C'est l'affluence de l'Okotberfest (la fete de la bière) a Münich. 7 millions de personnes du monde entier viennent donc sur une quinzaine de jours pour se bourrer la gueule ensembles a Münich... et alors ?
D'habitude, je refuse de relever ce genre de choses. Quand vous saurez ce que j'ai entendu comme énormités, vous me pardonnerez d'avoir abusé de notre tribune. Il faut que j'apaise mes pensées.
Hier soir, j'étais invité à dîner chez des Mexicains. Tous pour Calderon (l'autre est un "communiste stalinien"). Tous plus riches que la plupart des autres Mexicains. J'avais déjà eu l'occasion de remarquer à quelle point la richesse peut rendre rogue et obtu, mais pas à ce point là.
Le thème majeur de la soirée était l'homosexualité masculine. D'abord, les définitions. Un homme qui aime un autre homme est "homosexuel", "gay", "metrosexuel" ou "puto". Ensuite, les poncifs habituels sur l'origine, non, la "cause" de l'homosexualité. Mélange détonant de psychanalyse radicale et de pseudo sociologie.
Puis, si je peux dire, la débandade. Le grand déballage. Florilège : "Il ne faut pas dire aux enfants que l'homosexualité est normale" ; "80 % des homosexuels le sont pour des raisons génétiques" (sic) ; "Les crimes passionnels ont lieu le plus souvent au sein de couples homosexuels"...
Le bouquet final, une série de blagues sur les homosexuels les plus célèbres. "Superman ! dit l'un des facétieux. Il n'y a qu'un dégénéré sexuel pour mettre des sous-vêtements par dessus des collants !" J'avoue que j'ai ri à celle-ci, de loin la meilleure. Les autres concernaient Winnie l'ourson et ses amis.
A la (dé ?)charge de mes commensaux, je ne comprenais pas tout ce qu'ils pouvaient raconter.
Autant vous dire que je bouillais sur ma chaise. De dépit et de honte. Honte de ne rien dire. C'eût pourtant été facile. Ce n'était pas Philippe de Villiers qui vous sort une étude américaine fictive sur le supposé danger pour un enfant d'avoir deux parents du même sexe.
Bref. Ce soir là, je me demandais ce qui était "normal"...
C'est l'histoire d'une chaise de bureau, plutot sobre et bien conservee, echouee sur le trottoir de la rue Auguste Gal, quartier populaire et neanmoins niçois.
Il est rare que deux glaneurs se retrouvent face à face, convoitant le meme objet. Ce cas de figure pourrait redonner une valeur marchande à un objet sans proprietaire. Ne voulant pas couper la chaise en deux, les interesses s'en remettraient au mecanisme de l'enchere. A moins qu'ils ne se battent.
Ce jour-là, j'etais seul dans la rue, et la chaise n'eut aucune objection à ce que je l'adopte.
Apres de bons et confortables services rendus dans ma cuisine, cet objet dut envisager un nouveau demenagement. Bien qu'elle n'eut pipe mot, je percevais aisement son inquietude existentielle. Plusieurs mois auparavant, elle n'etait dejà qu'un meuble fatigue, sans local ni utilisateur, et qui n'avait aucun avenir marchand: ni vendeur, ni acheteur à l'horizon. Persuadee qu'ayant perdu sa valeur monetaire, elle n'avait plus rien. Je lui avais redonne vie, mais elle se sentait plus vieille encore aujourd'hui. Elle parcourait sans cesse mes ouvrages d'economie, esperant trouver une perspective de revalorisation par la dimension historique, voire archeologique. Elle enchainait calculs et schemas compliques. Parfois saisie de fievres delirantes, elle se voyait detruire toutes ses semblables afin d'etre rehabilitee en tant qu'objet convoite.
Heureusement, il n'en fallut pas tant. Il suffit de la ramener dans sa rue originelle. Non pas sur le trottoir de droite, qui ne sert qu'a deambuler, mais en face, exposee en devanture d'un magasin d'occasions. Pour s'etre facilement fait accepter parmi ses comparses de seconde main, il lui a ete remis une decoration qui lui rendit toute sa dignite.
Ce n'etait qu'un simple autocollant qui affichait: 5 euros.
Oh Charly! on devait se voir, se faire une soiree, un week end sur le theme de la prepa et de ses bons souvenirs malgre tout.
