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Vendredi 9 décembre 2005 5 09 /12 /Déc /2005 10:57
- Par Gabo - Publié dans : Vagabond

Mon periple en Chine a prit une allure bien differente et aussi bien plus plaisante ! Je decouvre enfin ce que j'attendais de mon voyage. Le sac sur le dos, cela fait maintenant deux semaines que je sillone de ville en ville le Yunnan avec mes trois comparses, Anais, Maelle et Agnes. On est arrive a Kunming apres 45 heures de train non stop et nous avons directement rejoint Dali (une petite bourgade bien preservee dans le style d'antan) en train de nuit. On s'y est pose plusieurs jours au bord d'un joli lac et de belles montagnes, avec au programme peche au cormoran et balade en cheval en montagne. Un guide Bai (minorite ethnique de la region), Afey, nous a guidé au cours de notre balade autour du lac. Nous nous sommes fait invite par une famille Bai d'un village voisin à un enterement ! La coutume veut qu'a la mort d'une vielle personne, les gens soient heureux et celebrent dans la bonne humeur. Ils nous ont ainsi offert le repas, servi et reservi a n'en plus pouvoir ! Et impossible de s'en tirer comme ca : nous avons été invité pour le lendemain, pour la suite de la ceremonie. On s'est ensuite fait avec Afey une petite viree au Karaoke local, avec les jeunes paysans du coin !

Puis nous avons pris la route du nord, direction le pays Kham, l'ancienne partie sud du Tibet. A Deqin, petite ville a 3200 metres d'altitude, nous avons passés une premiere nuit dans une auberge avec 5 couvertures en guise de chauffage, une vue imprenable sur les "Meli snow montains" et son Kawagebo (sommet a 6800 m). Le lendemain nous sommes parti pour un village tibetain, Yubeng, au pied du glacier. Apres 1 heure et demi de taxi et 5 heures de marche on est parvenu au village ou nous avons été très chaleureusement reçu. On a pu profiter de leur fete, a l'occasion de l'abattage d'un de leurs cochons ! Tout le village etait reuni pour l'occasion, avec encore une fois un vrai festin, des danses, des chants, des jeux, et pas mal d'alcool local, qui m'a d'ailleurs mis chaos pour le lendemain... L'atmosphere et l'ambiance donnait vraiment envie de se poser chez eux, et la generosité dont ils ont fait part etait particulierement touchante. Comme quoi, c'est bien souvent ceux qui ont le moins qui donnent le plus...

Hier soir nous avons quité Deqin avec un autre groupe de chinois. Entassés a huit dans un taxi pour 6, de nuit par moins 15 degres avec des cols a plus de 4000 metres. J'etais devant, a cote du chauffeur et j'ai eu mal au bide pendant tout le trajet. Le chaufeur somnolait sur la route, ses yeux se fermaient, mais il continuait quant meme, malgré mes gesticulations pour tenter de lui faire comprendre de s'arreter ! J'ai corrigé deux fois la trajectoire de la voiture, juste avant qu'on se prenne le ravin. J'etais comme un fou a cote de lui, mais lui il s'en foutait. Il mettait sa musique tibetaine a fond et ouvrait grand sa fenetre pour se tenir éveillé ! Un sacré voyage !

Et voila, depuis ce matin nous sommes à Lijiang, petite ville plus au sud. Jusqu'a demain, puis nous repartirons pour le sud du Yunnan, a la frontiere avec le Laos, le Vietnam et la Birmanie !

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Mardi 29 novembre 2005 2 29 /11 /Nov /2005 09:29
- Par hen al'ancienne - Publié dans : Dubitatif

Ca y est la blague scolaire est terminée, on a nos beaux diplômes, des faux comme tout en Chine, et on a pu se prendre en photo avec les profs comme prévu. Nous dirons plus tard, quand l’heure de se vendre aura sonné, que nous avons passer un trimestre en Chine à la rayonnante Fudan Da xue, que nous avons été en contact avec la culture chinoise etc. Mais s’il faut faire un bilan réaliste et honnête, nous ne pouvons pas mentir à ce point. En effet , l’hôtel dans lequel nous avons passé le plus clair de notre temps appartient bien à la Fudan. Mais nous y étions les seuls étudiants, et bien à l’écart de tous les autres, qu’ils soient chinois ou étrangers.

