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Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /Août /2006 15:41
- Par hen al - Publié dans : Société

Le saviez-vous, chers Dubwisers?

L'artere principale de Mexico DF, avenida Reforma, est occupee depuis que je suis arrive. Ce long boulevard est jonche de tentes sur toute sa longueur. Des cordages traversent les trottoirs et imposent la vigilence aux badauds. Quand on s'en approche, une odeur tres rustique vient piquer le nez, mais ces gens ne paraissent pas si sales et ne polluent pas.

Ils n'ont pas l'air de se marrer autant que les lyceens grevistes francais,mais ils s'occupent. Ils peignent des banderoles revendicatives, et meme des messages d'excuses aupres des usagers qui se sentiraient "pris en otage". Ils s'interrogent aussi sur la vie de la cite au moyen d'un megaphone, fustigeant Calderón, son PAN et sa corruption plus efficace que celle d'AMLO (Andres Manuel Lopez Obrador). Leur principale revendication est le recompte du scrutin qui a donne Calderon vainqueur avec 0.58% d'avance (soit un peu plus de 200000 voix). Mais leur requete d'un recompte complet, "voto a voto", a ete neglige au profit d'une reestimation fondee sur les statistiques(qui tient compte de 9% des votes, me semble-t-il). Le tribunal se prononcera definitivement sur l'issue du scrutin le 6 septembre. Mais le denouement ne releve pas du suspense: reconnaitre la corruption du IFE, l'organisme de gestion des scrutins, est politiquement inacceptable. Alors, en attendant, les campesinos font des danses folkloriques et Vincente Fox promet d'envoyer l'Armee si cela continue.

Je ferais de mon mieux pour me tenir au courant de l'evolution de la situation et pour vous en donner un apercu.  

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Jeudi 17 août 2006 4 17 /08 /Août /2006 19:24
- Par hen al - Publié dans : Dubitatif

Ca faisait deja une semaine que je bossais, il me fallait donc quelques jours de repos. C'est que travailler en altitude est fatigant, et heureusement que ma chef l'a bien compris!

Le 15 aout etant ferie, nous avons decide, mon collegue stagiaire et moi-meme, de s'offrir le lundi pour disposer de 4 jours de peregrination. Nous sommes accompagnes les deux premiers jours par un espagnol tres sympathique. Voila pour le "plantage de decor".

la premiere destination sera Guanajuato, ville coloniale estudiantine, ou l'on compte sur un etudiant subordonne ( ah l'abus de pouvoir) pour nous trouver un point de chute. Ce garcon vient nous chercher a 3h du matin a la station de bus en jeep et nous amene a la maison qu'il a mis a notre disposition. Il nous conduira tout le week end, nous payera les entrees de musees, nous invitera a manger dans l'hotel 5 etoiles de son pere...C'est plutot bien parti.

Dimanche soir. On bouge sur San Miguel de Allende, autre bourgade tres coloree, au grand dam de notre hote qui trouvait qu'il n'en avait pas assez fait pour nous!

Apres un copieux repas (comme toujours compose de puree de faillots, de tacos et de quesadillas), nous nous renseignons sur les possibilites de sortir en ce jour du seigneur. On nous deconseille si vivement "el Ring" pour ses risques de bagarres que nous nous decidons a aller a la rencontre de ces rustres "rancheros". Nous debarquons dans une arene ou l'entree comprend 4 boissons, signe annonciateur d'une possible ambiance electrique. La population? des grosses, comme toujours, des Cypress Hill, et des bouseux. L'Experience sociologique. On est les deux seuls etrangers; et ma blondeur me fait passer pour un gringo. Pas l'ideal. On me demande souvent pourquoi je ne danse pas, si c'est parce que je n'aime pas leur musique, on veut absolument me parler en spanglish, et leur meuf nous regarde avec envie tout en dansant avec leur homme. Mais on en trouve vite un a la fois bonhomme et costaud. Ce sera notre ange gardien. la seule contrepartie, c'est qu'il faut que nous dansions avec ses deux nieces obeses, et sur une musique insupportable. On s'en sort sans dommage.