Les liens s'etaient bien tisses et serres en l'espace de 2 ans. Nous sommes devenus une vraie petite clique eclectique, pleine d'epices et de joie de vivre.Tu en etais un des fleurons. Ta grandiloquence nous a fait surestimer ton ego dans un premier temps, mais ton attention et ton humanisme a tres vite ete apprecie et admire. Souvent malade, tu ne consacrais pas moins ton temps aux autres, surtout a ceux dont le fardeau etait trop lourd. Beaucoup de gentilles choses ont ete dites dans ton dos.
Tu n'etais pas le bien-pensant politiquement correct que l'on avait tendance a etre, mais tout le monde aimait confronter ses idees aux tiennes et les respectait. Tu nous a ebranle plus d'une fois, mais toujours positivement.
Charly, meme si tout le monde n'a pas eu le temps de s'en apercevoir, nous on peut le dire, tu etais un GRAND HOMME!
PRI: Para servir a Dios y al pueblo!
PRD: Para un cambio con cambio.
Le saviez-vous, chers Dubwisers?
L'artere principale de Mexico DF, avenida Reforma, est occupee depuis que je suis arrive. Ce long boulevard est jonche de tentes sur toute sa longueur. Des cordages traversent les trottoirs et imposent la vigilence aux badauds. Quand on s'en approche, une odeur tres rustique vient piquer le nez, mais ces gens ne paraissent pas si sales et ne polluent pas.
Ils n'ont pas l'air de se marrer autant que les lyceens grevistes francais,mais ils s'occupent. Ils peignent des banderoles revendicatives, et meme des messages d'excuses aupres des usagers qui se sentiraient "pris en otage". Ils s'interrogent aussi sur la vie de la cite au moyen d'un megaphone, fustigeant Calderón, son PAN et sa corruption plus efficace que celle d'AMLO (Andres Manuel Lopez Obrador). Leur principale revendication est le recompte du scrutin qui a donne Calderon vainqueur avec 0.58% d'avance (soit un peu plus de 200000 voix). Mais leur requete d'un recompte complet, "voto a voto", a ete neglige au profit d'une reestimation fondee sur les statistiques(qui tient compte de 9% des votes, me semble-t-il). Le tribunal se prononcera definitivement sur l'issue du scrutin le 6 septembre. Mais le denouement ne releve pas du suspense: reconnaitre la corruption du IFE, l'organisme de gestion des scrutins, est politiquement inacceptable. Alors, en attendant, les campesinos font des danses folkloriques et Vincente Fox promet d'envoyer l'Armee si cela continue.
Je ferais de mon mieux pour me tenir au courant de l'evolution de la situation et pour vous en donner un apercu.
Ca faisait deja une semaine que je bossais, il me fallait donc quelques jours de repos. C'est que travailler en altitude est fatigant, et heureusement que ma chef l'a bien compris!
Le 15 aout etant ferie, nous avons decide, mon collegue stagiaire et moi-meme, de s'offrir le lundi pour disposer de 4 jours de peregrination. Nous sommes accompagnes les deux premiers jours par un espagnol tres sympathique. Voila pour le "plantage de decor".
la premiere destination sera Guanajuato, ville coloniale estudiantine, ou l'on compte sur un etudiant subordonne ( ah l'abus de pouvoir) pour nous trouver un point de chute. Ce garcon vient nous chercher a 3h du matin a la station de bus en jeep et nous amene a la maison qu'il a mis a notre disposition. Il nous conduira tout le week end, nous payera les entrees de musees, nous invitera a manger dans l'hotel 5 etoiles de son pere...C'est plutot bien parti.
Dimanche soir. On bouge sur San Miguel de Allende, autre bourgade tres coloree, au grand dam de notre hote qui trouvait qu'il n'en avait pas assez fait pour nous!
Apres un copieux repas (comme toujours compose de puree de faillots, de tacos et de quesadillas), nous nous renseignons sur les possibilites de sortir en ce jour du seigneur. On nous deconseille si vivement "el Ring" pour ses risques de bagarres que nous nous decidons a aller a la rencontre de ces rustres "rancheros". Nous debarquons dans une arene ou l'entree comprend 4 boissons, signe annonciateur d'une possible ambiance electrique. La population? des grosses, comme toujours, des Cypress Hill, et des bouseux. L'Experience sociologique. On est les deux seuls etrangers; et ma blondeur me fait passer pour un gringo. Pas l'ideal. On me demande souvent pourquoi je ne danse pas, si c'est parce que je n'aime pas leur musique, on veut absolument me parler en spanglish, et leur meuf nous regarde avec envie tout en dansant avec leur homme. Mais on en trouve vite un a la fois bonhomme et costaud. Ce sera notre ange gardien. la seule contrepartie, c'est qu'il faut que nous dansions avec ses deux nieces obeses, et sur une musique insupportable. On s'en sort sans dommage.