Si les cours avaient lieu dans la salle de conférence du même hôtel, il est aussi vrai que nous n’en avions pas beaucoup et qu’ils n’étaient de toute façon pas indispensables. Nous avions donc tout le loisir d’aller à l’aventure vers l’inconnu : l’extérieur de l’hôtel ! Il ne faut pas longtemps pour se rendre compte de la pauvreté culturelle de Shanghai : les musées sont à chier, tout ce qui est traditionnel est rasé pour laisser place aux gratte-ciels vides, un effort gigantesque est produit pour imiter « l’Ouest ». Produits de consommation, boutiques, mode, esthétique, divertissement, business… l’homme occidental est LE modèle vers lequel il faut tendre. Cet environnement fait naître un double sentiment : celui de la facilité et de l’assurance tout d’abord.  Car tout ce qui reste à faire est dépenser son argent. Alors chacun va faire son pèlerinage au « marché du faux » et à celui du tissu ; et on s’y sent bien, puissant, excité par toutes ces (fausses) marques tout autour. Certains s’y sentent un peu ridicules et ont du mal à rejeter ces pauvres marchands qui alpaguent à tout va, mais ce sont des sensibles…C’est tellement peu cher qu’on dépense plus qu’en France, on veut faire des provisions, même de ce qu’on a besoin…surtout de ce qu’on a pas besoin, car on n’y trouve pas en France ! On peut aussi s'acheter des costumes, se pointer dans les clubs les plus hipe et s'y torcher la gueule et enfin se taper n'importe qu'elle chinoise qui se frotte pendant qu'on finit de siroter. Ah oui, la vie y est facile en un sens, vu qu'on les fait rêver et jalouser. 

 Mais c'est aussi le sentiment de déception, d'absence de sens qui nous prend. Les bars et boites ne sont fréquentés que par des occidentaux, et rencontrer des francais ou des ricains, c'était pas dans mes plans. Surtout que je ne sais pas pourquoi, mais les chinois ne se ramassent que les déchets de nos contrées: les vieux gros cholesterolemen, qui paraissent encore plus gros quand ils tiennent une petite chinoise desesperée dans leurs bras. Les moches (garcons), qui ont l'impression d'être beaux parce que pour une chinoise, on se ressemble tous: des stars du cinéma qui en ont plein les poches. Les moches (filles), à boutons et lunettes de préférence, en voyage culturo-touristique parce que les autres destinations sont trop frustrantes. Deception car au lieu de spiritualité et de traditions, on a les cris, les crachats et les faux petits livres rouges. Plein de pipes à opium, mais pas d'opium! C'est ce qui explique ma petite aigreur quand je lis à quel point les "expats" kiffent: ils sont heureux de quoi? Ils fréquentent les starbucks, restent dans les rues bien riches, bien commerciales et bien pas chinoises. Même le gros responsable en Asie de Accor ne parle pas un mot de chinois, mais il nous vante l'hospitalité du pays! Si ce suant personnage savait ce que pense le chinois moyen de sa présence ici...un sourire ne veut pas toujours dire la même chose... Parfois ma copine me traduit ce qui est dit dans la rue, ça ne fait pas toujours plaisir!

Ce n'est pas parce que la projection faite par la classe dirigeante de ce qu'est la modernité passe par le calque de la société hyperconsommmatrice de l'ouest que la population vénère le blanc comme un dieu sur terre! Ce sont ceux qui sont les plus envieux qui sont aussi les plus haineux; psychologie de base. 

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Mardi 29 novembre 2005 2 29 /11 /Nov /2005 07:09
- Par hen al'ancienne - Publié dans : Société

Une excroissance bizarre, des menaces bactériologiques et virales par milliers au pays du SRAS, de la syphilis et autre grippe aviaire, et c'est l'alerte.

