L’un des enjeux majeurs en politique aujourd’hui en France est la perte de signification de la citoyenneté. « Le vote est un droit, mais aussi un devoir » ; « ce dont les jeunes (et les moins jeunes) ont besoin, c’est une bonne guerre pour qu’ils se rendent compte de la valeur de ce droit ». Voici des assertions communément prononcées à propos de l’abstention, mais aussi de l’irrévérence envers les symboles de la nation.
Cette réflexion part du principe que ce sont les nouvelles générations qui ne collent pas assez à la réalité, qui se déconnectent. Cette analyse n’est certainement pas complètement erronée, car, généralement, nous n’apprécions les choses à leur juste valeur que s’il nous les avons obtenu au prix d’un effort. Mais peut-on arrêter l’analyse à ce constat navrant ? N’y a-t-il que les hommes à changer ? Les enjeux actuels, qu’ils soient au niveau individuel, sociétal ou planétaire, ou aux trois niveaux enchevêtrés, ne représentent-ils pas un besoin d’évolution des valeurs intégratives et structurantes des sociétés modernes ? De nombreuses thèses ont été développées sur le défi des nations face à la nouvelle situation mondiale, face aux interconnections résultant de la mondialisation ; interconnections culturelles, de civilisations, humaines et affectives, et bien sûr économiques. Les distinctions entre partis politiques se font de plus en plus en fonction de ce sujet : mondialisation économique entre nations, mondialisation citoyenne, anti-mondialisation ; et aussi l’Europe : commerciale, de coopération inter-nationale ou supranationale.
Face à ces nouvelles préoccupations, les frileux qui se sentent un peu dépassés s’accrochent aux structures et condamnent les hommes. Mais ce sont les structures politico-légales qui, en étant trop contradictoires, perdent leur sens aux yeux de beaucoup de contemporains. L’ouverture sur le monde, la mise en contact des différentes nations et sociétés découlent d’une volonté politique, pas seulement d’une évolution autonome de la sphère économique. Pourtant, dans le même mouvement, les nations se cloisonnent, la xénophobie s’érige comme une nouvelle vertu, celle du parler vrai et du bon sens. Alors que l’interdépendance mondiale se développe (enjeux politiques, économiques, sociaux, culturels, environnementaux), le mépris et l’ethnocentrisme s’accentuent aussi. Quelle surprise y-a-t-il alors à constater que les véritables citoyens ne défendent plus leur « nation » ? La nation perd son sens et, de fait, sa puissance. Quel banlieusard voudra célébrer la gloire de la république quand cette dernière veut le karchériser ? Qui veut croire en une république qui fait moult génuflexions à une dictature mais qui tient irrespectueusement à l’écart les victimes de ce régime ?
Notre scène politique n’exprime pas nos espoirs, et ne nous permet pas de les exprimer. Le débat politique tel qu’il se présente aujourd’hui donne le sentiment que tout nous échappe, que rien n’est à portée.
Mais il existe une citoyenneté qui vaille le coup d’être défendue : la citoyenneté mondiale. Elle seule redonne espoir, autorise l’émergence de nouvelles perspectives qui ne sont pas encore trahies elles-mêmes, elle seule peut encore susciter l’émulation, la mobilisation et la fierté :celle de l’humanité. Une humanité responsable et rêveuse à la fois, qui se donne les moyens d’affronter son destin !









Ca y est la blague scolaire est terminée, on a nos beaux diplômes, des faux comme tout en Chine, et on a pu se prendre en photo avec les profs comme prévu. Nous dirons plus tard, quand l’heure de se vendre aura sonné, que nous avons passer un trimestre en Chine à la rayonnante Fudan Da xue, que nous avons été en contact avec la culture chinoise etc. Mais s’il faut faire un bilan réaliste et honnête, nous ne pouvons pas mentir à ce point. En effet , l’hôtel dans lequel nous avons passé le plus clair de notre temps appartient bien à la Fudan. Mais nous y étions les seuls étudiants, et bien à l’écart de tous les autres, qu’ils soient chinois ou étrangers.
Une excroissance bizarre, des menaces bactériologiques et virales par milliers au pays du SRAS, de la syphilis et autre grippe aviaire, et c'est l'alerte.

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