marié, le couple a finalement été acquitté. Mais le French kiss, le lip lock (le smack) et même le port de vêtements assortis à ceux de sa moitié peuvent être considérés comme des démonstrations publiques d'affection. 

 Un couple devant South City Mall, le dernier centre commercial en date de Calcutta.



SAUVE PAR LE LIBERALISME ?

A la différence de Bombay ou Delhi, Calcutta est moins exposée aux influences occidentales. La ville d'aujourd'hui n'est pas si différente du Calcutta de Louis Malle (1969). Le choc est donc moins flagrant, mais la culture plus traditionnelle encore.

S'assoir côte-à-côte dans un parc pour bavarder est déjà d'une certaine extravagance, et les badauds ne manquent pas de le faire comprendre. Les regards sont appuyés, et certains n'hésitent pas à aller poser des questions sur le statut marital du couple suspecté de s'aimer.

Les couples "modernes" se réfugient souvent dans les malls pour se sentir moins observés. Ces centres commerciaux à l'américaine, qui depuis peu, jaillissent de terre dans différents quartiers de la ville, sont des bulles, des forteresses presque irréelles qui reproduisent l'atmosphère consumériste de l'Ouest. Ici, plus qu'ailleurs, les filles portent des jeans, on se tient la main, on s'embrasse même parfois au pied d'une grande affiche publicitaire pour un parfum ou des bijoux.

A chaque quartier de la ville son code implicite des comportements à observer. Par crainte d'explosions de violence le jour de la Saint Valentin, le quotidien The Telegraph a publié un tableau récapitulant ce qu'un couple peut ou non se permettre en fonction d'où il se trouve dans la ville.

 

Voici ce qu'on pouvait y lire :

 

Pecking Order

On the metro

Yes : holding hands

No : Hugging, kissing, cuddling, standing close

 

Salt Lake and South Calcutta

Yes :Holding hands, hugging, pecking, cuddling

No : Smooching

 

Park Street

yes : Holding hands, hugging, cuddling, kissing (even a smooch is ok sometimes), heavy petting (okay sometimes)

 

North Calcutta

Yes : Holding hands (sometimes)

No : Hugging, kissing, pecking, cuddling   

  
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 11:27
- Par henus - Publié dans : Société

       Voici un "how to" pour prendre un taxi à Calcutta quand vous êtes blanc, habillé en pingouin, ou que vous sortez d’un hôtel de luxe, de soirée, d’un centre commercial à l’américaine, de l’aéroport, etc

 

Héler le taxi sans avoir l’air d’en avoir besoin : ne lever qu’une main distraite sans s’agiter. Entrer machinalement dans le taxi sans accorder trop d’attention au chauffeur dans un premier temps.

 

Si vous vous risquez à annoncer votre destination par la fenêtre avant de monter, vous donnez l’occasion au chauffeur de vous jauger. S’en suivra une longue négociation pour obtenir un tarif au kilomètre plutôt que le « forfait spécial blanc ».

 

Aussi vaut-il mieux s’asseoir et co-piloter le chauffeur au fur et à mesure. Cette interaction sera une excellente opportunité pour entamer une de ces bonnes discussions qui font chaud au cœur sur l’origine, le travail et la famille de chacun. Une fois le contact établi, vous pouvez révéler insouciamment que votre appartement se site dans un  quartier quelque peu excentré. Une fois arrivé à destination, l’honnêteté et la chaleur du conducteur vous convaincront qu’il n’est que justice de lui verser une dizaine de roupies supplémentaires.

 

Si au contraire, vous avez annoncé votre destination dès le départ, puis que vous avez négocié la tarification au kilomètre, vous serez exposé au risque de la négociation de fin de parcours. Si vous logé dans un quartier pas assez fréquenté, le chauffeur vous signalera qu’il risque devoir rentrer sans passager. Et, centre-ville ou quartier résidentiel, le chauffeur risque de toute façon de prétendre ne pas avoir de monnaie. Soit vous négociez une fois encore, et quel qu’en soit le résultat, vous vous fatiguerez et vous agacerez, ou alors vous lui laissez, sans que ce soit de bon cœur, garder la monnaie qu’il cache dans sa poche de chemise.