On débarque donc dans un hôpital, un édifice moyen, surmonté d'une immense affiche publicitaire présentant un jolie infirmière au sourire copié-collé. Comme dans les restaurants et autres boutiques, une série de "xiaojie", ici des infirmières qui n'ont aucune autre utilité que d'ouvrir la la porte, nous lancent un "jai goa ni" de bienvenue. Devant nous, le guichet de caisse, coeur et raison d'être de la clinique. Tout de suite, on prend notre tension. Pas d'attente, on est la seule attraction de l'hôpital ce soir. Pourtant il y en a des mal-en-point dehors! Certains viennent même mendier devant l'hôpital de temps à autre; ils n'ont pas tord, ils ont flairé la tune de ceux qui peuvent se soigner.

Et, en effet, juste après cet acte médical basique, premier passage à la caisse: l'utilisation de tensiomètre et du stéthoscope coûtera 11 yuans. Si certains se demandaient le pourcentage de l'honoraire que représentait chaque mouvement du practicien... Ils s'en suivront plusieurs examens dont je ne peux juger l'(in)utilité vue mon inculture dans ce domaine. Mais j'ai des doutes. Le coût est à chaque fois plus important, et il est impossible de payer autrement qu'en liquide. Le traitement durera dix jours, à environ 200 euros par jour, et pas de crédit possible! C'est à dire que quand le distributeur ne veut plus participer à l'appauvrissement des parents, nous n'avons plus d'autres choix que d'emprunter aux collegues ou d'interrompre le traitement. Les deux options conviennent aux vampires à blouse blanche: l'interruption rend le traitement moins efficace, ce qui impose une augmentation du nombre d'interventions. Mais en même temps, ça ferait de moi un bon client, et j'aurais alors droit à la carte VIP.

On l'aura compris, les soins hospitaliers en Chine sont réservés à l'élite, vu le pourcentage d'assurés (environ 10% en campagne) et l'état embryonnaire du système de sécu. Mais qui dit élite ne dit pas excellence. Je ne peux pas compter le nombre de sparadraps usagés sur le sol, j'en ai même trouvé un contre le savon antiseptique des toilettes! Le sol est sale et poussiéreux, et il est même possible de fumer dans l'hôpital. Et tout cela se passe à Shanghai, ville la plus riche et plus moderne de Chine!

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Dimanche 18 septembre 2005 7 18 /09 /Sep /2005 00:00
- Par Gabo - Publié dans : Vagabond

Ce sont tout juste deux mois (juin – juillet) que j’ai passé à New York, mon premier périple hors de notre bonne vielle Europe…

Les premiers jours, j’hallucinais bien sur la densité et la hauteur des buildings, sur la densité également des fast foods et aussi de certains américains… et puis on s’y fait progressivement. Logés en plein Manhattan, dans le Financial District (pointe sud de Manhattan, juste à coté des anciennes twin towers), on a bien pu profiter de notre situation pour partir facilement triper dans la ville et découvrir les quartiers bien sympa : Greenwhich, Soho, le Midpacking, East village (désolé pour les fautes d’orthographes)…

Notre périple s’est bien accès autour de la vie nocturne, et on a pas mal de fois assisté au lever du soleil, pas forcément très sain comme rythme de vie… Mais du coup on a quand même pu profiter de soirées de styles bien différents et rencontrer des gens bien sympas : Boite Classe, soirée hip hop au Show, électro au Marquis, à la roots sur le brooklyn bridge, sur des toits d’immeubles, au Patriot avec pas mal de pichets de bière peu chers, ou encore sur un bateau avec un concert de reggae…

 

Le Patriot restera bien le lieu qui m’a le plus plu niveau soirées ! C’est un bar qui ne paye vraiment pas de mine, il est même plutôt bien sale, à l’intérieur très peu de filles hormis les serveuses très aguicheuses, et comme seule musique possible de la country débitée par un jukebox… Ca ne paye pas de mine comme ça mais c’est ici pourtant que j’ai rencontré le plus de gens et que j’ai pu le plus me mettre dans l’ambiance ricaine, l’ambiance bien country avec les fats boys et les coyottes girls qui vont avec ! J’y allais souvent avec Youssef, et tous les deux on y restait jusqu’à la fermeture à tchatcher avec des types, parfois un peu chelous certes…

 

Culturellement on s’est aussi un peu instruit, et oui faut bien se donner bonne conscience ! Avec Aurélien surtout on s’est fait plusieurs missions musées : le Guggenheim, le Met, le Moma, avec notamment des bons trips psychés sur Kandinsky ou encore Buren…

 

Des après midi repos ou encore des concerts dans central park étaient aussi au programme, de temps en temps une petite partie de Basket dans le gymnase de notre université et parfois un peu de travail pour les cours !

