Dimanche 29 janvier 2006
par Henzo publié dans : Dubitatif

L’un des enjeux majeurs en politique aujourd’hui en France est la perte de signification de la citoyenneté. « Le vote est un droit, mais aussi un devoir » ; « ce dont les jeunes (et les moins jeunes) ont besoin, c’est une bonne guerre pour qu’ils se rendent compte de la valeur de ce droit ». Voici des assertions communément prononcées à propos de l’abstention, mais aussi de l’irrévérence envers les symboles de la nation.

Cette réflexion part du principe que ce sont les nouvelles générations qui ne collent pas assez à la réalité, qui se déconnectent. Cette analyse n’est certainement pas complètement erronée, car, généralement, nous n’apprécions les choses à leur juste valeur que s’il nous les avons obtenu au prix d’un effort. Mais peut-on arrêter l’analyse à ce constat navrant ? N’y a-t-il que les hommes à changer ? Les enjeux actuels, qu’ils soient au niveau individuel, sociétal ou planétaire, ou aux trois niveaux enchevêtrés, ne représentent-ils pas un besoin d’évolution des valeurs intégratives et structurantes des sociétés modernes ? De nombreuses thèses ont été développées sur le défi des nations face à la nouvelle situation mondiale, face aux interconnections résultant de la mondialisation ; interconnections culturelles, de civilisations, humaines et affectives, et bien sûr économiques. Les distinctions entre partis politiques se font de plus en plus en fonction de ce sujet : mondialisation économique entre nations, mondialisation citoyenne, anti-mondialisation ; et aussi l’Europe : commerciale, de coopération inter-nationale ou supranationale.

Face à ces nouvelles préoccupations, les frileux qui se sentent un peu dépassés s’accrochent aux structures et condamnent les hommes. Mais ce sont les structures politico-légales qui, en étant trop contradictoires, perdent leur sens aux yeux de beaucoup de contemporains. L’ouverture sur le monde, la mise en contact des différentes nations et sociétés découlent d’une volonté politique, pas seulement d’une évolution autonome de la sphère économique. Pourtant, dans le même mouvement, les nations se cloisonnent, la xénophobie s’érige comme une nouvelle vertu, celle du parler vrai et du bon sens. Alors que l’interdépendance mondiale se développe (enjeux politiques, économiques, sociaux, culturels, environnementaux), le mépris et l’ethnocentrisme s’accentuent aussi. Quelle surprise y-a-t-il alors à constater que les véritables citoyens ne défendent plus leur « nation » ? La nation perd son sens et, de fait, sa puissance. Quel banlieusard voudra célébrer la gloire de la république quand cette dernière veut le karchériser ? Qui veut croire en une république qui fait moult génuflexions à une dictature mais qui tient irrespectueusement à l’écart les victimes de ce régime ?

Notre scène politique n’exprime pas nos espoirs, et ne nous permet pas de les exprimer. Le débat politique tel qu’il se présente aujourd’hui donne le sentiment que tout nous échappe, que rien n’est à portée.

Mais il existe une citoyenneté qui vaille le coup d’être défendue : la citoyenneté mondiale. Elle seule redonne espoir, autorise l’émergence de nouvelles perspectives qui ne sont pas encore trahies elles-mêmes, elle seule peut encore susciter l’émulation, la mobilisation et la fierté :celle de l’humanité. Une humanité responsable et rêveuse à la fois, qui se donne les moyens d’affronter son destin !

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Dimanche 29 janvier 2006
par Gabo publié dans : Dubitatif

Suis-je vraiment comme eux ? Suis-je vraiment un parmi tant ? Je veux me persuader du contraire mais cela semble bien difficile. Car la différence, ils ne la font pas. Ils n’ont pas le temps, il faut vivre et cela les tuerai. Je dois donc me résoudre à l’accepter : pour tous ces mendiants, ces prostituées, ces vendeurs de la rue, ces fantômes du pavé, je ne suis qu’un touriste, un blanc plein d’argent, un touriste au sein de la masse. Pour me consoler j’ose croire qu’il existe une certaine échelle au sein de la masse et que par chance je suis resté vers le bas, bien loin du sommet, du sommet de la connerie.

Ainsi, avec la masse, à mon degré, je détruis. Les cadeaux que j’apporte, parfois malgré moi, s’appellent Mac Donald et Britney Spears… Tout ce qu’il y a de plus exécrable, tout ce dont la masse se délecte avec tant de joie, ici comme la bas. Les dés sont lancés, les jeux sont faits, rien ne va plus. Il n’y a pas de résistance, les victimes se sont engouffrées dans la brèche et elles achèvent elles même ce que nous avons commencé. Ce que j’ai amené, je n’ai plus besoin de le chercher, on me le donne à tous les coins de rue… « dvd, sex massage, watch… », le tout « cheaper cheaper ». 

Aujourd’hui, être touriste n’est bien trop souvent que source de destruction, qu’on le veuille ou non. Nous exportons notre culture, et celle-ci n’a que peu faire de la leur. Comment empêcher tout ceci ? Fermer les frontières ? Délivrer des permis de voyager suivant le degré de débilité ? Lire Bouvier et s’en contenter ? Ou tenter d’éduquer au voyage, inculquer savoir vivre et respect ?

On pourrait objecter qu’aujourd’hui n’est pas pire qu’hier, qu’ouverture et tourisme n’ont rien empiré. Si ce n’est pas pire, ce n’est cependant pas bien mieux. Le pire n’est jamais la bonne référence.

Philippe Lançon a peut être bien raison : tout ira mieux lorsque les avions auront disparu de notre ciel. « Sans avions, les voyages se mériteront de nouveau, ils devront être voulus, pensés. Ils présenteront des risques. Ils exigeront du temps. Ils seront des chemins plus que des destinations. »

En attendant, j’essaie de rester le plus possible en bas de l’échelle et je me délecte de tout ce qu’il reste à contempler.

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Samedi 21 janvier 2006
par henzo publié dans : Dubitatif

"L'idéal du non contre l'horizon du oui"*

 

On a toutes les raisons de dire non au "traité établissant une constitution pour l'Europe" et elles se justifient tellement facilement:

 

 

 ·le non idéaliste de gauche

 

 ·le non populiste du ras le bol, du non à Chirac (!)

 

 ·le non souverainiste (ah l'Etat-nation)

 

 ·le non fasciste contre la Turquie

 

 ·...