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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 05:17
- Par hen - Publié dans : Société
Dimanche dernier, plusieurs centaines de milliers de villageois du Bengale se sont rendus à Calcutta à l'occasion du rassemblement de la Brigade. Le rassemblement organisé par la CPIM ou CPM (Parti Communiste Marxiste d’Inde) n'a pas été bien encadré et a généré des problèmes de circulation et de propreté. Lors de son discours, le chef du parti au pouvoir a répondu à l'ultimatum lancé par le Trinamul.


Le samedi 9 au soir, le célèbre joueur de sitar Ravi Shankar et sa fille Anoushka donnaient un concert au stade Netaji. Au lieu de débuter le concert à 18H30, les organisateurs ont été contraints de le repousser d'une heure, afin de permettre aux spectateurs, retenus dans les embouteillages du second pont d'Hooghly, de gagner le lieu du concert à pied. La circulation a en effet été interrompue jusque tard dans la soirée pour permettre la préparation de la Brigade Parade Ground organisée par le CPM (au pouvoir depuis 32 ans au Bengale Occidental) et quelques autres partis formant le Front de Gauche.

Le lendemain, dimanche 8 février, de nombreuses artères principales de la ville ont été coupées. Seulement 10% des bus et auto-rickshaws était en service, les transports en commun ayant pour la plupart été réquisitionnés par le CPM à l'occasion du sommet du front de la gauche. Des centaines de milliers de personnes submergeaient submergés les avenues. Les drapeaux rouges arborant faucille et marteau flottaient dans toute la ville, brandis par les cadres du parti et par la foule, affichés sur les jeeps et 4x4, bus et rickshaws, plantés dans les parcs et accrochés aux barrières de sécurité. Des groupes s'installaient dans les parcs et autres lieux pour cuisiner du riz, laissant derrière eux des tas de détritus. Dans les embouteillages ou parmi ceux qui s'entassent dans les rares bus opérationnels, on s'interrogeait l'un l'autre pour tenter de prévoir l'étendue et la durée des encombrements.

En prévision des élections du Lok Sabha à venir (élections parlementaires), le front de gauche a réussi à mobiliser environ 600 000 personnes, selon le Hindustan Times, venant essentiellement des villages du Bengale. Le CPM a offert le trajet jusqu'à Calcutta à la plupart des militants, et de nombreux villageois peu intéressés par les discours en ont profité pour faire un peu de tourisme en ville. Le Victoria Memorial et le zoo ont d’ailleurs enregistré des taux de fréquentation particulièrement élevés.

Grâce à cette Brigade Parade Ground, le parti marxiste espère rassembler ses électeurs contre le BJP et surtout le Trinamul, parti radical du Congrès. La dirigeante du Trinamul, Mamata Banerjee, a lancé un ultimatum de 7 jours, menaçant le CPIM de devoir faire face à de « lourdes conséquences » s’il ne restitue pas aux agriculteurs 400 des 997 acres de terres fertiles réquisitionnées à Singur. Tata avait acheté ce terrain pour y créer un site de production de la Nano, avant de décider de quitter la région du Bengale Occidental. Buddhadeb Bhattacharjee, chef du CPM, a donc axé son discours sur cette affaire en dénonçant l'attitude "anti-progrès" de Banerjee. Partant de l'idée que le développement économique du Bengale ne peut être uniquement fondé sur l'agriculture, il a réaffirmé la décision du parti de ne pas restituer les terres et de les destiner à un futur centre industriel de chimie.

Les dirigeants du Trinamul comme du CPM camperont certainement sur leur position jusqu'auboutistes, condamnant Calcutta et la région à de nouvelles Bandhs - grèves - très prochaines sans que ni les fermiers spoliés ni les investisseurs découragés ne trouvent satisfaction.

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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 13:17
- Par hen - Publié dans : Société

Le quotidien DNA India à Mumbai du 21/01/09 rapporte que l'hôpital public SSKM affiche un message sans ambiguités à l'entrée de ses locaux : "you will be beaten up if you enter this hospital chewing gutkha, paan and paan-masala or smoke". L'administration de la clinique reconnait la violence du message, mais ce n'est que pour souligner dans la foulée l'efficacité de la méthode : "le message a porté ses fruits : déjà 3 ou 4 personnes ont été pris et avertis".