Le lendemain, nous rappelons ce collegue ranchero qui nous invite illico au ranch de son pote pour une ballade a cheval. Tequila sur la route. Grande promenade dans ce qui s'apparente a la pampa. Pose improbable dans une sorte de bar au milieu de nulle part. Biere. On repart. Le gamin qui nous sert de guide me met au defi de faire une course; chanceux, j'avais le cheval le plus rapide. Mais alors qu'on approchait l'arbre d'arrivee, ma monture se prend les pieds dans mon lasso et s'explose l'arriere du sabot. J'arrive a convaincre notre pote ranchero de prendre la blessure au serieux: il la desinfecte a la biere. Et puis on rentre a la base, on se rafraichit le gosier de plusieurs bonnes tequilas avec les campesinos. Ces derniers nous confie leur haine des gringos et leur envie de visiter l'Europe.
Le jour suivant, nous troquons nos tornados contre des quads. Puis on finit aux aguas thermales avec les vieux ricains du Texas. Week end de bonne augure, non?
Voilà, j'étais au journal, comme tous les jours, et c'est plutôt calme en ce moment. Donc nous discutions de la guerre du Liban. Difficile.
La discussion tournant au vinaigre, nous dérivâmes vers des sujets plus généraux, plus philosophiques...
Les démocrates, les humanistes d'Europe et d'Amérique doivent-ils et peuvent-ils exporter leurs valeurs issues des Lumières vers les pays qui en sont dépourvus ?
Je suis, d'habitude, du côté de ces universalistes. Mais les mots s'échappant, je me pris à dire que j'étais un fervent relativiste. Que le bien et le mal, ça ne veut rien dire, qu'il y en a en chacun de nous, etc. Tout fier d'exposer ainsi ma culture areligieuse et mon anti-judéochristianisme.
Bien sûr, je ne transige pas avec la liberté, la liberté d'expression, la liberté de la presse (qui sont le fruit de la Révolution bien sûr, mais aussi, quoiqu'on en dise, des longs siècles religieux qui l'ont précédée). De même, je trouve inique l'ancienne loi talibane qui interdisait à quiconque de sourire dans la rue. Pareil pour les règles insensées en vigueur en Iran, en Corée du Nord, etc.
Mais : sourire, c'est naturel. Là où on peut se poser des questions, c'est lorsque l'on passe du naturel au culturel (le port du voile pour les musulmanes par exemple)... La liberté est-elle naturelle à l'Homme ? Je crois que oui.
Ai-je le droit de vouloir changer les autres et d'imposer ma culture, mon histoire, mon "programme de vérité" comme disait Veyne ?
Le relativisme, c'est dire que toute chose, toute institution, toute énonciation est dépendante d'une culture donnée, à un moment donné, et en serait incertaine et sujette à caution. Cette première énonciation serait donc, aussi, elle-même soumise à la relativité et se révélerait caduque et sans substance.
Donc le relativisme est très limité... par lui-même.
Partant, on peut légitimement croire en la vérité et en la justesse des valeurs de liberté... et vouloir les imposer face aux tyrans et autres despotes, qu'ils soient religieux ou laïcs.
Mais là, on risque de tomber dans l'autre extrême qui est l'absolutisme, qui a d'ailleurs mené au colonialisme.
Alors voici ma question : peut-on être universaliste sans être absolutiste ? Et, surtout, comment ? Quel est le juste-milieu entre relativisme (qui est souvent l'expression d'une tolérance bonasse) et universalisme ?
Merci de vos réponses. Car ici, je ne sais pas si vous avez vu la cover de cette semaine, on s'ennuie un peu.
une question viendra d'abord à l'esprit de mes camarades dubeurs, pourquoi est-ce en ce 1er août que le paresseux décide de sortir le museau de son trou?