 

 

 

 

 Pourtant, force est de constater les lacunes de l'Europe et les déceptions liées au TCE: l'UE se concentre toujours et toujours plus sur l'objectif du marché, de "la concurrence libre et non-faussée" et pas assez sur le collectif et la redistribution, sur les moyens de conduire des politiques économiques favorables à la croissance et à l'emploi.

 

     Il paraît que beaucoup de ceux qui ont voté pour l'euro s'attendaient à ce que cela conduise à la formation de l'Europe politique, discrétionnaire...Et c'est pourquoi ces mêmes personnes ont l'intention de voter non au prochain référendum! Quand le TCE propose enfin une inflexion vers l'Europe politique (A. Lipietz) par l'extension des pouvoirs du Parlement européen pour plus de démocratie** (cf "liberté des prestations de services" où le Parlement devient codécissionnaire et non plus seulement consulté, rappelons-nous de la commission Bolkestein), ainsi que par une avancée vers "la compétence de la compétence" octroyée à la commission (qui éloigne l'Europe du simple traité intergouvernemental pour élever la commission européenne à une entité interne capable d’investir de nouveaux domaines de compétences), ce n'est pas le moment propice pour exprimer son rejet de la partie 3, c'est à dire de l'aspect qui n'a rien de nouveau! Effectivement, cette partie de la constitution témoigne du fait que l’Europe demeure un regroupement d’Etats nations déterminés à conserver leur souveraineté même si cette situation les dessert objectivement. Ce n’est pas une justification pour autant. Le TCE inaugure une extension du domaine de compétences de la commission (=affaiblissement de la souveraineté, désolé Pasqua) et une dimension parlementaire plus considérable, donc un pas vers la démocratie. Si l’on est lucide quant à l’opinion publique et au paysage politique français et européens (la vieille Europe en tout cas), il apparaît clairement qu’une victoire du non sera perçu comme un rejet nationaliste et non comme un appel à plus d’Europe. Voyez les arguments de ceux qui se disent pourtant pro-européens : L’Europe pour une France en grand !

 

          Ce sur quoi se concentre Jacques Généreux n'est que la continuité du traité de Rome. Et d'ailleurs, refuser  la TCE ne conduira pas, j'en suis persuadé, à une amélioration dans le sens souhaité. L’Europe s’est construite sans les citoyens européens. Maintenant qu’un début de possibilité d’y participer se présente, nous voulons jouer les capricieux ! Le 29 mai n’est pas l’occasion d’un plébiscite de l’Europe néolibérale, mais celle d’un référendum pour se prononcer pour ou contre une Europe politique.

 

           Jacques Généreux identifie un triple déficit auquel la constitution doit remédier:démocratique(que les citoyens puissent réorienter les politiques), économique(que l'on se donne les moyens d'actions comme aux USA) et social(coordination contre le dumping social)***. Cependant, une victoire du "non" serait interprêtée comme le rejet du fédéralisme ou confédéralisme, comme une peur viscérale de l'Europe (cf "n'ayez pas peur" de Chirac aux djeun's). En effet, le rapport de force politique européen penche significativement à droite, le conseil européen a souvent rechigné à ceder des domaines de compétences à la commission** (voir les avancées sociales et fiscales bloquées). Croire que rejeter la TCE sera comme un électrochoc qui poussera à la remise à plat de toutes les priorités de l'UE est séduisant, mais c'est sans compter sur la détermination de la vieille Europe à abaisser à 1% du RNB la contribution budgétaire maximale. Et c'est surtout croire que c'est sur la touche que l'on mène le match! Car si la France opte pour le non, il y a toutes les chances qu'elle reste en marge des avancées de l'UE pour un temps, sans parler de l'affaiblissement supplémentaire de la dynamique européenne.

 

          La constitution n'est pas une avancée de plus dans le néolibéralisme, c'est un cadre juridique qui permettra, à terme, au peuple de s'exprimer sur l'orientation et les priorités de l'Europe (question de l'unanimité en matière fiscale et sociale, réforme des objectifs de la banque centrale).

 

 

*Titre de l'édito de Charlie Hebdo du 13/04/05 par Philippe Val. Edito extrait de l'ouvrage "une constitution pour les lâches".

 C'est à chaque fois un non pulsionnel, qui vient des tripes! Le ventre ne peut nous conduire à voter oui à un compromis qui peut faire l'unanimité, qui n'a rien de radical ni de bandant, car il ne peut être apprécier que par la raison.

 

**pour en savoir plus, le dossier d'Alternatives économiques d'avril 2005 et surtout "la constitution européenne" de A. Lechevalier et G. Wasserman.

 

 

 

 ***cf "le Manuel du parfait européen:les bonnes raisons de dire "non" à la constitution" de J. Généreux ainsi que le débat Frémeaux/Généreux du "Charlie" du 27/04/05

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Vendredi 9 décembre 2005
par Gabo publié dans : Made in China

Ola ola tout le monde ! c'est cool d'avoir eu tes contributions enzo... j'allais finir par penser que ce blog allait malheureusement devenir mien. "Aigreur et enervement" , t'en as mis une sacree couche la... tu devais pas etre au top de la joie ! Je te rejoins sur pas mal de points effectivement... la Chine est pas forcement tres facile a vivre, on a pas forcement les contacts et l'immersion qu'on aurait aime avoir... mais bon, voila, ca fait partie du voyage, a toi de savoir faire avec, parce que c'est pas pret de changer, donc autant ne pas se morfondre !

Pour ma part, mon periple en Chine a pris maintenant une allure bien differente et aussi bien plus plaisante ! Je decouvre enfin ce que j'attendais de mon voyage. Le sac sur le dos, ca fait maintenant deux semaines qu'on trip de ville en ville dans le yunan avec mes trois comparses, anais, maelle et agnes. On est arrive a kunming apres nos 45 heures de train non stop et on est directement alle a Dali
(petite bourgade bien preservee dans le style chinois d'antan) en train de nuit. On s'y est pose plusieurs jours, tranquilou au bord d'un joli lac et de belles montagnes, avec au programme peche au cormoran et balade en cheval en montagne. On a pris un guide Bai (minorite ethnique de la region), Afey, avec qui on a bien sympathise... au cours de notre balade autour du lac en velo, on s'est fait invite par une famille Bai d'un village voisin, a un enterement ! La coutume veut qu'a la mort d'une vielle personne, les gens soient heureux et celebrent dans la bonne humeur... ils nous ont offert le repas, servi et reservi a n'en plus pouvoir ! Afey nous a bien aide pour traduire tout ce qu'ils nous disaient et nous expliquer le fonctionnement de la ceremonie. On a meme ete invite pour le lendemain, pour la suite de la ceremonie. On s'est ensuite fait avec Afey une petite viree au Karaoke local, avec tous les jeunes paysans du coin, c'etait bien loin des ambiances boite de nuit de nos cites !