L'histoire ne dit pas si les contrevenants ont survécu à "l'avertissement".

 

En Inde, la cigarette est interdite dans les lieux publics depuis quelques mois seulement. Cette interdiction n'a pas rendu l'air plus respirable, et les maladies respiratoires - dues aux gaz d'échappement des vieux moteurs deux temps et à l'utilisation de carburants illégaux (tel le Katatel) - sont en constante augmentation. La dernière tentative de réglementation des véhicules à moteur et de leur émission de CO2 dans le Bengale Occidental s'est soldée par une immense grêve des rickshaws qui a fait reculer le gouvernement.

 

En revanche, la cigarette - à laquelle on préfère la chique ou le paan, est l'objet d'un rejet violent. Plus que les autorités, ce sont les citoyens qui font la chasse au fumeur jusque dans la rue. C'est le cas d'un motard qui, au milieu d'un embouteillage suffocant, interpelle un piéton pour lui ordonner d'éteindre sa cigarette. Ou du chauffeur d'un vieux modèle de rickshaw très polluant qui menace de faire descendre son passager s'il n'éteint pas sa cigarette.

 

Heureusement, des lieux de résistance subsistent, au premier rang desquels les universités. Comme en France, les étudiants et universitaires sont les garants d'un certain contre-pouvoir libertaire face à la tendance sécuritaire et autoritaire du gouvernement justifiée par les menaces terroristes. Dans les deux plus grandes universités de la région (les universités de Calcutta et de Jadavpur), les étudiants et étudiantes fument dans les couloirs, les professeurs consumment les heures creuses dans leur bureau à refaire le monde, alternant cigarettes, thés au lait et sucreries bengalies.

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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 08:06
- Par hen - Publié dans : Société

Oh! Regarde, voici le président de la PUG! Allons le saluer, je te présenterai.

            - Mistère ze prézidènte, aïme vériplize toussi illou!

            - Goudi veninegue, soeur. Haho arre illou ?

            - Faïne, faïne...Aë woude l'aïl que tou prizènte illou Raland Sieste...

            - Hélo soeur, naïsse tou mite illou. Aïme ze niou responsaïbeul fore CampingTrance in Calcutta.


Mince, évidemment, si le couturier culturel adjoint s'approche à cet instant, mon interlocuteur me filera tout de suite entre les doigts. Je n'ai pas pu récupérer sa carte de visite... Pourtant, il aurait pu être un contact important. Je ferais mieux de boire une gorgée délicate de ce vin rouge français, j'aurais l'air moins décontenancé... mon verre est presque vide, et il faut traverser la salle pour atteindre le buffet. Je peux au moins fumer une cigarette, je me sentirai moins seul...Est-ce que quelqu'un fume?  Non, mais ce n'est pas grave, je vais m'éloigner un peu. Ah, je n'en ai plus. Allons en demander une à mon chef. Bien sûr, il discute avec avec trois prézidèntes. En plus, je n'ai pas été présenté, va falloir que je me tape les trois... Non, pas moyen, ça ne vaut pas le coup. Autant finir le vin et retourner se servir. "Pardon", "aix quiouze mi". Merde, l'Ambarrasseur me regarde, ai-je l'air réjouï et avenant? Je vais incliner la tête respectueusement et continuer à me frayer un passage jusqu'au buffet comme si j'avais aperçu un interlocuteur de la plus haute importance. Heureusement que mon jeune âge me confère une allure modeste, il aurait peut-être fallu que je lui parle sinon. Monsieur l'ancien sinistre hollandais de la mouture et président de la Paastiche Université croise mon regard, sourions! Et lui que l'on m'a présenté tout à l'heure, faut que j'aie l'air de l'apprécier, même si je ne sais plus s'il peut m'être utile. Non, là, j'exagère, je dois avoir l'air du Joker, j'ai même sûrement un peu de bave mousseuse à la commissure des lèvres... Ah! Le buffet!
 