Le lendemain, nous rappelons ce collegue ranchero qui nous invite illico au ranch de son pote pour une ballade a cheval. Tequila sur la route. Grande promenade dans ce qui s'apparente  a la pampa. Pose improbable dans une sorte de bar au milieu de nulle part. Biere. On repart. Le gamin qui nous sert de guide me met au defi de faire une course; chanceux, j'avais le cheval le plus rapide. Mais alors qu'on approchait l'arbre d'arrivee, ma monture se prend les pieds dans mon lasso et s'explose l'arriere du sabot. J'arrive a convaincre notre pote ranchero de prendre la blessure au serieux: il la desinfecte a la biere. Et puis on rentre a la base, on se rafraichit le gosier de plusieurs bonnes tequilas avec les campesinos. Ces derniers nous confie leur haine des gringos et leur envie de visiter l'Europe.

Le jour suivant, nous troquons nos tornados contre des quads. Puis on finit aux aguas thermales avec les vieux ricains du Texas. Week end de bonne augure, non?

 

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Dimanche 6 août 2006 7 06 /08 /Août /2006 09:06
- Par gabo - Publié dans : Boardculture




Benoit, Bali, Impossible beach, samedi 5 Aout

Le soleil se couchait, le ciel se revetait progressivement d'un subtil melange de couleurs. Nico, Simon et moi sortons de l'eau, Benoit reste encore pour quelques instants a l'eau, pour prendre une derniere vague. Difficile d'en dire plus...



Une belle journee, avec le plus gros swell que nous ayons eu depuis le debut de notre trip. Des series a 3,50 m parfois 4 m... En fin d'apres midi, la houle est redescendue et nous avons pu rejoindre Benoit, qui a surfe les grosses series du matin.
Nous partons mardi pour un boat trip d'une semaine. Destination Lombock et Sumbawa, deux iles plus au sud, avec comme ailleurs des belles vagues...
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Mercredi 2 août 2006 3 02 /08 /Août /2006 18:40
- Par Jerem - Publié dans : Dubitatif

Voilà, j'étais au journal, comme tous les jours, et c'est plutôt calme en ce moment. Donc nous discutions de la guerre du Liban. Difficile.

La discussion tournant au vinaigre, nous dérivâmes vers des sujets plus généraux, plus philosophiques...

Les démocrates, les humanistes d'Europe et d'Amérique doivent-ils et peuvent-ils exporter leurs valeurs issues des Lumières vers les pays qui en sont dépourvus ?

Je suis, d'habitude, du côté de ces universalistes. Mais les mots s'échappant, je me pris à dire que j'étais un fervent relativiste. Que le bien et le mal, ça ne veut rien dire, qu'il y en a en chacun de nous, etc. Tout fier d'exposer ainsi ma culture areligieuse et mon anti-judéochristianisme.

Bien sûr, je ne transige pas avec la liberté, la liberté d'expression, la liberté de la presse (qui sont le fruit de la Révolution bien sûr, mais aussi, quoiqu'on en dise, des longs siècles religieux qui l'ont précédée). De même, je trouve inique l'ancienne loi talibane qui interdisait à quiconque de sourire dans la rue. Pareil pour les règles insensées en vigueur en Iran, en Corée du Nord, etc.

Mais : sourire, c'est naturel. Là où on peut se poser des questions, c'est lorsque l'on passe du naturel au culturel (le port du voile pour les musulmanes par exemple)... La liberté est-elle naturelle à l'Homme ? Je crois que oui.

Ai-je le droit de vouloir changer les autres et d'imposer ma culture, mon histoire, mon "programme de vérité" comme disait Veyne ?

Le relativisme, c'est dire que toute chose, toute institution, toute énonciation est dépendante d'une culture donnée, à un moment donné, et en serait incertaine et sujette à caution. Cette première énonciation serait donc, aussi, elle-même soumise à la relativité et se révélerait caduque et sans substance.

Donc le relativisme est très limité... par lui-même.

Partant, on peut légitimement croire en la vérité et en la justesse des valeurs de liberté... et vouloir les imposer face aux tyrans et autres despotes, qu'ils soient religieux ou laïcs.

Mais là, on risque de tomber dans l'autre extrême qui est l'absolutisme, qui a d'ailleurs mené au colonialisme.