On est ensuite parti pour le nord du Yunnan, ancienne partie sud du Tibet (region Kham), a Deqin, petite ville a 3200 metres d'altitude. Premiere nuit dans une auberge avec 5 couvertures sur moi, avec vue sur les "Meli snow montains" et son Kawagebo (sommet a 6800 m). Le lendemain on est parti pour un village tibetain, Yubeng, au pied du glacier. Apres 1 heure et demi de taxi et 5 heures de marche on est parvenu au village ou on a bien vite ete integres a la famille tibetaine qui nous hebergeait... Leur acceuil etait vraiment tres tres chaleureux... On a pu profiter de leur fete du village, a l'occasion de l'abattage d'un de leurs cochons ! Tout le village etait reuni pour l'occasion, avec encore une fois un vrai festin, des danses, des chants, des jeux... et pas mal d'alcool local, qui m'a d'ailleurs mis chaos pour le lendemain... Toute l'atmosphere, l'ambiance dans leur village donnait vraiment envie de se poser chez eux pour pas mal de temps, et la generosite dont ils ont fait part etait particulierement touchante... comme quoi, c'est bien souvent ceux qui ont le moins qui donnent le plus...

Hier soir on est reparti de Deqin avec un autre groupe de chinois... a huit dans un taxi pour 6, de nuit par moins 15 degres avec des cols a plus de 4000 metres... j'etais devant, a cote du chauffeur et j'ai eu mal au bide pendant tout le trajet...  le chaufeur somnolait sur la route, il avait ses yeux qui se fermaient, mais il continuait quant meme, malgre mes gesticulations et mes mimes pour lui faire comprendre de faire une pause ! J'ai corrige deux fois la trajectoire de la voiture, juste avant qu'on se prenne le ravin... j'etais fou a cote de lui, mais lui il s'en foutait... il mettait sa musique tibetaine a fond et il ouvrait grand sa fenetre pour se tenir eveille... enfin bref, un sacre voyage !

Et voila, depuis ce matin on est a Lijiang, petite ville plus au sud, jusqu'a demain, pose pepere, avant de repartir pour le sud du yunan, a la frontiere avec le laos, le vietnam et la birmanie... le triangle d'or ! On devrait pouvoir se promener dans les rizieres, voir peut etre des elephants et aussi de l'opium... Je reprend mon avion le 18 pour Shanghai, ensuite deux jours dans la babylon chinoise, puis retour en France...

allez tcho, a tres bientot !

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Mardi 29 novembre 2005
par hen al'ancienne publié dans : Made in China

Ca y est la blague scolaire est terminée, on a nos beaux diplômes, des faux comme tout en Chine, et on a pu se prendre en photo avec les profs comme prévu. Nous dirons plus tard, quand l’heure de se vendre aura sonné, que nous avons passer un trimestre en Chine à la rayonnante Fudan Da xue, que nous avons été en contact avec la culture chinoise etc. Mais s’il faut faire un bilan réaliste et honnête, nous ne pouvons pas mentir à ce point. En effet , l’hôtel dans lequel nous avons passé le plus clair de notre temps appartient bien à la Fudan. Mais nous y étions les seuls étudiants, et bien à l’écart de tous les autres, qu’ils soient chinois ou étrangers.

Si les cours avaient lieu dans la salle de conférence du même hôtel, il est aussi vrai que nous n’en avions pas beaucoup et qu’ils n’étaient de toute façon pas indispensables. Nous avions donc tout le loisir d’aller à l’aventure vers l’inconnu : l’extérieur de l’hôtel ! Il ne faut pas longtemps pour se rendre compte de la pauvreté culturelle de Shanghai : les musées sont à chier, tout ce qui est traditionnel est rasé pour laisser place aux gratte-ciels vides, un effort gigantesque est produit pour imiter « l’Ouest ». Produits de consommation, boutiques, mode, esthétique, divertissement, business… l’homme occidental est LE modèle vers lequel il faut tendre. Cet environnement fait naître un double sentiment : celui de la facilité et de l’assurance tout d’abord.  Car tout ce qui reste à faire est dépenser son argent. Alors chacun va faire son pèlerinage au « marché du faux » et à celui du tissu ; et on s’y sent bien, puissant, excité par toutes ces (fausses) marques tout autour. Certains s’y sentent un peu ridicules et ont du mal à rejeter ces pauvres marchands qui alpaguent à tout va, mais ce sont des sensibles…C’est tellement peu cher qu’on dépense plus qu’en France, on veut faire des provisions, même de ce qu’on a besoin…surtout de ce qu’on a pas besoin, car on n’y trouve pas en France ! On peut aussi s'acheter des costumes, se pointer dans les clubs les plus hipe et s'y torcher la gueule et enfin se taper n'importe qu'elle chinoise qui se frotte pendant qu'on finit de siroter. Ah oui, la vie y est facile en un sens, vu qu'on les fait rêver et jalouser. 

 Mais c'est aussi le sentiment de déception, d'absence de sens qui nous prend. Les bars et boites ne sont fréquentés que par des occidentaux, et rencontrer des francais ou des ricains, c'était pas dans mes plans. Surtout que je ne sais pas pourquoi, mais les chinois ne se ramassent que les déchets de nos contrées: les vieux gros cholesterolemen, qui paraissent encore plus gros quand ils tiennent une petite chinoise desesperée dans leurs bras. Les moches (garcons), qui ont l'impression d'être beaux parce que pour une chinoise, on se ressemble tous: des stars du cinéma qui en ont plein les poches. Les moches (filles), à boutons et lunettes de préférence, en voyage culturo-touristique parce que les autres destinations sont trop frustrantes. Deception car au lieu de spiritualité et de traditions, on a les cris, les crachats et les faux petits livres rouges. Plein de pipes à opium, mais pas d'opium! C'est ce qui explique ma petite aigreur quand je lis à quel point les "expats" kiffent: ils sont heureux de quoi? Ils fréquentent les starbucks, restent dans les rues bien riches, bien commerciales et bien pas chinoises. Même le gros responsable en Asie de Accor ne parle pas un mot de chinois, mais il nous vante l'hospitalité du pays! Si ce suant personnage savait ce que pense le chinois moyen de sa présence ici...un sourire ne veut pas toujours dire la même chose... Parfois ma copine me traduit ce qui est dit dans la rue, ça ne fait pas toujours plaisir!

