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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 11:46
- Par Henjuan - Publié dans : Vagabond

At the foothills of the Himalayas, this welcoming though undiscovered wildlife sanctuary is one of the most restful getaways around Calcutta (one night train trip). Gorumara Forest, in Jalpaiguri District, has been rewarded last year as the "best maintained national reserve".

 

 

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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 09:57
- Par Longlong - Publié dans : Vagabond
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 09:05
- Par Chotto henzo - Publié dans : Société

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VU D’EN HAUT

 

« Porte-parole »

 

En réservant ses billets de train au comptoir pour touristes (tourist counter), on s’assure de deux choses :

-d’avoir une place quand le train est déjà complet depuis plusieurs jours grace aux quotas réservés aux étrangers ;

-de se retrouver dans le compartiment de tous les étrangers qui ont aussi profité du quota.

En route pour Puri, Orissa.

 

Dans le compartiment de 6 places : deux indiens solitaires, un jeune retraité japonais en tenue d’Indiana Jones, not’ compère italien Mauro, Niko et moi.

Un nouvel arrivant, « étranger » lui aussi, entre. Il regarde avec insistance la place où est assis l’un des indiens. Sans se faire prier, ce dernier explique qu’il n’a effectivement pas de place attitrée, il a acheté son billet en surbooking.  Il promet de libérer la couchette au moment de se coucher, mais il suggère que l’on s’ajuste pour l’heure afin que 4 personnes au lieu de 3 puissent s’asseoir. Le silence du compartiment ponctue lourdement sa suggestion.

Le Japonais, assis sur la banquette faisant face au litige, s’exprime, rompant le silence et devenant par la même le porte-parole du compartiment « quota touriste » :

Pouquoi tu t’assois là ? Si c’est la coutume de s’ajuster comme tu dis, alors pourquoi tu rejoins pas les autres indiens ?

Silence. L’Indien sans place, abasourdi, part. L’autre autochtone passe le reste du trajet les yeux baissés.

 

 

Le magazine du voyage

 

Dans le kiosque de l’aéroport de Bangkok, un magazine sur le voyage vendu à 4 euros propose un dossier « Simply Sikkim ».

La moitié du travelogue et les ¾ des photos ont été prises à Calcutta. L’auteur découvre pour nous que les indiens boivent beaucoup de thé, qu’ils sont pauvres et que les « pousse-pousse » sont encore en circulation.

En fin de dossier, quelques précieux conseils pratiques :

Ne donnez pas aux mendiants, sinon ils vous poursuivront de partout.

Négociez systématiquement à 50% du prix annoncé. Si le vendeur refuse, partez, vous verrez qu’il vous fera revenir.

 

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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 09:02
- Par Henzo - Publié dans : Portraits

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RELIGION

 

Dieu est partout…

Mon voisin louche sur mon épais carnet de notes posé sur le siège qui nous sépare. Il esquisse un geste pour le feuilleter puis se reprend dans une soudaine prise de conscience. Il s’agite un peu dans son siège, tourne deux trois fois la tête vers moi, ouvre la bouche… mais rien n’en sort et il retourne la tête de l’autre côté.

Quand finalement je prends ce fameux cahier à la couverture illustrée de dessins tribaux, mon voisin distingué se décide précipitamment à me poser cette question qui lui brule les lèvres :

« Is it a Bible ? »

 

… même sur le tableau de bord…

Arrêté sur le bord de la route, mon chauffeur de taxi fait de la monnaie pour son copain conducteur de rickshaw.

Après quelques secondes, « mon » chauffeur semble chercher des billets perdus, apparemment plusieurs centaines de roupies. Il interroge son collègue et tous deux commencent à fouiller de partout, en vain. L’homme du taxi interroge le rickshaw walla, qui pourtant me parait hors de cause. Ce dernier dément mollement l’accusation, et le taxi n’est pas convaincu : il pointe du doigt une statuette de Hanuman tronant sur le tableau de bord, paraissant dire sans parler que le Dieu en présence n’est pas dupe. Le rickshaw acquiece et sort gentillement des billets de 100 roupies de son portefeuille.

 

… et dans le slip.

A la sortie d’un petit centre de musculation, un jeune homme aux gros bras me raconte ses choix de vie :

Je viens m’entrainer ici 3 heures par jour. Grace à mon Dieu –Hanuman, dont il porte une icône autour du cou – je n’ai besoin ni de fille, ni d’amis. Je n’ai pas besoin de sexe, car mon amour pour Hanuman est suffisamment grand, et pas besoin non plus d’amis, car mes muscles me permettent de mettre à terre 10 personnes à la fois.

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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 12:59
- Par Henzo - Publié dans : Portraits

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Le fondateur du Shiv Sena, Bal Thackeray, qui avait notamment incité et coordonné les émeutes anti-musulmans de 1992 à Mumbai, a félicité Sarkozy au sujet de la burqa : « il est un gouvernant idéal. Le gouvernement français ne cherche pas à apaiser les musulmans pour capter leurs votes ».