Alors voici ma question : peut-on être universaliste sans être absolutiste ? Et, surtout, comment ? Quel est le juste-milieu entre relativisme (qui est souvent l'expression d'une tolérance bonasse) et universalisme ?

Merci de vos réponses. Car ici, je ne sais pas si vous avez vu la cover de cette semaine, on s'ennuie un peu.

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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 17:32
- Par le paresseux - Publié dans : Dubitatif

une question viendra d'abord à l'esprit de mes camarades dubeurs, pourquoi est-ce en ce 1er août que le paresseux décide de sortir le museau de son trou?

L'imbécile de blond à peau blanche que je suis eût l'envie subite de participer à un match de football en plein soleil, sous 35 degré et des poussières. Le coup a été rude, et me voici allongé dans ma chambre, rouge sous un masque régénérant de biafine, à sentir petit à petit ma peau se liquéfier...

je vous sens, camarades, en proie à d'autres violentes interrogations. Quel désespoir a conduit le paresseux aux poumons encrassés vers un terrain de sport, alors qu'il ne connaît pas la signifcation du mot effort ? Un paresseux dort en moyenne 22 heures par jours. Il se nourrit des plantes vénéneuses pour les animaux qui l'entourent afin de n'avoir aucun ennemi. Il vit lentement, très lentement, produit un minimum d'énergie. Il peut rester des semaines sans bouger. . 90% de sa vie est voué au sommeil (imaginez la part des rêves...), il ne connaît aucun prédateur et ne possède aucune proie... quelle meilleur symbole de sérennité ! Cette digression sur notre cousin est sans intérêt ; elle ne fait que reflêter mon affection pour lui ; Oh, Bouddha, réincarne moi !

je regrette que mon premier article sur ce blog ne concerne pas l'asie du sud-est. J'y ai pourtant vécu d'intenses expériences. Un jour (...) je complèterai les photos...

Mais pour l'instant c'est un autre voyage, s'il on peut le nommer ainsi, qu'il me faut vous narrer. Je me trouve actuellement en Turquie, plus exactement à Bodrum, une ville de la côte égéenne sud. Contrairement à l'année dernière, je prends le temps de partager cette expérience avec vous mes chers camarades, car le temps ici est beaucoup moins précieux. Je suis dans ce que l'on pourrai appeler une cage dorée, loin des habitants et de la culture turque (pardon, nous aurons ce soir un spectacle en habits traditionnels...).

Mon arrivée ici me renvoie à de curieux souvenirs que, j'en suis sûr, vous partagerez. Descendus de l'avion, nous sommes accueillis pour un jeune homme très sympatique, large sourire, bonne humeur et polo rouge... Dans le bus qui conduit à l'hôtel, il nous donne des informations pratiques, intercalant quelques touches humouristiques qui font leurs impressions... C'est un cauchemard, je reviens deux ans en arrière, et me revois en partance pour le week-end d'intégration

Mes souvenirs se perdent un peu plus loin. le dernier voyage famillial de ce genre, c'était il y 6 ans, au Sénégal... Je ne vous avez certainement jamais dit que j'étais aller au Sénégal, car je considère avoir passé une semaine sur une plage européenne en Afrique, résidu de l'époque coloniale. A l'époque j'étais stupéfait de voir les chefs d'entreprises et leurs épouses se divertir en imitant l'éléphant (la trompe étant le bras, je vous laisse le soin d'imaginer la posture), en chorégraphie sur de la musique disco. et tout le monde il est beau... j'avais à l'époque du mal à comprendre d'où leur venait ce goût pour le ridicule et le kitsch, quoi qu'il s'agisse d'un point de vue subjectif ; nous avons tous notre kitsch, le mien c'est les années 60. Et l'association avec le ridicule d'une chorégraphie infantile, c'est ce qui leur permet de relâcher la pression des cayennes qu'ils brassent chaques jour que le dieu capitaliste fait.

Camarades, vous le voyez, inconsciemment, l'edhec nous a encore appris quelque chose, grâce au ridicule de ses chorés : elle nous a initié au vacances du manager, loin du stress de son travail, là où il découvre une autre culture, un autre pays dont il repart avec foule de souvenirs : la plage de son hôtel, l'excursion dans le temple de la cité voisine, le tapis marchandé dans le bazar du village, mais surtout, l'impression d'avoir été soi-même pendant une semaine où il a retrouvé l'ambiance des meilleures années de sa vie, l'époque de l'insouciance et de la liberté, ses années d'écoles de commerce.