Ce n'est pas parce que la projection faite par la classe dirigeante de ce qu'est la modernité passe par le calque de la société hyperconsommmatrice de l'ouest que la population vénère le blanc comme un dieu sur terre! Ce sont ceux qui sont les plus envieux qui sont aussi les plus haineux; psychologie de base. 

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Mardi 29 novembre 2005
par hen al'ancienne publié dans : Made in China

Une excroissance bizarre, des menaces bactériologiques et virales par milliers au pays du SRAS, de la syphilis et autre grippe aviaire, et c'est l'alerte.

On débarque donc dans un hôpital, un édifice moyen, surmonté d'une immense affiche publicitaire présentant un jolie infirmière au sourire copié-collé. Comme dans les restaurants et autres boutiques, une série de "xiaojie", ici des infirmières qui n'ont aucune autre utilité que d'ouvrir la la porte, nous lancent un "jai goa ni" de bienvenue. Devant nous, le guichet de caisse, coeur et raison d'être de la clinique. Tout de suite, on prend notre tension. Pas d'attente, on est la seule attraction de l'hôpital ce soir. Pourtant il y en a des mal-en-point dehors! Certains viennent même mendier devant l'hôpital de temps à autre; ils n'ont pas tord, ils ont flairé la tune de ceux qui peuvent se soigner.

Et, en effet, juste après cet acte médical basique, premier passage à la caisse: l'utilisation de tensiomètre et du stéthoscope coûtera 11 yuans. Si certains se demandaient le pourcentage de l'honoraire que représentait chaque mouvement du practicien... Ils s'en suivront plusieurs examens dont je ne peux juger l'(in)utilité vue mon inculture dans ce domaine. Mais j'ai des doutes. Le coût est à chaque fois plus important, et il est impossible de payer autrement qu'en liquide. Le traitement durera dix jours, à environ 200 euros par jour, et pas de crédit possible! C'est à dire que quand le distributeur ne veut plus participer à l'appauvrissement des parents, nous n'avons plus d'autres choix que d'emprunter aux collegues ou d'interrompre le traitement. Les deux options conviennent aux vampires à blouse blanche: l'interruption rend le traitement moins efficace, ce qui impose une augmentation du nombre d'interventions. Mais en même temps, ça ferait de moi un bon client, et j'aurais alors droit à la carte VIP.

On l'aura compris, les soins hospitaliers en Chine sont réservés à l'élite, vu le pourcentage d'assurés (environ 10% en campagne) et l'état embryonnaire du système de sécu. Mais qui dit élite ne dit pas excellence. Je ne peux pas compter le nombre de sparadraps usagés sur le sol, j'en ai même trouvé un contre le savon antiseptique des toilettes! Le sol est sale et poussiéreux, et il est même possible de fumer dans l'hôpital. Et tout cela se passe à Shanghai, ville la plus riche et plus moderne de Chine!

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Vendredi 25 novembre 2005
par Gabo publié dans : Made in China

Ca y est, c'est la fin ! La fin du periple shanghaien... et oui demain je pars pour le yunnan, une province au sud du tibet pour y passer une vingtaine de jours, le sac sur le dos. 45 heures de train pour y aller, ca va faire long, tres long !

Mais bon, vu la fatigue accumulee de ces quelques derniers jours, je pense que je vais en profiter pour hiberner le temps du trajet... cette derniere semaine a ete bien chargee, entre les partiels de fin de trimestre et les soirees de fin de sejour, ca n'a pas ete de tout repos ! mes partiels se sont bien passes, je dirais meme tres bien ! mais bon faut dire que les exigences intellectuelles requises n'etaient pas bien elevees, tous les sujets etaient deconcertant de facilite... nos profs chinois se sont vraiment montres tres agreables de ce point de vue la, meme s'il faut reconnaitre qu'ils n'avaient pas trop les moyens de faire autrement : leur niveau d'anglais etant bien a l'ancienne, ils ne pouvaient rediger des questions bien difficiles, de peur je pense d'avoir des reponses trop difficiles et de devoir corriger nos copies avec un dictionnaire d'anglais sous la main !

Une petite anecdote de cette derniere semaine egalement : j'ai eu la chance de visiter tres tard dans la nuit, ou plutot tres tot dans la matine, un hopital chinois ! je me suis pris assez violement une bouteille en plastique sur le front (mon colloc voulait initialement la jeter a la poubelle et je me suis malheureusement retrouve sur la trajectoire de la bouteille...) et je me suis donc legerement ouvert, ce qui m'a valu deux points de suture a 6 heure du matin ! L'attente fut bien laborieuse a l'hopital (le temps de reveiller le medecin endormi et aussi de remplir les multiples formulaires...) et la salubrite des lieux n'etait pas tres rassurante ! mais bon, un vaccin anti thetanos administre a la fin des soins devrait en principe me prevenir de toute infection !!! C'etait assez marrant de constater l'aspect primordial de l'argent dans les hopitaux chinois : a peine le seuil de l'hopital passe, on te fait raquer plusieurs centaines de yuan rien que pour pouvoir pretendre voir un docteur, peu importe l'etat dans lequel tu es... sans argent on te laisse sur le pallier ! ah vraiment, notre cher systeme francais a quand meme du bon !

Ca fait bizarre de quitter cette ville ! alors que le bruit, la pollution, le stress ambiant... m'etaient bien penibles, je me rend compte que finalement on s'y habitue assez bien, on apprend a faire avec ! on apprend a circuler au milieu d'un chaos de voitures, de velos, de charettes... le tout sous une fanfare de klaxons et de sonnettes ! je me suis aussi bien habitue aux relations tres basiques et simpettes que l'on peut avoir avec certains chinois : je redis toujours les memes choses quand j'essaie d'entamer une conversation en chinois : bonjour, je suis francais, j'etudie a l'universite Fudan, je ne comprends pas, au revoir, merci... et le tout agremente de nombreux mimes et gesticulations ! parfois ce genre de discussions te tape sur le systeme, parfois par contre ca rend hilare et le simple fait d'avoir ete compris fait tres plaisir...