L'imbécile de blond à peau blanche que je suis eût l'envie subite de participer à un match de football en plein soleil, sous 35 degré et des poussières. Le coup a été rude, et me voici allongé dans ma chambre, rouge sous un masque régénérant de biafine, à sentir petit à petit ma peau se liquéfier...
je vous sens, camarades, en proie à d'autres violentes interrogations. Quel désespoir a conduit le paresseux aux poumons encrassés vers un terrain de sport, alors qu'il ne connaît pas la signifcation du mot effort ? Un paresseux dort en moyenne 22 heures par jours. Il se nourrit des plantes vénéneuses pour les animaux qui l'entourent afin de n'avoir aucun ennemi. Il vit lentement, très lentement, produit un minimum d'énergie. Il peut rester des semaines sans bouger. . 90% de sa vie est voué au sommeil (imaginez la part des rêves...), il ne connaît aucun prédateur et ne possède aucune proie... quelle meilleur symbole de sérennité ! Cette digression sur notre cousin est sans intérêt ; elle ne fait que reflêter mon affection pour lui ; Oh, Bouddha, réincarne moi !
je regrette que mon premier article sur ce blog ne concerne pas l'asie du sud-est. J'y ai pourtant vécu d'intenses expériences. Un jour (...) je complèterai les photos...
Mais pour l'instant c'est un autre voyage, s'il on peut le nommer ainsi, qu'il me faut vous narrer. Je me trouve actuellement en Turquie, plus exactement à Bodrum, une ville de la côte égéenne sud. Contrairement à l'année dernière, je prends le temps de partager cette expérience avec vous mes chers camarades, car le temps ici est beaucoup moins précieux. Je suis dans ce que l'on pourrai appeler une cage dorée, loin des habitants et de la culture turque (pardon, nous aurons ce soir un spectacle en habits traditionnels...).
Mon arrivée ici me renvoie à de curieux souvenirs que, j'en suis sûr, vous partagerez. Descendus de l'avion, nous sommes accueillis pour un jeune homme très sympatique, large sourire, bonne humeur et polo rouge... Dans le bus qui conduit à l'hôtel, il nous donne des informations pratiques, intercalant quelques touches humouristiques qui font leurs impressions... C'est un cauchemard, je reviens deux ans en arrière, et me revois en partance pour le week-end d'intégration
Mes souvenirs se perdent un peu plus loin. le dernier voyage famillial de ce genre, c'était il y 6 ans, au Sénégal... Je ne vous avez certainement jamais dit que j'étais aller au Sénégal, car je considère avoir passé une semaine sur une plage européenne en Afrique, résidu de l'époque coloniale. A l'époque j'étais stupéfait de voir les chefs d'entreprises et leurs épouses se divertir en imitant l'éléphant (la trompe étant le bras, je vous laisse le soin d'imaginer la posture), en chorégraphie sur de la musique disco. et tout le monde il est beau... j'avais à l'époque du mal à comprendre d'où leur venait ce goût pour le ridicule et le kitsch, quoi qu'il s'agisse d'un point de vue subjectif ; nous avons tous notre kitsch, le mien c'est les années 60. Et l'association avec le ridicule d'une chorégraphie infantile, c'est ce qui leur permet de relâcher la pression des cayennes qu'ils brassent chaques jour que le dieu capitaliste fait.
Camarades, vous le voyez, inconsciemment, l'edhec nous a encore appris quelque chose, grâce au ridicule de ses chorés : elle nous a initié au vacances du manager, loin du stress de son travail, là où il découvre une autre culture, un autre pays dont il repart avec foule de souvenirs : la plage de son hôtel, l'excursion dans le temple de la cité voisine, le tapis marchandé dans le bazar du village, mais surtout, l'impression d'avoir été soi-même pendant une semaine où il a retrouvé l'ambiance des meilleures années de sa vie, l'époque de l'insouciance et de la liberté, ses années d'écoles de commerce.
Enfin mes chers frères, je vous le dis, je me retrouve ici par hasard, le même qui m'a conduit à vous rencontrer en intégrant notre chère école, le hasard de la naissance. Et comme je ne souhaite pas vivre dans l'oisiveté la plus complète, en attendant de m'échapper quelques jours pour avoir un aperçu de cette partie de la Turquie, j'ai décidé de reprendre une vie saine, pleine de légumes et de sport. Ainsi vous savez pourquoi le paresseux est allé se brûler le visage en courant après un ballon : tout simplement par ennui...
Parmi tout ce que nous entreprenons, les trajets revetent une dimension bien particuliere, reveillant et melangeant simultanement une certaine aprehension, de l'excitation, de l'assurance, de la tranquilite, un sentiment d'insecurite... tout est confu ! La gestion de l'inconnu n'est pas si facile.