 

Enfin mes chers frères, je vous le dis, je me retrouve ici par hasard, le même qui m'a conduit à vous rencontrer en intégrant notre chère école, le hasard de la naissance. Et comme je ne souhaite pas vivre  dans l'oisiveté la plus complète, en attendant de m'échapper quelques jours pour avoir un aperçu de cette partie de la Turquie, j'ai décidé de reprendre une vie saine, pleine de légumes et de sport. Ainsi vous savez pourquoi le paresseux est allé se brûler le visage en courant après un ballon : tout simplement par ennui...

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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 12:45
- Par gabo - Publié dans : Boardculture

Parmi tout ce que nous entreprenons, les trajets revetent une dimension bien particuliere, reveillant et melangeant simultanement une certaine aprehension, de l'excitation, de l'assurance, de la tranquilite, un sentiment d'insecurite... tout est confu ! La gestion de l'inconnu n'est pas si facile.

Apres 6 jours  lagundri, nous avons quitte son "confort et sa facilite" pour nous rendre a Afulu, petit village de la cote ouest de l'ile. Nous sommes desormais les deux seuls blancs, et aussi les deux seuls surfeurs... La vague de Lagundri etait pourtant magnifique, entre 1m et 2m, jour et nuit, avec un vent offshore en permanence qui creusait les vagues a la perfection...mais la 20aine de surfeurs dans le village est devenue de trop pour nous. Nous en avons bien profite, en 6 jours on a du prendre l'equivalent de deux etes en France ! J'y ai eu mon premier tube et Benito a travaille machinalement ses rollers... et meme si en etant a l'eau a 6 heures du mat' on pouvait surfer tranquille avec trois-quatre types, ce n'etait pas suffisant ! On voulait notre vague, rien que pour nous... et on l'a bien trouve ! Une gauche parfaite, bien longue, assez dangereuse a l'inside et sur la fin... rien que pour nous !

Ahmid, l'algerien de notre losmen nous a donne des infos plus ou moins precises pour nous rendre a Afulu, et nous voila donc a nouveau sur la route... On a rebrousse chemin vers Gunung Sitoli (ville principale de l'ile), en micro bus, bien entasses comme d'habitude avec des indonesiens ramasses sur le chemin. Dans toutes les conversations que nous avons eues a propos d'Afulu, ce petit village isole deserte des rares occidentaux depuis le tremblement de terre, l'idee principale qui emergeait etait toujours la meme : '" faites attention la bas, les gens et la nourriture sont bizares..." On essayait de comprendre pourquoi tout etait bizarre et de quoi il faudrait nous mefier,  mais on en a jamais su davantage. Les gens d'Afulu sont selon certains Gunung sitoliens bizares, un point c'est tout... pas tres rassurant pour un debut ! Changement de micro bus a Gunung sitoli pour Lahewa, village au nord de l'ile. La distance entre ces deux villes n'est pas bien grande, mais les routes sont dans un tel etat de delabrement que le moindre trajet dure de longues heures... Depuis notre depart de Lagundri tout a ete prevu : on nous passe de mains en mains, de cousins en cousins... les uns se chargent de notre logement, d'autres de notre transport... notre argent reste dans leur reseau ! Nous avons vraiment pris conscience de l'isolement qui nous attendait a Afulu lorsque nous sommes arrives a Lahewa et que nous avons negocie notre transport pour le lendemain et prepare les engins : une moto et un chauffeur pour chacun et une moto supplementaire pour nos planches de surfs, qui une fois bien ficelees sur des planches, donnait a notre convoi un caractere bien exceptionnel ! A sept heures du matin, et apres une secousse sismique pendant notre nuit, nous avons quitte Lahewa par l'unique voie possible : un chemin plus ou loins large, longeant les villages, serpentant au milieu du vegetation luxuriante... welcome to the jungle !