Mais je suis quand mem bien content de partir pour le yunnan ; plus de campagne, le sac sur le dos avec des bons trips en perspective ! je pars avec 4 filles, on verra combien de temps je vais y supporter, mais ca promet d'etre assez folklorique ! Je vais rentrer en France le 20 decembre, apres plus de trois mois de periple chinois... ca risque de me faire assez bizarre de retrouver la french touch ! Ne serait ce que de ne plus voir tous ces millions de chinois deambuler jour et nuit dans les rues !

D'ici la, portez vous bien et a bientot,

gab

 

ps : joyeux anniversaire mama !

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Mardi 25 octobre 2005
par Gabo publié dans : Made in China

Ca fait quelques temps deja que je voulais me remettre a donner de mes nouvelles, sans grand succes...  mais ca y est, c'est decide je me lance !

Quoi de neuf ? je sais pas trop... pleins de choses et pas tant que ca... la routine des cours s'est installee et nos journees s'enchainent assez rapidement. Je n'ai que tres peu de cours, 2 heures et demi par jour et les cours ne sont malheureusement pa bien interessant. Certains de nos profs s'expriment dans un anglais aux accents un peu trop chinois pour etre entierement compris, et le contenu des cours est tres proche de ceux que j'avais a nice... donc pas de reelle motivation de ce cote la ! Les cours de chinois ne sont egalement pas bien facile a suivre : nous sommes 50 etudiants dans la meme salle, et pour s'impregner de la finesse de la prononciation (pourtant si vitale si l'on veut se faire comprendre) c'est pas donne.

Je continue a decouvrir Shanghai, beaucoup plus tranquillement que quand j'etais tout seul, car maintenant que mes comperes francais sont arrives, organiser un periple en ville a plusieurs prend plus de temps. Et puis la ville est tout de meme bien bien fatiguante : tellement de bruit, de voitures, de velos, de pietons, de pollution... les virees citadines se font donc de plus en plus rares ! Je passe plus de temps dans les parages du campus, et ces derniers temps j'ai pas mal joue au badminton... J'ai un groupe d'amis chinois qui jouent environ 3 fois par semaine, je me joins bien souvent a eux. A chaque fois que je vais jouer, il y a un groupe de chinois spectateurs sur le bord de mon terrain ! Ils ne sont pas trop habitue a voir des occidentaux pratiquer leur sport national. J'ai retrouve un petit niveau, meme si c'est encore bien loin d'etre brillant... mes partenaires de jeu jouent moins bien que moi, ce qui me donne droit a tout leur respect et a pas mal de surnons (dont "superman") ! J'essaie de trouver des joueurs meilleurs que moi mais c'est pas si facile : car les seuls que je trouve sont des "entraineurs" qui sont motives pour faire un match contre moi, tres serieux, ils jouent a fond, me mettent une bonne branlee et repartent illico a leur occupation sans mot dire... Enfin bon, c'est quant meme sympa de pouvoir jouer, de se defouler un petit peu, meme si ca fait maintenant une semaine que je n'ai pas joue (mal au bras et maintenant petite angine qui prend le relais...)

Sinon je fais quelques virees nocturnes egalement : au Karaoke, passage oblige pour tout touriste qui se respecte, ou nous nous ruinons la voie pour quelques jours ; une soiree au "bar rouge" ou l'on retrouve toute la jet set occidentale de passage a shanghai (un joli drapeau rouge - symbole communiste - flotte sur la terrasse du bar, avec une belle vue sur les grattes ciels chinois - joyaux du capitalisme - tres beau contraste)...

Je me suis egalement fait tailler un costard sur mesure (non vous ne revez pas !), au marche du tissu, pour la modique somme de.... 45 euros (non vous ne revez pas !)... Je sais pas trop ce que ca va donner (je le recupere dans une semaine), mais bon a en croire certains ca vaut bien le coup... J'ai fais ca, non pas par plaisir personnel de posseder un nouveau costume, mais plutot par souci d'economies futures, etant donne que mon annee de cesure approche et qu'un stage en entreprise sera de mise, autant prendre quelques precautions ! D'ailleurs, si ca en interesse certains, donnez moi vos mesures, un modele de costume, la couleur d'un tissu et je pourrai peut etre vous ramener votre premier costume sur mesure...

J'ai bien hate de me retrouver a nouveau tout seul, ou du moins en groupe tres reduit, pour partir dans le yunnan (sud du tibet), car la ville devient un petit peu trop oppressante et elle manque aussi bien de charme : ce que l'on construit est enorme, gigantesque, grandiose... mais parfois on se contenterai volontiers de quelque chose de tout petit !

Sur ce, bonne journee a tous, moi je vais retourner avec mes millions de chinois !

gab

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Vendredi 30 septembre 2005
par Gabo publié dans : Made in China

Yep yop !

 Ca y est ca fait maintenant trois jours que je suis de retour a shanghai... apres un tres bon periple a Pekin, l'heure des etudes a sonne ! ca a pas ete facile de retrouver tous ces "edhecs" comme on les appelle dans le jargon managerial, ca me faisait plaisir de revoir quelques tetes, mais pour la grande majorite ca m'a foutu un peu le cafard... enfin bon, je relativise pas mal tout de meme : j'ai passe du tres bon temps a pekin, fallait bien que ca s'arrete un jour !

Je suis maintenant sur le campus de l'universite, campus qui est vraiment gigantesque avec ces plus de 44000 etudiants... c'est une ville a part entiere ! On est loge comme des princes, dans un hotel de l'universite en principe reserve aux professeurs... tout le confort s'y trouve (sauf internet), je partage ma piaule avec sylvain... Je continue pour le moment mon periple en solitaire, j'ai pour le moment pas bien envie de me remelanger a toute la foule edhec donc je part missioner un peu en solo sur le campus... J'ai eu le numero de telephone de chinois qui jouent au badminton, je vais voir ce que ca donne ! je suis bien motive pour me relancer assez serieusement dans le badminton ces deux prochains mois...