 

L’homme en question, comme Sarkozy, n’aime pas les musulmans. Si bien qu’il a incité rageusement les Hindus à organiser « des attentats-suicides pour contrer les aggressions musulmanes ». Grace à son implication et à son perfectionnisme, au moins un bon millier de musulmans (des familles entières, je passe sur les atrocités) sont morts, souvent brûlés vifs durant le seul mois de Décembre 1992. Et il ne s’agit pas d’une montée d’hormones qui lui aurait passé : il a depuis, par exemple, enjoint à pendre tous les musulmans Indiens ou les déporter au Bangladesh.

 

Comme Sarkozy, Bal Tackeray aime diviser et attiser la haine. Non seulement il rêve tout haut d’une Inde aux Hindus, « débarrassée du cancer de l’Islam », mais il se bat aussi férocement pour un Marahastra (Etat de Mumbai) aux marahastrians, contre l’homosexualité bien sûr, contre les Indiens du nord et même contre « l’indécente, bestiale et non-indienne » Saint Valentin, entrainant ainsi quelques mises à sac de magasins et les ratonnades de quelques couples non-mariés ayant l’indécence de sortir ensemble.

 

« Sarkozy est un homme fort, pas un de ces dirigeants fatigués et qui s’ennuient comme ceux que nous avons ». Nous en avons de la chance ! Ah oui - faut-il le préciser? - Thackeray a une autre idole : Hitler.

 

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The founder of the Shiv Sena, Bal Thackeray, who had called for and coordinated the Bombai Riots of 1992, has congratulated Sarkozy regarding the law on burqa : « He is an ideal ruler. Their (French) rulers never appease the Muslims for vote-bank politics”.

 

Like Sarkozy, Thackeray does not like muslims. He had claimed that “if such suicide squads are formed only then can we take on perpetrators of mindless violence”. His preeches led to a slaughter during December 1992, with more than a thousand muslims killed, often burnt alive.

 

Like Sarkozy, Bal Tackeray likes to divide and stir the hatred up ; not only he dreams aloud of an India for Hindus, freed from “Islam, the cancer of India”, but he fights harshly in favor of a State of Maharashtra only for Maharashtrians, stands up against homosexuality of course, against North Indians (especially Biharis) and even against “the bestial, indecent and a-Bharatiya (un-Indian)” Valentine Day, triggering a few lootings of shops and mouse-hunts of unmaried couples having the indecency of going out together.

 

Sarkozy is a strong man, not a thakela-pakela (tired and bored) leader like ours. Half the leaders running our country need to look forplaces for their funeral”. How lucky! Oh, I’ve almost forgotten (but it’s so obvious) : Thackeray has another hero… Hitler.

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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 07:44
- Par Henaji - Publié dans : Société

Bandh 17/07/09

Hier c’était la grêve à Calcutta. Une semaine qu’on l’attendait, celle-là. Une vraie grêve générale n’a lieu qu’une ou deux fois par an. Elles sont célèbres parce qu’elles sont totales, tout le monde s’arrête de travailler, laissant la ville se reposer une journée. Pendant 12 heures, la ville passe du grouillement au calme, des nuages de fumée à l’air presque pur, des coups de klaxon aux gazouillements. La qualité de vie fait un bond en avant formidable, le temps d’une journée. Les familles se rassemblent, les amis trinquent, tout le monde a le sourire ; personne pour se dire « usager pris en otage » devant les caméras.

 

On parle des grêves de Calcutta partout non pas parce qu’elles sont courantes, mais parce qu’elles sont ouvertement appréciées de tous. Les rendez-vous professionnels sont ajournés, voilà tout. La fénéantise n’est pas la pire des tares, surtout en ces jours de forte chaleur qui liquéfie notre motivation. On ne va pas cacher notre vice caché en feignant de protester contre cette société décidément pas assez sérieuse, en se plaignant de cette nonchalance indienne qui risque de déteindre sur nous.

 

Hier toutes les nationalités – italienne, belge, française, chinoise et indienne – en ont bien profité, et je vous souhaite à vous aussi – avec un peu de retard – une joyeuse journée de grêve !


(*): Rappelle Happy Birthday mais signifie “happy Bandh day”, bandh désignant la grêve en bengali.


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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 07:45
- Par Henal - Publié dans : Société

Le gouvernement, qu’il soit central ou régional (à différent degrés), est loin de remplir son rôle : pauvreté, pollution, corruption, infrastructure, etc.