On croise des dizaines de petits ecoliers en unifome qui s'arretent et nous regardent ebahis. Les plus temeraires lachent des "Hello mister !", repris de vive voix par les plus timides... Notre convoi est l'attraction du matin, nous sommes meticuleusement scrutes par les enfants comme par les plus vieux. Les expressions du visage different : des grands sourires auxquels nous repondons avec soin, de l'etonnement, de la mefiance... certains sont impassibles, d'autres nous accordent un salut amical. Ce n'est pas evident de s'imaginer l'acceuil qui nous sera reserve a Afulu... Serons nous les bienvenus ? Quoi qu'il en soit nous conservons notre sourire, esperant que celui ci traduira nos bonnes intentions.

Voila maintenant trois jours que nous sommes arrives et l'apprehension que nous avions s'est bien estompee. Nous sommes ici comme des princes, loges dans la maison la plus chic du village, tout le monde est aux petits soins. Chaque jour, Benito prete une planche a un type qui vient s'essayer au surf, plus par plaisir de nous accompagner que par reelle motivation pour la glisse. Nous avons dix minutes de marche pour nous rendre a la plage et a notre passage les petits nous lancent des "hello mister" de tous les cotes. Avec ma taille, j'ai herite du surnom "mister long" et je suis le number one du badminton, car le soir venu une des occupations principales est le badminton sur le terrain eclaire a l'aide d'un groupe electrogene.

Encore une dizaine de jours ici, puis nous descendrons a Bali dans la jungle humaine... On passe d'une jungle a l'autre, l'essentiel etant de ne pas se perdre !

 

 

 

 

(je publie ces articles sur le blog depuis Bali... on est arrive hier, tout va bien, je donnerai un peu plus de news plus tard ! Papa, Mama, pas de stress, j'ai tout ce qu'il me faut et le tsunami de la semaine passee ne pas encore emporte !)

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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 12:10
- Par gabo - Publié dans : Boardculture

Il existe differentes especes de surfeurs, mais d'une maniere generale on peut assez facilement affirmer que les surfeurs sont des cons, des imbeciles pas bien lucides, difficilement raisonables. Suivant leurs pays d'origine, on peut leurs attribuer certaines caracteristiques propres. Les francais par exemple ont une facheuse tendance a ramer dans tous les sens, et sans aucune patience, ils cherchent a prendre des vagues sans attendre leur tour. Les australiens taxent impassiblement , ils ne se posent pas de questions et te prennent sans aucuns scrupules les vagues qui te revenaient.

En plus de ces influences regionales, s'ajoute le caractere du surfeur. Il y a ceux qui transpirent l'aggressivite : le moindre geste, le moindre regard, la voix... tout est agressif, mieux vaut ne pas s'y frotter. Il y a ensuite les "gardiens du temple". Nous avons le notre a lagundri, on le distingue facilement : il a une gueule de viking, les cheveux et la barbe rousse, il pese sans exagerer 150 kilos et il a une board bien fat, ajustee a son poids. Il est americain, vient ici tous les etes depuis de nombreuses annees, il attend les vagues bien loin devant. Il se pretend local, ne jure que par le bon vieux temps ou il etait seul a l'eau. Il hait les touristes et gromele dans sa barbe, le tout avec un accent bien texan. Plus penible, ce sont les jeunes kids du coin, ils sont chez eux et te le font bien sentir : ils veulent ta vague, ils la prennent et t'en mettent ensuite plein la vue. Ils aiment narguer le blanc, parfois assez mechament d'ailleurs et te balancent sans trop de raisons des gros "Fuck you, Fuck you... FUCK !" Les faux culs, autre espece, essaient de se les mettre rapidement dans la poche en rigolant niaisement a toutes leurs blagues et pitreries. Espece plus rare, ce sont les "sages emerveilles". Tellement gentils, si doux, ils prennent leur temps, attendent patiemment leur vague, la bonne. Souvent assez ages, ils aiment contempler et savourent tous ces instants a l'eau...

Il y a encore bien d'autres especes, mais vous comprendrez aisement qu'un tel melting pot au pic ne peut etre helas source d'harmonie et de bienvaillance. L'atmosphere est tendue, les derapages bien trop frequents, et il emane parfois une certaine aigreur generale a la sortie de l'eau, chacun ayant ses raisons. Mais bon, c'est ainsi, et ca ne changera pas de sitot. Heureusement donc que l'on arrive toujours a se mettre une bonne session parfaite de temps a autres, entre potes, tous bien detendus... Une seule de ces sessions te redonne le smile pour longtemps...