Hier on a eu le speech d'acceuil des responsables chinois de notre echange et d'un certain Mr Henri, dean de l'edhec nice, et sa prestation etait ridiculement honteuse... Il a insiste pour que nous fassions preuve d'ouverture culturelle et d'adaptabilite, que nous ayons en fait un veritable comportement edhec, comme ils se plaisent a l'appeler (comme si l'ouverture culturelle et l'adaptabilite etaient des valeurs que nous transmet  notre chere business school... enfin passons !). Mais ce qui etait ecoeurant dans son discours etait que lui meme a fait preuve de si peu de tact lorsqu'il s'adressait a ses collegues chinois, considerant leurs efforts pour nous acceuillir avec tellement de dedain, et les mettant mal a l'aise avec des questions stupides sans aucune sorte d'importance (comme connaitre l'heure exacte de notre repas de midi), questions auxquelles personne ne pouvait de toute facon repondre tellement elles etaient denuees d'interet... et lui qui se plaisait a faire passer le silence des chinois face a ces stupides questions comme un manque d'organisation reel...  

Les cours vont commencer d'ici dix jours, pour le moment c'est les vacances chinoises, nous partons pendant ce temps dans un tour organise par l'universite afin de visiter plusieurs villes de la region de shanghai... ce devrait etre plutot tranquilou comme programme...

Point qui semble pour le moment positif est celui concernant le contenu de nos cours... pas de finance, de compta, de marketing... mais des cours sur la facon d'aborder les affaires en chine, avec pas mal d'histoire, de sociologie... on verra bien ce que ca donne, mais ca semble bien interessant ! esperons seulement qu'il ne s'agira pas encore d'un pur concept marketing avec sous le bel aspect de la forme, un fond bien trop pauvre... soyons confiant,peut etre que pour une fois notre programme fera une remontee sur l'echelle de la reflexion !

D'ici la, je vais allez manger mes pates a la bolognaise, made in China... avec les baguettes bien evidemment, fini les fourchettes ! mais ca va je me debrouille de mieux en mieux...

A tout' tout le monde !

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Vendredi 23 septembre 2005
par Gabo publié dans : Made in China

J'ai plus trop la notion du temps ici, donc je ne saurais dire combien de temps ca fait que je suis a pekin... Les jours passent vite, trop vite et je n'ai pour le moment pas bien envie de rejoindre le reste de la troupe des Edhecs qui vont debouler a plus de 50 a Shanghai !

Pekin est une ville bien charmante, et depuis que je suis ici j'ai pu decouvrir la ville de facons bien differentes ! En passant par le circuit bien touristique evidemment, on peut dire que j'ai "fait" la cite interdite et la place tian'anmen, comme bien trop de touristes ! C'etait surpeuple de chinois, d'occidentaux, de flics, de mendiants... enfin un joli melting pot, qui prend bien vite la tete... La Place tian'anmen est vraiment gigantestque, et on appercoit au nord de la place, aux portes de la cite interdite le joli portrait de mao qui veille sur nous ! On se fait beaucoup accoster ici pour acheter le joli livre rouge de mao, des posters avec son tronche en gros, ou encore des montres avec son bras qui sert de trotteuse ! La police est de partout, et j'ai meme eu un avant gout de la prudence qu'il faut savoir tenir avec elle... alors que je filmais de loin une petite altercation entre la police et une mendiante qui se faisait virer de la place, des policiers m'ont fait comprendre par un simple regard bien trop menacant que je ne filmais pas du tout les belles oeuvres, et pendant tout le reste de mon parcours au sein de la cite interdite, j'ai eu le droit a une surveillance policiere, pas assez discrete pour ne pas s'en rendre compte... Enfin malgre le monde, la cite interdite vaut quand meme bien le detour, l'enchainement des cours et des palais est bien impressionant ! Une petite balade sur la colline de charbon, donne ensuite une vue bien sympa sur la cite et pekin...

Pour le moment je loge de temps en temps dans un guest house rempli de jeunes avec leur sac sur le dos et de temps en temps chez Sylvain, un ami grenoblois qui est cameraman pour France 2. Je fais mon programme au jour le jour, suivant ma motivation, suivant les personnes avec lesquelles je suis, suivant le temps... Il fait en tout cas bien meilleur ici qu'a Shanghai, l'automne a commence, ca aide forcement !

J'ai pu emprunter un velo a une amie de sylvain pour essayer de me fondre parmi ces milliers de  chinois roulants, mais l'aventure n'a pas dure bien longtemps ! le velo etant dans un etat tres precaire, je n'ai qu'eu le temps de m'enfoncer dans les petites ruelles de la ville et de me perdre au beau milieu d'un quartier au look proche de ground zero, mais avec pourtant toujours des centaines de chinois y vivant, avant que mon pneu n'eclate litteralement... j'ai donc poursuivi mon chemin a pied, et meme en marche arriere (la ruelle dans laquelle j'etais etait un cul de sac, et c'etait tellement etroit que je ne pouvais faire demi tour avec le velo...) ! Les chinois sortaient de leur "maisons", ou plutot de leur tas de briques, me scrutaient vraiment bizarrement en me faisant de temps en temps des gestes pour m'indiquer la sortie... Hier je me suis balade avec un ami francais dans le quartier un peu typique de la ville, la ville tartare comme elle s'appelle de le routard, autour de petits lacs et parmi les centaines de velo taxis...

Ici le maitre mot est "Bu Yao" (prononce pou yao et signifiant "je n'en ai pas besoin"), je l'utilise a longueur de journee pour me debarrasser des accostages en tout genre, dont le but est de faire de l'argent ! Que ce soit pour dire non au velo taxi, au vendeur de rolex et de dvd, au vendeur de sex massage ou de lady bar, au vendeur de cartes postales ou de montres mao... l'essentiel est souvent de ne pas croiser les yeux de ceux qui vous vendent tout ceci, car sinon ils sont pret a faire la route avec vous pendant un bon bout de temps afin de parvenir a leur fin...

Depuis mon arrivee j'ai rencontre pas mal de types d'horizons bien differents (d'australie, d'irlande, d'allemgne, du canada...) et le soir on se rencontre souvent en bas de l'hotel autour de quelques bieres... (parfois un peu trop d'ailleurs), a disuter de tout et de rien, a descendre Bush et les ricains... c'est bien sympa !  