Niveau cours justement ce n’était malheureusement pas bien plus intéressant qu’à l’Edhec, hormis la finance avec une prof indienne qui savait rendre le cours bien cool… Le must dans la débilité de ces cours a d’ailleurs été atteint avec un cours traitant de « comment éviter la fraude dans les entreprises ». Après des heures de blabla sur les méthodes à employé pour éviter la fraude (installation de caméras, surveillance des comptes, division des taches… et bien sur utiliser la punition pour donner l’exemple, et aussi instaurer le « whistle blowing », c'est-à-dire la dénonciation pure et simple !), le prof nous a écrit au tableau toutes les réponses nécessaires au partiel, juste avant de nous donner les copies…

 

Le quotidien était sinon bien fourni en actions, hallucinations, découvertes, anecdotes, et en mal bouffe aussi (je n’ai jamais autant mangé dans des fast food de ma vie)…

 

Beaucoup de côtés des ricains m’exaspèrent toujours, dont le sur-consumérisme par exemple : ils font tout en gros, en fat ! Il ne roulent qu’en gros 4x4, ils ne mangent que des gros trucs, ne pensent qu’en gros… enfin pas tous, mais beaucoup ! Et puis également cette psychose du terrorisme et ce sur respect des règles qui tourne bien trop souvent au ridicule (nous n’avions pas le droit de remonter dans nos chambres sans nos pass, les types de la securité - un vrai bataillon -  refusaient catégoriquement, meme si après deux mois de présence ils nous connaissaient parfaitement…). Mais il faut dire que je suis bien content d’avoir vu ca de près et aussi de comprendre peut etre un peu mieux pourquoi ils « sont comme ca »…

 

Meme si New york n’est pas les états unis, et que le reste doit etre bien pire sur certains de ces points, j'en garde vraiment un very good souvenir ! 

 

 

Ahhhh la big apple, elle vaut quand meme bien le détour !  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 20 mars 2003 4 20 /03 /Mars /2003 13:27
- Par Dubitatif - Publié dans : Mathias Music

Twice A Year

Byyoung

As An Evidence

06 - Rain Of May

08 - Girl

10 - When We Were Young

Mathias Durand
Broken Letters

Guitariste et chanteur dans des formations rock, blues et expérimentale, Mathias présente dans ce projet solo ses chansons folks. Sa musique, teintés d'harmonies psychédéliques et orientales, alterne entre des douces ballades mélancolique et morceaux plus sauvages. Les principales influences sont Donovan, Tim Buckley, Nick Drake, les Beatles et Robert Wyatt.

Disponible depuis le 1er mars, son premier album "Broken Letters" est essentiellement acoustique, centré sur la complementarité guitare/voix, et sporadiquement accompagné de saxophone, violoncelle, contrebasse, flute et autres montages sonores. Ce disque traverse des ambiances très diverses, toutes liées dans la volonté d'offrir une musique intime. Les dix chansons s'apparantent à des lettres qui ne furent jamais envoyées...



Pour plus d'infos : www.myspace.com/mathiasmusic

    

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Mercredi 19 mars 2003 3 19 /03 /Mars /2003 16:31
- Par hen al'ancienne - Publié dans : Mathias Music

http://www.myspace.com/alacazasjasey


Underground
(Alacazas Jasey)

 



Mad dog master
(Alacazas Jasey)

 


As an Evidence (Alacazas Jasey)

 



Energie incertaine (Mathias en électroacoustique...)

 

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Samedi 1 février 2003 6 01 /02 /Fév /2003 17:38
- Par dubitatif - Publié dans : Dubitatif
Un blog commun pour garder contact en partageant photos, vidéos, musique, expériences et points de vue en essayant d'être original.
Si l'envie vous prend d'y participer,
n'hésitez pas!

Pour nous contacter : dubitatif@dubitatif.org

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