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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 11:41
- Par hen al'ancienne - Publié dans : Boardculture

Benito prend sa douche avec une louche, qui sert aussi de chasse d'eau, j'ai la flemme donc je resterai sale pour cette nuit... il sort de la douche, s'ouvre une Bintang, la biere locale, et m'annonce fierement "ce soir on se la colle !" Cinq jours que nous sommes a nias, cette petite grande ile a l'est de Sumatra, enfin poses dans le losmen de Raffiel avec deux australiens et un algerien expatrie. Le trajet depuis Jakarta ne s'est pas fait dans la facilite...

Une premiere nuit a l'aeroport de jakarta, puis au petit matin on vol pour Padang. On a deja accumule une grosse fatigue, surement accentuee par nos premieres tablettes de malarone (traitement anti palu) et les quelques heures de sommeil grapillees sur la paillasse de notre station de Bus ne suffisent pas. Le trajet de Padang a Sibolga nous a pris une 15aine d'heures , a travers les petits villages, sous les averses frequetnes, entasses dans ce qu'ils appellent le "micro bus"... Cette soiree vous etiez devant votre television a regarder la finale france italie, et chose etrange il en etait de meme dans tous les villages que nous avons traverse... De une heure a trois heures du mat' (avec le decalage horaire), les hommes se sont retrouves dans le "bar du village" et ont pour la plupart vibre pour la france, nous saluant lors de nos pauses pipi et essence avec les noms de zidane, henry et ribery... Arrives a sibolga, petite ville portuaire pas tres acceuillante, la premiere galere se presente enfin : ma trousse a pharmacie et la montre de benoit disparaissaient pendant notre sieste, extenues, dans un hangar desafecte en attendant notre bateau. Puis tout tranquillement, avec le sourire, un gamin de cinq ans vient nous voir avant notre depart et nous fait comprendre qu'il detient nos affaires avec ses copains... Contre un peu moins de deux euros que nous lui cedons de bon coeur, nous recuperons nos affaires et embarquons enfin sur le ferry, en business Class, indispensable si l'on veut passer une nuit correcte, a l'ecart de la jungle humaine, des cris, de la chaleur etouffante et des odeurs nauseabondes... Fraichement debarques a Nias, le lendemain matin, nous avons ete une fois de plus rapidement convoites de toutes parts, interpelles par des "Hello Mister !" et c'est a nouveau entasses dans un micro bus familial que nous sommes partis pour Lagundri, premiere destination finale, sur des routes delabrees... L'ile de Nias a ete successivement touchee par le Tsunami de 2004 et un fort tremblement de terre en 2005. Les villages sont pour une bonne part completement devastes et les abris de fortune, ainsi que les baraques financees par l'aide internationale, se sont substituees aux habitations traditionelles.

J'ecris ces quelques lignes sur le papier, sur notre terrasse, en face des lignes de houle qui entrent machinalement dans la baie, jour et nuit. Notre programme depuis notre arrivee se resume a des sessions de surf, du matin au soir, dans cette eau bien chaude, sous le soleil ou sous les averses violentes... Des vagues parfaites, dont nous revons meme la nuit...

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Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /Juil /2006 07:03
- Par gabo - Publié dans : Boardculture

Nias, kick ass !


Pour quelques liasses,

et des corones bien grasses,

on fuit la masse...

 

l'avion, le bus et le bateau,

quatre jours non-stop c'est chaud,

grave de galeres pour ses rouleaux...

 

Le palu est dans la place,

l'aviaire est sur nos traces,

j'vous parle pas de la chiasse...

 

Mais qui c'est qui envoie du gros?

dans les tubes vierges c'est le duo,

l'blondin gabo et l'clodo benito !

 

depuis Padang, cyber cafe miteux, 24 heures de vol, une nuit sur les bancs de l'aeroport, des ptites galeres, des belles rencontres, des sourires incroyables, une chaleur etouffante, une lethargie criante, 24 heures de bus et de bateau a venir, des plages epoustouflantes.... bref de nouveau le sac sur le dos, les surfs sous le bras, cette fois ci c'est l'indonesie, bientot perdus a nias avec le benito, ca rend heureux !