J'ai fait ma premiere mission rurale il y a deux jours de ca : la muraille de chine ! C'etait bien bien trippant de monter, descendre, remonter... pendant dix kilometres sur cet edifice assez fou qui s'etend a perte de vue, avec pour seul paysage des collines et des collines... j'ai eu la chance de trouver un parcours tres peu touristique, a quatre heures de bus de pekin... Cette petite excursion m'a bien motive pour essayer de voir une autre partie un peu rurale dans les environs de pekin... je vais essayer de m'organiser un petit periple de quelques jours avant de regagner shanghai !

Pour l'heure c'est direction le temple du ciel... avec bart et simon, deux australiens en plein tour du monde...

 

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Dimanche 18 septembre 2005
par Gabo publié dans : Dubitatif

Ce sont tout juste deux mois (juin – juillet) que j’ai passé à New York, mon premier périple hors de notre bonne vielle Europe…

Les premiers jours, j’hallucinais bien sur la densité et la hauteur des buildings, sur la densité également des fast foods et aussi de certains américains… et puis on s’y fait progressivement. Logés en plein Manhattan, dans le Financial District (pointe sud de Manhattan, juste à coté des anciennes twin towers), on a bien pu profiter de notre situation pour partir facilement triper dans la ville et découvrir les quartiers bien sympa : Greenwhich, Soho, le Midpacking, East village (désolé pour les fautes d’orthographes)…

Notre périple s’est bien accès autour de la vie nocturne, et on a pas mal de fois assisté au lever du soleil, pas forcément très sain comme rythme de vie… Mais du coup on a quand même pu profiter de soirées de styles bien différents et rencontrer des gens bien sympas : Boite Classe, soirée hip hop au Show, électro au Marquis, à la roots sur le brooklyn bridge, sur des toits d’immeubles, au Patriot avec pas mal de pichets de bière peu chers, ou encore sur un bateau avec un concert de reggae…

 

Le Patriot restera bien le lieu qui m’a le plus plu niveau soirées ! C’est un bar qui ne paye vraiment pas de mine, il est même plutôt bien sale, à l’intérieur très peu de filles hormis les serveuses très aguicheuses, et comme seule musique possible de la country débitée par un jukebox… Ca ne paye pas de mine comme ça mais c’est ici pourtant que j’ai rencontré le plus de gens et que j’ai pu le plus me mettre dans l’ambiance ricaine, l’ambiance bien country avec les fats boys et les coyottes girls qui vont avec ! J’y allais souvent avec Youssef, et tous les deux on y restait jusqu’à la fermeture à tchatcher avec des types, parfois un peu chelous certes…

 

Culturellement on s’est aussi un peu instruit, et oui faut bien se donner bonne conscience ! Avec Aurélien surtout on s’est fait plusieurs missions musées : le Guggenheim, le Met, le Moma, avec notamment des bons trips psychés sur Kandinsky ou encore Buren…

 

Des après midi repos ou encore des concerts dans central park étaient aussi au programme, de temps en temps une petite partie de Basket dans le gymnase de notre université et parfois un peu de travail pour les cours !

Niveau cours justement ce n’était malheureusement pas bien plus intéressant qu’à l’Edhec, hormis la finance avec une prof indienne qui savait rendre le cours bien cool… Le must dans la débilité de ces cours a d’ailleurs été atteint avec un cours traitant de « comment éviter la fraude dans les entreprises ». Après des heures de blabla sur les méthodes à employé pour éviter la fraude (installation de caméras, surveillance des comptes, division des taches… et bien sur utiliser la punition pour donner l’exemple, et aussi instaurer le « whistle blowing », c'est-à-dire la dénonciation pure et simple !), le prof nous a écrit au tableau toutes les réponses nécessaires au partiel, juste avant de nous donner les copies…

 

Le quotidien était sinon bien fourni en actions, hallucinations, découvertes, anecdotes, et en mal bouffe aussi (je n’ai jamais autant mangé dans des fast food de ma vie)…

 

Beaucoup de côtés des ricains m’exaspèrent toujours, dont le sur-consumérisme par exemple : ils font tout en gros, en fat ! Il ne roulent qu’en gros 4x4, ils ne mangent que des gros trucs, ne pensent qu’en gros… enfin pas tous, mais beaucoup ! Et puis également cette psychose du terrorisme et ce sur respect des règles qui tourne bien trop souvent au ridicule (nous n’avions pas le droit de remonter dans nos chambres sans nos pass, les types de la securité - un vrai bataillon -  refusaient catégoriquement, meme si après deux mois de présence ils nous connaissaient parfaitement…). Mais il faut dire que je suis bien content d’avoir vu ca de près et aussi de comprendre peut etre un peu mieux pourquoi ils « sont comme ca »…

 

Meme si New york n’est pas les états unis, et que le reste doit etre bien pire sur certains de ces points, j'en garde vraiment un very good souvenir ! 

 

 

Ahhhh la big apple, elle vaut quand meme bien le détour !  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 17 septembre 2005
par Gabo publié dans : Made in China

Ca y est ca fait maintenant plusieurs jours que nous squattons a shanghai, et progressivement on se fait a la folie chinoise... ca demande un peu de temps ! Pas facile de s'habituer a ces milliers de byciclettes, voitures, scooters, charettes, bus... qui dans un boucan assez insupportable a la longue deambulent dans les rues, ou plutot dans ces grosses arteres de la ville... La ville est bien hallucinante, des tours de beton, de verre, d'aluminium de partout, ca construit en permanence ! ce n'est pas rare d'ailleurs de voir des milliers de petits chinois casques sur des echaffauds en bambous (et  oui, tres loin de nos normes occidentales) en train de piocher, souder, raboter... Nos deux premieres nuits nous les avons passe dans un hotel assez "luxueux" pour ici (27 euros la chambre pour deux personnes) et depuis nous sommes dans un hotel certes moins classe et beaucoup plus bruyant, mais moins cher (17 euros)... Beaucoup d'aventures, quelques mesaventures (desole pour le manque d'accents aigus sur les e, mais y en a pas sur les claviers chinois...), de trips, d'actions font notre quotidien depuis notre arrivee.