            - Mai aïe ave eu ouisqui plize?

            - Ouize aïsse?

            - No, tank illou... no, no ouateur nizeur! 



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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 07:36
- Par hen - Publié dans : Société

(cliquez sur la photo / click on the picture)

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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 12:53
- Par Gabo - Publié dans : Dubitatif
Du souffle, de la fusion. Meisenthal, 2008.

[pf:]
envoyé par dubitatif
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /Déc /2008 07:52
- Par hensk8 - Publié dans : Boardculture

L'herbe est toujours plus verte ailleurs. ici, à Anvers.

 

 

 

Skate trip en Belgique : Anvers
Video sent by dubitatif

 

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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 10:53
- Par madbanker - Publié dans : Société
On le lit depuis quelques mois, c'est la crise...

Pas - encore - pour moi qui suis bien au chaud dans mon bureau, pas immédiatement menacé de licenciement, mais le ralentissement voire la récession économique se propage a grande vitesse, d'une banque a l'autre, d'une contrepartie a un état, d'un secteur a une industrie, d'une entreprise a ses employés...
Et pourtant, même si je n'y crois plus trop au vu des milliers de milliards - dont nous n'avions même pas conscience de l'existence - injectés dans l'économie, je dois reconnaître que l'écroulement financier m'a fait espérer a un monde nouveau...

Je m'explique : j'ai naïvement cru qu'il mènerait dans les premiers jours - ie: faillite de AIG et de Lehmann Broz pr les initiés - a un bouleversement total de l'ordre établi. Je fantasmai déjà les banqueroutes en séries des banques, incapables de recouvrer leurs créances, et donc, dans l'impossibilité de continuer a financer les sociétés et particuliers.

En quelques mois, la plupart des entreprises se seraient purement et simplement arrêtées de fonctionner faute de pouvoir récompenser leurs employés, puis les services publiques. En extrapolant, j'imaginai la fin - temporaire - de l'électricité pour les masses (qui continuera d'arroser le noyau d'uranium bénévolement?), la fin de la communication a distance et tout ce qui s'ensuit.Tout notre système de valeur et de confort remis a zéro, violemment. Un retour de plusieurs siècles en arrière, en somme. Je ne sais pas si cela aurait été aussi idyllique que je l'imagine mais ce revirement me semblait excitant...

Une société nouvelle, probablement éphémère, aurait vu le jour, peut-être basée sur le troc et la solidarité, ou la rapine, le vol et la conquête... Ou bien encore sur la morale.
A l'extrème, il n'y a plus personne pour surveiller et faire respecter la loi. Occire son voisin ne serait probablement pas réprimandé. A moins que ce soit la bonté qui l'emporte et qu'il soit décider de partager avec lui les produits de la chasse, de la pêche et de l'agriculture pour survivre.

On aurait vu ce que vaut l'humanité livrée a elle-même, comment se comporte les hommes sans limitations légales, sans cadres répressifs, sans lignes directrices et structurantes.
L'anarchie a l'échelle de la planète en somme! Une expérience intéressante me semblait-il...

M'enfin, les têtes gouvernantes - et apparemment pensantes - en ont décidé autrement et ce n'est peut-être pas plus mal. L'argent coule a flot pour renflouer qui en a besoin... Jusqu'au moment ou il n'y aura plus rien peut-être et que mes délires oniriques de Monde Nouveau et de changements sociaux fondamentaux reprendront des couleurs...
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 11:08
- Par Asty - Publié dans : Vagabond
Bucarest - Istanbul, 23 heures. Après avoir parcouru foule de pays en ce mois d'août, je me retrouvai à la gare de Bucarest pour mon dernier voyage "aller" : un trip jusqu'à Istanbul, à travers la Roumanie Sud, la Bulgarie et le morceau de Turquie arrimé à l'Europe.

Départ prévu 12h30, arrivée prévue le lendemain à 08h30. Suivant mes habitudes, je m'étais muni pour ce dernier voyage de mon seul billet Interrail et de mon backpack, étant entendu que toute réservation de train me paraissait relever d'une facilité bien étrangère à mon état d'esprit. Mal m'en a pris, évidemment.