Bise a tous,

gabo

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Lundi 12 juin 2006 1 12 /06 /Juin /2006 18:50
- Par Youssef - Publié dans : Dubitatif


Caveman
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Vendredi 9 juin 2006 5 09 /06 /Juin /2006 20:16
- Par henzo - Publié dans : Société

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence EDHEC du 31/05/06 intitulée "Gérer des hommes, un défi commun?" en partenariat avec la Marine Nationale. 

 

 

 

 

 

Etaient présents un capitaine de vaisseau à toulon, un ancien militaire devenu ingénieur chez Thalès, un consultant chez EADS (ancien Edhec), un cogérant d’entreprises et leur audience, une quinzaine de personnes. Parmi ces dernières, deux étudiants très « vieille France » ; je me suis dis qu’ils venaient sûrement d’une école militaire en voyant la façon dont ils faisaient si docilement la boîte à rire. Sinon, on recensait surtout des étudiants solidaires du meneur de ce projet, pas trop concernés mais toujours très bon public.

 

 

 

La conférence débute sans surprise, avec les intervenants qui, l’un après l’autre et de gauche à droite, proposent leur définition du « leadership ». On s’exerce aux aller-retours entre l’armée et le civil, de façon plus ou moins habile :

 

 

 

« …c’est très différent ; dans l’Armée on expose des vies ! alors que dans le privé,[il ne s’agit] que[de]produire et faire du profit. »

 

 

 

 

 

Cette affirmation que l’entreprise n’affecte que des chiffres est réappropriée par le joufflu ancien Edhec, qui en rajoute une couche.

Et puis on glose. On se félicite de tous avoir la même opinion. Arrive le tour du quatrième intervenant, le « civil » de l’autel . Rejetant toubonnement le terme de leader, auquel il préfère « capitaine » ou « chef », il balance à son tour sa définition :

 

 

 

            « le capitaine, celui qui est seul entre les hommes et Dieu. »    

 

 

 

 

 

Pas de réaction. Il continue donc, en baissant moins la voix en fin de phrase :

 

 

 

« L’Autorité a disparu en France. Elle a commencé à décliner il y a 200 ans quand on a commencé à couper des têtes.[…]C’est pourquoi beaucoup d’entre vous veulent partir à l’étranger ».

 

 

 

 

 

Son exposé passe inaperçu, récoltant même quelques acquiescements. Maintenant complètement désinhibé, il s’engage alors sur un terrain beaucoup plus consensuel ici, celui de la critique gratuite et humiliante des fonctionnaires. Il exprime son effroi face aux résultats des sondages qui déclarent que 70% des jeunes veulent être fonctionnaires ». Un peu plus tard, une autre phrase me fait sursauter :

 

 

 

            « le chef est compétent ; s’il n’a pas d’autorité, il n’est pas compétent. »

 

 

 

 

 

C’était sûrement un lapsus. Mon voisin pense aussi. Mais comme Freud, j’y accorde de l’intérêt. Cela corrobore tellement son discours religieux prêchant le leader de droit divin ! Et ça correspond aussi tellement bien au brouillard de notre formation qui n’a de palpable que le « book des anciens ». Il faut un label, un titre, et hop ! les ¾ du chemin fait en un chèque… C’est donc bien révélateur mon cher Sigmund !

Enfin, ce même cogérant teigneux clôt le premier round en citant André Charlier, le catho qui a récemment inspiré la création d’une école hors contrat qui refuse la mixité, donc les filles :

 

 

 

« …Soyez des hommes libres, laissez les carrières de fonctionnaires à ceux qui ont un esprit servile. »

 

 

 

 

 

 Les boîtes à rire sont montées à la puissance maximale.

En gentil anglo-saxon, le professeur de gestion des ressources humaines David Weir effectue un cours résumé en éludant les déviances. Je dois être le seul à avoir postulé à l’ambassade. Mais je ne sais pas pourquoi, je me sens un peu masochiste : je suis content qu’il se lâche comme ça, qu’il se révèle dans toute sa noirceur prévisible.