Apres 6 jours lagundri, nous avons quitte son "confort et sa facilite" pour nous rendre a Afulu, petit village de la cote ouest de l'ile. Nous sommes desormais les deux seuls blancs, et aussi les deux seuls surfeurs... La vague de Lagundri etait pourtant magnifique, entre 1m et 2m, jour et nuit, avec un vent offshore en permanence qui creusait les vagues a la perfection...mais la 20aine de surfeurs dans le village est devenue de trop pour nous. Nous en avons bien profite, en 6 jours on a du prendre l'equivalent de deux etes en France ! J'y ai eu mon premier tube et Benito a travaille machinalement ses rollers... et meme si en etant a l'eau a 6 heures du mat' on pouvait surfer tranquille avec trois-quatre types, ce n'etait pas suffisant ! On voulait notre vague, rien que pour nous... et on l'a bien trouve ! Une gauche parfaite, bien longue, assez dangereuse a l'inside et sur la fin... rien que pour nous !
Ahmid, l'algerien de notre losmen nous a donne des infos plus ou moins precises pour nous rendre a Afulu, et nous voila donc a nouveau sur la route... On a rebrousse chemin vers Gunung Sitoli (ville principale de l'ile), en micro bus, bien entasses comme d'habitude avec des indonesiens ramasses sur le chemin. Dans toutes les conversations que nous avons eues a propos d'Afulu, ce petit village isole deserte des rares occidentaux depuis le tremblement de terre, l'idee principale qui emergeait etait toujours la meme : '" faites attention la bas, les gens et la nourriture sont bizares..." On essayait de comprendre pourquoi tout etait bizarre et de quoi il faudrait nous mefier, mais on en a jamais su davantage. Les gens d'Afulu sont selon certains Gunung sitoliens bizares, un point c'est tout... pas tres rassurant pour un debut ! Changement de micro bus a Gunung sitoli pour Lahewa, village au nord de l'ile. La distance entre ces deux villes n'est pas bien grande, mais les routes sont dans un tel etat de delabrement que le moindre trajet dure de longues heures... Depuis notre depart de Lagundri tout a ete prevu : on nous passe de mains en mains, de cousins en cousins... les uns se chargent de notre logement, d'autres de notre transport... notre argent reste dans leur reseau ! Nous avons vraiment pris conscience de l'isolement qui nous attendait a Afulu lorsque nous sommes arrives a Lahewa et que nous avons negocie notre transport pour le lendemain et prepare les engins : une moto et un chauffeur pour chacun et une moto supplementaire pour nos planches de surfs, qui une fois bien ficelees sur des planches, donnait a notre convoi un caractere bien exceptionnel ! A sept heures du matin, et apres une secousse sismique pendant notre nuit, nous avons quitte Lahewa par l'unique voie possible : un chemin plus ou loins large, longeant les villages, serpentant au milieu du vegetation luxuriante... welcome to the jungle !
On croise des dizaines de petits ecoliers en unifome qui s'arretent et nous regardent ebahis. Les plus temeraires lachent des "Hello mister !", repris de vive voix par les plus timides... Notre convoi est l'attraction du matin, nous sommes meticuleusement scrutes par les enfants comme par les plus vieux. Les expressions du visage different : des grands sourires auxquels nous repondons avec soin, de l'etonnement, de la mefiance... certains sont impassibles, d'autres nous accordent un salut amical. Ce n'est pas evident de s'imaginer l'acceuil qui nous sera reserve a Afulu... Serons nous les bienvenus ? Quoi qu'il en soit nous conservons notre sourire, esperant que celui ci traduira nos bonnes intentions.
Voila maintenant trois jours que nous sommes arrives et l'apprehension que nous avions s'est bien estompee. Nous sommes ici comme des princes, loges dans la maison la plus chic du village, tout le monde est aux petits soins. Chaque jour, Benito prete une planche a un type qui vient s'essayer au surf, plus par plaisir de nous accompagner que par reelle motivation pour la glisse. Nous avons dix minutes de marche pour nous rendre a la plage et a notre passage les petits nous lancent des "hello mister" de tous les cotes. Avec ma taille, j'ai herite du surnom "mister long" et je suis le number one du badminton, car le soir venu une des occupations principales est le badminton sur le terrain eclaire a l'aide d'un groupe electrogene.
Encore une dizaine de jours ici, puis nous descendrons a Bali dans la jungle humaine... On passe d'une jungle a l'autre, l'essentiel etant de ne pas se perdre !
(je publie ces articles sur le blog depuis Bali... on est arrive hier, tout va bien, je donnerai un peu plus de news plus tard ! Papa, Mama, pas de stress, j'ai tout ce qu'il me faut et le tsunami de la semaine passee ne pas encore emporte !)
Cours de tablas en ligne, Leçon 3
Tabla lesson 3
envoyé par dubitatif. - Clip, interview et concert.
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