Lundi 6 juillet 2009
- Par Henopadyay - Publié dans : Dubitatif

Une demi-heure que j'attends. La faim m'assomme, mais si je sors diner maintenant, je reviendrai trop tard. Je dois tenir...

Enfin, le jeune réceptionniste frappe à la porte. J'ouvre et il me présente ce grand seau d'eau fumante accompagné de son petit broc en plastique qui dérive à la surface. La récompense.

 

Dans la bien nommée pièce d'eau - puisqu'en l'absence de bac de douche, on ne peut qu'asperger l'ensemble de la pièce, de la porte aux WC - j'ajoute la juste dose d'eau froide pour m'assurer une douche chaude et prolongée. Je puise avec le broc au fond du seau et reverse son contenu dans le seau en levant haut le bras, à la manière du Chaiwalla (vendeur de thé) pour que la température soit homogène.

 

Chaque broc d'eau chaude versé est un véritable plaisir, pourvu que le temps soit un peu frais. Comme les premières secondes qui suivent l'ouverture du robinet d'eau chaude d'une douche, un frisson sensuel saisit le corps. Mais avec le broc, c'est la première fois jusqu'à la dernière goutte. Au contraire la douche, ou pire le bain, est un plaisir qui s'essouffle vite : on tente de rester dans l'eau, on force la dose même en rajoutant de l'eau chaude pour retrouver la sensation première, mais rien y fait. Pire, la peau se ramollit, se flétrit et on en ressort fatigué et étourdi.

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Mardi 16 juin 2009
- Par Henopadhyay - Publié dans : Société

A Delhi, au coeur du tintamarre d'un embouteillage, je suis coincé dans un auto-rickshaw,quand un transexuel met sa main sur mon pubis et me lance dans un anglais approximatif : "Si tu ne me donnes pas de bakchich, je te condamne à être impuissant".

Ainsi sont-ils vus et, souvent, se donnent à voir en Inde : des sorcières qui arpentent certaines avenues le soir ou les wagons de trains, annonçant leur venue par des tintements de grelots et demandant l'aumône. Il faut les craindre, payer pour les éloigner et se préserver d'un terrible sortilège. Pourtant ce vendredi au centre culturel d'Allemagne à Calcutta, les transexuels, aux côtés des lesbiennes, gays et bisexuels, sont les invités d'honneur et montent sur la scène pour animer un dialogue sur les "sodomy laws".

La section 377 du Code Pénal Indien (créé par l'Empire britannique) stipule qu'une "relation charnelle contre-nature" est un crime passible de l'emprisonnement à vie. La relation charnelle pudiquement désignée est la sodomie, qu'elle soit pratiquée dans un derrière masculin ou féminin.
La justification la plus souvent avancée invoque le risque accru de MST. En réalité, et c'est ce que combattent les associations présentes à ce "dialogue", la section 377 est une loi symbolique contre les hommes homosexuels.
Bref, une discrimination à peine voilée commune à de nombreux pays.

Mais si la loi indienne condamne durement l'homosexualité, elle présente "l'originalité" de ne pas faire cas des agressions sexuelles sur mineurs! Elle ne distingue pas non plus la relation homosexuelle - ou plutôt la relation contre-nature - et le viol.

Dans la salle du centre culturel constellée de photographies de statues érotiques de partouzes prises dans des temples hindous, on rapelle amèrement que "les hirjas - working-class male-to-female transgender individuals - sont considérés par les lois morales coloniales comme des "tribus criminelles" qui peuvent être emprisonnées pour le simple fait d'être apparu en public". Dipika Nath, chercheur à l'allure garçonne de Human Rights Watch, déplore que ces anti-démocratiques "sodomy laws" imposées par l'Empire soient aujourd'hui défendues par des Indiens au nom de la préservation des traditions.