Deuxième round. Au sujet de la formation éventuelle du leader. Inné ? Acquis ? Un peu des deux ? Rien de bien nouveau. Mais une certaine euphorie gagne nos protagonistes au fur et à mesure qu’il descendent la nouvelle génération et le système scolaire français depuis 68. Les deux plus jeunes, l’Edhec et le psychopathe, qui ont respectivement 42 et 43 ans, s’exclament même en cœur :

 

 

 

            « Allez ! soyons ringard ! »

 

 

 

 

 

On pleurniche sur la disparition du service militaire. Je commence à en avoir marre, ça dure depuis déjà une heure et demie…Bon ! J’attends une dernière perle avant de m’éclipser. Pas besoin d’attendre longtemps, puisque notre casseur d’Etat confirme que Dieu s’est réincarné dans le marché pour continuer à désigner les « têtes » :

 

 

 

« On ne détecte pas les chefs, moi-même je ne sais pas le faire ; c’est le marché qui les détecte. »

 

 

 

 

 

Magnifique ! Et je n’ai même pas le temps de rassembler mes affaires qu’il se déchaîne à nouveau :

 

 

 

« Si vous n’avez pas les compétences, vous n’avez pas l’autorité…et vous finissez à la CGT ! »

 

 

 

 

 

Rires. Grandiose. Je ne sais plus si certains ont applaudi, peu importe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 02:35
- Par Youssef - Publié dans : Dubitatif

GMM

Youssef,  je me suis permis de publier sur notre cher blog ce texte que tu as écrit l'année dernière... Une belle archive que voila, espérons seulement que tu donnes vie à ce satané GMM... Nous attendons la suite avec impatience,


Gabo





GMM

"C'est trop de la merde!!' C'est par ces mots tout empreints de la finesse qui est la sienne que GMM renvoie a leur médiocrité la quasi totalité des productions culturelles actuelles. Fort heureusement pour la cohorte de pseudo artiste d'aspirant créateur qui peuplent la jungle médiatique GMM n'est pas un influent critique littéraire. il n'est  pas rédacteur en chef au inrock, ni chroniqueur sur paris première.

GMM tenez vous bien n’est même pas artiste, na jamais rien produit; pas même la plus misérable crotte littéraire ni même le plus insignifiant pet musical.
GMM n'a pas d’audience particulière, n'est pas plus écouté que vous et moi.
Et pourtant, GMM du haut de son plus complet anonymat, paré des flamboyant oripeaux de sa banalité, juché sur le fier destrier du commun et de l'indifférencié destitue, renie, déclasse, élimine, impitoyable, tous les créateurs en herbe. Sans concessions aucune.
Sans appel. Sans délai. Sans jamais douté. Car enfin Le bon goût, le beau geste, La pensée authentique sont toujours certains... Et de renvoyer par la même les partisans d'une relativité du goût a leur tolérance molle, à leur subjectivisme inconséquent et dangereux.

GMM, soyez en sur, n'est pas malgré les apparences comme vous et moi. Il est d'une autre dimension, d'une autre race, celle des élus, des illuminés, fier porteur d'une parole aujourd'hui oublié. Ne vous fiez pas à son apparence anodine. Il n'a certes aucun prestige particulier, n'a pas de pouvoir, n'est pas particulièrement beau ou riche, banal au possible a première vue.
Mais il émerge de la plèbe sale et mal dégrossie pour une seule et unique raison: il pense.
La pensée est son signe d'élection. Il rayonne dans l'obscurité, s'élève dans la pesanteur
parce qu'il est frappé, on ne sait trop pourquoi ni comment par le sceau de l'intellect.

Entre Abécédaire du bon goût a l'usage de tous et pamphlet néo conservateur GMM vous invite a le suivre dans son labyrinthe intérieur à la rencontre de ses amours et désamours, de ses goûts et ses dégoûts, pour qu'une fois perdu dans les dédales de la volupté et du beau, saoulé à la belle lettre et au mot juste vous puissiez comprendre,dans un éclair de lucidité, tel l'ivrogne éclairé par Dionysos,et ne serait-ce qu'un instant pourquoi le monde d'aujourd'hui c’est vraiment "que de la merde".

Beau programme que voila.

 

 

 

 

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