Je débarque dans la gare quinze minutes avant le départ du train, le temps d'acheter un gros sandwich et une bouteille d'eau. Je cours le long des wagons, en observant les plaques de ceux-ci : "Bosfor Express - Istanbul Sirkeci", "Sofia", "Dimitrovgrad", "Beograd"... et je vous épargne les villes dont le nom s'écrit en cyrillique. Je tente de monter dans le Bosfor express, mais me fais refouler parce que je n'ai pas de réservation, que c'est full et que je peux même pas tenter le bakchich pour avoir une place dans un couloir, vu que j'ai environ 13 lei sur moi (l'équivalent de 4 euros). Le contrôleur m'indique toutefois que je peux monter dans le train pour Dimitrovgrad, et qu'il faudra que je change quand on aura atteint la ville. J'y monte, m'assois, et déplie ma petite carte interrail d'Europe. Et là, surprise : il y a deux Dimitrovgrad : le premier se trouve bien sur la route d'Istanbul, à une sorte de noeud ferroviaire en Bulgarie. Le second se trouve à la frontière de la Bulgarie et de la Serbie, sur le chemin de Beograd. Le train que je prends va vers Istanbul et vers Beograd... Petite inquiétude donc. J'envoie un sms à mon frère pour lui demander un peu de soutien, il regarde sur internet et m'indique que le Dimitrovgrad en question est bien celui d'Istanbul.

Rassuré je commence la petite sieste, écourtée rapidement par la contrôleuse de billets et par ma collègue de compartiment qui tentent de m'expliquer, dans un bulgare-roumain-anglais (surtout bulgare d'ailleurs) que si je veux aller à Istanbul, je dois quitter le wagon immédiatement. Je leur demande plusieurs fois si elles sont sûres... et le sont. Je traverse à nouveau tout le train, un peu inquiet, et me rend dans le wagon couchette du début. Le contrôleur qui m'avait viré au début m'expliquer sympathiquement que je peux rester, qu'il a de la place... et me demande 25 euros pour la couchette. Je lui montre mes 13 lei, il réprime un tic nerveux (le fameux tic qui veut dire "toi tu m'emmerdes") et me dit "no problem, you'll get cash when we'll be in Bulgaria". Le plan est le suivant : au premier arrêt, en Bulgarie, j'aurais 15 minutes pour détaler dans la ville, à la recherche d'un bankomat, afin de pouvoir le payer. Il me dit que je pourrais faire ça à Dimitrovgrad justement, aux alentours de 23 heures 30. J'ai donc plusieurs heures devant moi, je m'allonge seul dans un compartiment.

La chaleur est terrassante, mais heureusement, les vitres sont grandes ouvertes, et c'est dans une étuve aérée que je peux faire ma sieste, cette fois-ci plus longtemps, complètement assommé par la chaleur, par les restes d'Ursus (bière roumaine) du soir précédent et par les périgrinations de ce début de journée. Un homme se pose en face de moi et m'imite dans la sieste...

Arrivée en Bulgarie, poste-frontière et vérification des passeports, re-sieste, puis environ une heure plus tard, le contrôleur me réveille, m'expliquant qu'on va s'arrêter dans une ville bulgare, qu'il y a sûrement un bankomat et que je pourrais donc le payer. Je sors, sans mon sac, et je cours pour trouver un bankomat... je fais trois rues à la vitesse de l'éclair, contournant les matelas et pneus brûlés, les poules qui se baladent sur la route et les gamins qui jouent au cerceau... Il n'y a évidemment pas de bankomat, je retourne donc dans le train tout aussi vite et l'indique au contrôleur, qui me dit que c'est pas grave et que je retenterai à la ville suivante (il faut dire qu'il a du voir que j'adorais ça, courir comme un dératé de peur de voir le train partir sans moi). Il vient en fait me chercher dix minutes plus tard, m'emmène dans la gare, dans laquelle il y avait un bankomat, je tire des sous, le paie, et il prend un peu de l'argent que je lui donne pour nous acheter des bières chez l'épicier local, qu'on boit en riant à notre retour dans le wagon....