Alors les penseurs de la nouvelle Inde, les libéraux « progressistes », déversent leurs idées surgelées, comme s’ils n’avaient rien vu de ce qu’il se passe dans le monde depuis les années 80. Mira Kamdar dans son Planet India, s’extasie devant les déclarations d’intentions des CEO de grandes entreprises indiennes qui se disent contre l’exploitation et la pauvreté, Shashi Tharoor, l’homme politique nouvelle génération qui joue au cricket et tweet ses reflexions, se gargarise d’une formule simpliste : les privatisations doivent remplacer l’action de l’Etat, car « c’est du profit pour quelques uns mais un bénéfice pour tous ».

Et, ce matin dans la page « reflexions » du Telegraph, Ashok Desai présente et glorifie le travail du CEO de Fabindia, entreprise socialement responsable. Sa conclusion est à peine au second degré : il rêve de l’Inde en dictature, avec le CEO de Fabindia à sa tête.

Tout simplement, les progressistes voudraient faire un bond en avant, pour rejoindre la Chine…

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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 06:51
- Par Henzaccio - Publié dans : Psyché

 

 

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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 06:45
- Par Gettin' old - Publié dans : Société

Hier matin, cinq victimes d’un accident de la route sont transportés à l’hôpital privé Peerless, tout proche du lieu de l’accident. Les accidentés – non solvables - ne sont pas admis à l’hôpital. On les emmène alors à l’hôpital Apex, et rebelote : refoulés à l’entrée.  Peu de temps après, les victimes décèdent.

Cette histoire relève du quotidien. Mais pour une fois, les Calcuttans n’en restent pas là : des centaines de locaux retournent à Peerless et mettent à sac l’hôpital. Qu’en disent les journaux ? « cet incident révèle à quel point les médecins sont exposés à la violence, les hôpitaux ne sont pas assez sécurisés ».

Pour enfoncer le clou du cynisme, la pleine page suivante est consacrée à une annonce du Gouvernement qui commémore le 119e anniversaire du Dr Ambedkar, porte-parole des Dalits, avec une citation : « mon idéal serait une société basée sur la liberté, l’égalité et la fraternité ». Continuons de rêver, ça ne coute rien.

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Yesterday morning, 5 people injured in a car accident are carried to the nearest hospital, the private Peerless.  The injured are allegedly refused for being insolvent. They are then brought to Apex hospital. Same story other again. Soon after, the 5 died.

This is everyday story. But for once, the Calcuttans don’t leave it like this : hundreds of locals returned to Peerless and ransacked the hospital. What the newspaper says ? “This incident reveals how insecure are the doctors and nurses, the hospitals need more security”.

To be even more cynical, a few pages after you will find a full page announcement of the Government to commemorate the 119th birthday of Dr Ambedkar with a quotation : My ideal would be a society based on liberty, equality and fraternity”. Let us keep dreaming, it does not cost a dime.

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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 10:22
- Par hen - Publié dans : Société

Burn Babylon

Les deux étages incendiés du St Stephen Building avaient été construits illégalement. Le bâtiment principal de l’organisme de régularisation des constructions immobilières – le Calcutta Municipal Commission (CMC) – est lui-même illégal.

On découvrira bientôt que le gouvernement est illégal… dès qu’il aura pris feu.


Viol pour le meilleur et pour le pire

Si le Pâpe n’a pris aucune mesure contre le prêtre qui avait agressé 200 jeunes handicapés, le ministre de la justice indienne a su se montrer plus pragmatique en se prononçant en faveur du mariage du violeur avec leur victime, même s’il s’agit d’une mineure.

C’est une fleur que le ministre fait à ces filles impatientes qui n’ont pas su attendre le violeur que leurs parents choisissent pour elles.

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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 16:08
- Par 17 ? - Publié dans : Psyché
Enregistrement studio de la mythique "17" d'Alacazas, aussi connue sous le nom de "zhi xiang cheng bao" !
Le mystère et l'énigme persistent néanmoins  : la 17, est-elle vraiment en 17 ? Bonne chance...






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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 10:12
- Par Ki korche - Publié dans : Société
23/03/10, 2pm : In the heart of Calcutta, an inferno in the upper floors of a 80-year-old building kills at least 24 people.
This official figure is contradicted by the numerous families who were standing by the end of the day at the foot of the burnt construction, desperate to hear from their missing relative. 
If some onlookers became heroes by saving some of the victims trying to escape the flames by jumping from the 4th and 5th floor, we will recall better the under-equipment and the lack of training of the - rather old - firemen.
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23/03/10
à 14h : Au coeur de Calcutta, dans la rue que certains appellent les Champs Elysees de Calcutta, un violent incendie dévorant les étages supérieurs d'un immeuble de plus de 80 ans coute la vie à 24 personnes, officiellement.
Les nombreuses familles qui restent au pied du batiment jusqu'au soir dans l'espoir d'avoir des nouvelles d'un disparu.
Si certains badauds ont fait preuve d'héroisme en receptionnant des victimes de l'incendie qui ont sauté des 4e et 5e étage, on retiendra surtout l'image d'équipes d'intervention dépassés, mal coordonnés, mal équipés et souvent trop vieux.

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