La premiere soiree en arrivant fut par exemple assez mouvemente, apres un periple en ville ou nous nous sommes fait attirer dans un immeuble, rempli de petites pieces, elles memes remplies de tonnes d'objets de contrefacons (gucci, yves saint laurent, rolex,... se retourneraient dans leur tombes !), et toutes tres "chipa chipa" comme ils disent ici (en bon anglais : cheaper cheaper, ou very cheap...), nous nous sommes fait prendre au beau milieu d'un typhon ! et oui, aussi peu avertis que nous etions, nous sommes alles chercher des bieres dans un petit magasin proche de notre hotel, avec un vent de fou qui retournait nos parapluis, de l'eau jusqu'au mollets, et de la pluie qui fouaittait nos jambes ! De retour a l'hotel, le telephone a sonne plusieurs fois dans la nuit, avec une voix sulfureuse au bout du fil nous baraguinant des phrases en chinois qui se terminaient par : "Ok, Ok ?"... Et oui la prostitution fait ravage ici... ne vous en faites pas, nous avons bien sur refuse !

La pauvrete et la prostitution sont en effet bien visibles ici, meme si shanghai est censee etre la ville chinoise la plus riche... Et c'est parfois assez ecoeurant lorsque l'on voit tous ces vieux occidentaux au bide bien gras se promener avec une ravissante petite chinoise... Nous avons passe plusieurs soirees dans la rue de la soif shanghaienne, maoming nang lu, la ou se trouvent tous les bars et discotheques diverses... c'est un des rares endroits ou l'on peut prendre un verre dans une ambiance assez proche des ambiances occidantales, avec la prostitution en moins et des tarifs bien plus eleves bien sur... Au Blues and Jazz, nous avons pu apprecier un bon groupe de jazz avec une chanteuse a la voix sublime... et au manhattan nous nous sommes immerges dans une ambiance musicale tres tres decevante : pleins de vieux tubes bien commerciaux et peu supportables... on est content lorsque l'on entend du Eminem, c'est pour vous dire !

 Communiquer n'est evidemment pas bien facile... vraiment pas facile ! Tout prend beaucoup plus de temps ici, et la patience est une des qualites indispensable... Beaucoup connaissent quelques mots en anglais, comme "Hello, how are you?", mais lorsque tu leur repond "good and you?" ils sont tous perdu... C'est donc ainsi que lorsque l'on demande son chemin, soit on se fait royalement ignorer, soit on se fait gentillement guider jusqu'a notre destination, meme si celle ci ne se trouvait absoluement pas sur le chemin de notre guide improvise ! En regle generale les gens sont tres serviables, prets a vous aider, a vous renseigner s'ils le peuvent... un des cotes cependant un peu desagreable est celui des gens qui juste devant vous se raclent tres longuement la gorge et crachent sans srcupule un gros glair a vos pieds... certains crachent meme dans leur propre magasin, ou dans leur propre taxi...

Enfin vous l'aurez bien compris, nous sommes pour le moment bien depayses, bien loin de notre France ! Je pars dans une heure pour Pekin par le train, douze heures de train sur une couchette molle ! Et oui, j'aime le luxe et je voyage en premiere classe chinoise... Je ne sais pas trop combien de temps je vais y rester, on verra bien, inch allah ! Laurent reste ici avec sa compagne chinoise, je les retrouverai a mon retour...

Je file, faut que je parte en avance ou le train partira sans moi... Je vous donnerai donc des nouvelles depuis Beijing, le contraste est assez saisissant parait il, on verra bien !

Bonjour a vous tous, avec sept heures de decalage, donnez moi egalement de vos nouvelles !

Gabo

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Jeudi 20 mars 2003
par Dubitatif publié dans : Dubitatif

Twice A Year

Byyoung

As An Evidence

06 - Rain Of May

08 - Girl

10 - When We Were Young

Mathias Durand
Broken Letters

Guitariste et chanteur dans des formations rock, blues et expérimentale, Mathias présente dans ce projet solo ses chansons folks. Sa musique, teintés d'harmonies psychédéliques et orientales, alterne entre des douces ballades mélancolique et morceaux plus sauvages. Les principales influences sont Donovan, Tim Buckley, Nick Drake, les Beatles et Robert Wyatt.

Disponible depuis le 1er mars, son premier album "Broken Letters" est essentiellement acoustique, centré sur la complementarité guitare/voix, et sporadiquement accompagné de saxophone, violoncelle, contrebasse, flute et autres montages sonores. Ce disque traverse des ambiances très diverses, toutes liées dans la volonté d'offrir une musique intime. Les dix chansons s'apparantent à des lettres qui ne furent jamais envoyées...



Pour plus d'infos : www.myspace.com/mathiasmusic

    

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Samedi 1 février 2003
par dubitatif publié dans : Dubitatif
Un blog commun pour garder contact en partageant photos, vidéos, musique, expériences et points de vue en essayant d'être original.
Si l'envie vous prend d'y participer,
n'hésitez pas!

Pour nous contacter : dubitatif@dubitatif.org

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dépêches dans ta tête

Libération d'Ingrid Betancourt   La Radio Suisse Romande pense savoir de source sûre qu’Uribe a acheté, pour 20 millions de dollars, les otages aux Farc. Mais moi aussi je préfère la version où Mickey fait diversion en remuant la queue.
Murder
Laurent et Gabriel, deux brillants étudiants d’une grande école française, continuent d’écrire des billevesées dans leur blog qui n’intéresse personne.
JO
Qu’on se le dise, Laure Manaudou a un accent chinois trop nul.
Soirées  Christine Lagarde, ministre de l’économie pour riches, décrit les soldes comme un grand moment festif. Mais la plus grosse teuf, c’est sans conteste celle qu’Hervé Morin a organisé à Carcassonne.

Rabâchage « On est dans l'espace Schengen. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on peut passer sans visa d'un pays à l'autre. Quand un pays d'Europe régularise, ces personnes peuvent se rendre en France. » dit Sarko, sur le plateau de France 3. On l’a tellement répété, ça doit finir par être vrai, non ? Oui, du moment que vous êtes du capital. Si vous n’êtes qu’un être humain, il ne vous suffit pas d’être régularisé, il faut vous faire naturaliser pour pouvoir être mobile, disponible, flexible... employable.
Guerre propre
Une démo, et les militaires arrosent tout ce qui bouge. Balle à blanc ou pas, on est loin de la prude frappe chirurgicale puisque 17 spectateurs ont été blessés. La communication a changé, mais au fond, on est encore au temps de Rambo : on tire sur tout ce qui bouge !
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