Le train reprend sa marche, avec moi dedans, me disant qu'il ne pourra déjà plus m'arriver grand chose. Ma couchette se trouve dans un compartiment que je partage avec trois mamies roumaines dans le genre piplette, et dont l'une a voyagé il y a 20 - 25 ans en France qui peut donc me dire "Comment ça va ?" environ 300 fois jusqu'à la tombée de la nuit. Je passe l'après-midi et la soirée à discuter avec l'homme qui était avec moi dans le compartiment. Il s'appelle Brandon, il est américain et travaille en Roumanie dans une ferme complètement paumée... Il apprend le magyar, parle déjà bien roumain. A un arrêt en Bulgarie, un gamin nous propose d'aller nous acheter des sandwiches et de l'eau fraîche (il faut dire qu'avec les 35 degrés, j'ai déjà vidé mon litre et demi d'eau en trois heures). On accepte, il y va et nous ramène des sandwiches à moitié pourris et de l'eau... On le paie 4 lei (le prix qu'il nous avait indiqué au début), mais il refuse de nous donner la nourriture promise, car il considère que ça coûte plus cher... Je finis par vider mes 13 lei et lui explique après que j'ai "no money". Le train démarre, il nous jette finalement le sandwich dégueulasse et l'eau dedans.

Le soir arrive, je suis posé dans mon lit et m'endors pendant que les mamies jactent. On arrive à Dimitrovgrad, le train s'arrête trois heures pour attendre le Bosfor Express en provenance de Belgrade qui doit s'arrimer à notre train. Il fait genre 200 degrés dans le compartiment, qui n'arrive pas à se refroidir malgré l'air frais qui entre par la fenêtre.
Cinq heures du matin, réveil en fanfare : frontière bulgaro-turque. Pour ceux qui ont déjà pris le train pour aller en Turquie, cet endroit est connu : Kapikule. Tout le monde doit sortir du train, présenter le passeport, éventuellement payer le visa, remonter, se refaire contrôler, puis repartir : 1h30 d'arrêt. Pour moi, ce sera un nouveau coup de stress : tout le monde me dit qu'il faut payer dix euros le visa pour la Turquie, alors que j'étais sûr que c'était gratuit. Je n'ai évidemment plus un lei roumain, plus un dinar serbe, plus une couronne tchèque, plus d'euro bref rien... Je sors donc du train, et tente de trouver un bankomat au poste-frontière... Il n'y en a évidemment pas. Je demande à l'un des douaniers comment faire. Il hausse les épaules, rit un bon coup puis me dit qu'il en sait rien, il a même l'air de s'en foutre royalement. Dans ma tête, les images se bousculent : je me vois en train de dormir au poste-frontière et attendre le train du lendemain, coincé pour dix malheureux euros. Le douanier me demande finalement d'ou je viens, je lui réponds "de France", et il prend le regard "père vers enfant de trois ans" en me disant "no visa for you". Mon passeport est tamponné, je remonte dans le train.

Huit heures, le jour se lève, les mamies roumaines avec. Je sors du compartiment, et je me mets à la fenêtre. Les premières visions de Turquie sont un peu décevantes : le paysage est extrêmement aride et poussiéreux, oscillant entre le jaune sécheresse et le gris rocailleux. Le train a quatre heures de retard, l'attente commence à devenir longue même si on reprend la discussion avec Brandon : il fait faim et j'ai envie d'arriver du côté du Bosphore. Le sentiment que le voyage est interminable est encore amplifié par le fait qu'Istanbul est tentaculaire et qu'on entre en train dans l'agglomération environ une heure avant d'arriver à la gare. Le train arrive finalement à Sirkeci : une gare assez minuscule qui est le terminus de l'Europe pour encore quelques années (d'ici pas longtemps, le tunnel reliant les rives européennes et asiatiques de la ville sera terminé : Istanbul deviendra donc un point de passage plutôt qu'un terminus. Je descends, j'échange les numéros avec Brandon pour boire un verre dans la semaine, et m'enfonce dans la ville pour trouver l'hotel, profitant de ces premiers instants, ambiance "première rencontre" avec le bout du bout du continent européen et sa ville lumière, sa ville phare, maîtresse du Bosphore...
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