On conclut consensuellement que beaucoup de progrès reste à faire pour que la société indienne considère ses minorités sexuelles comme autre chose que des criminels ou des êtres maléfiques.
Mais alors que de jeunes garçons quittent la salle, tirant sur leur petit haut moulant pour qu'il couvre leurs fesses, un homme chauve vêtu d'une traditionnelle curta se lève pour prendre la parole. Il raconte comment des transexuels l'interpellent sur Southern Avenue pour obtenir un bakchich. C'est un fait désagréable que personne n'avait envie d'entendre ce jour-là : comment convaincre le peuple indien de considérer les transexuels comme des êtres humains normaux si eux-mêmes ont intégré qu'ils sont des créatures maudites douées de pouvoirs stérilisants ? 

   
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Vendredi 5 juin 2009
- Par Henarth - Publié dans : Vagabond
Quelques scènes saisies dans les rues de Calcutta.

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Mardi 2 juin 2009
- Par henaborty - Publié dans : Société

14 heures : la connexion Internet s’interrompt. Les ordinateurs du bureau restent, grosses machines bêtes et inutiles.  Des bruits de tôle fracassée par le vent retentissent. Les employés oisifs s’amusent encore à regarder du balcon les passants de la rue A.J.C. Bose Road lutter contre leur parapluie fou. Le pantalon retroussé jusqu’aux genoux, cinglés par les bourrasques de pluie, les badauds pataugent jusqu’à l’intersection de Beckbagan, où ils espèrent trouver un moyen de transport.

 

Las, le personnel de l’Alliance française se rassemble autour du poste de télévision. Les nouvelles diffusent en direct les images de la ville plongée dans le chaos. Déjà deux morts. L’alerte a été lancée par les autorités, les habitants sont enjoints à rester chez soi. Puis la télévision s’éteint, moche et encombrante à son tour. D’autres tôles sont arrachées avec fracas. L’atmosphère sombre se refroidit, plus pesante encore.

 

Les tentures publicitaires de l’Alliance finissent par s’envoler, claquant l’air avant de s’affaisser dans l’eau boueuse de la route. Les portes et fenêtres vibrent et forcent sur leurs verrous, comme si un démon allait en surgir.

 

15 heures : nous décidons de rentrer chez nous, avant que le cyclone n’atteigne la ville. A en croire les dernières nouvelles audibles, le cyclone Aila touchera la ville à 16H.

La rue est quasi-déserte, seuls des immondices et des fragments de toutes sortes jalonnent le trottoir. Très vite on abandonne l’idée de s’abriter sous le parapluie désossé et d’éviter les flaques. J’arrache la toile de mon parapluie pour envelopper la sacoche de mon appareil photo.

 

Tout le monde marche au milieu de la voie, pour éviter de se faire écraser par un de ces arbres sans âge qui ornent le bord des routes. Au fur et à mesure de notre avancée, les rangs de piétons grossissent, se nourrissant des arrivants de chaque ruelle. Bientôt, l’avenue n’est plus empruntée que par des hommes et femmes à pieds ; l’eau trop haute noie le moteur des taxis Ambassador  trop téméraires.

 

Si l’atmosphère est ténébreuse, les esprits sont rayonnants, émoustillés par cette belle anarchie. L’effervescence joyeuse se lit sur les visages : les étudiantes s’esclaffent quand l’une d’elles se fait éclabousser par une voiture pressée ; on court en riant après des bus déjà combles, certains le rattrapent, parviennent à placer une pointe de leurs chaussures sur le marche-pied et restent pendus à une poignée, effectuant ainsi le trajet à bout de bras, fouettés par la pluie et frôlant dangereusement d’autres véhicules.

 

Loin de l’ambiance électrique, de l’autre côté de l’avenue, un homme nu marche lentement. L’eau jusqu’aux genoux, il remonte l’avenue à son habitude, sans chercher à éviter les flaques profondes. Sa chevelure elle-même, embrouillée et crasseuse, parait ignorer la pluie cinglante.

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Lundi 20 avril 2009
- Par Hennajee - Publié dans : Société

La Nano de Tata arrive ! En vente sur commande depuis jeudi dernier en Inde, la petite tuture débarque en vedette. Chez le concessionnaire Tata à côté de mon bureau, on se bouscule pour s’assoir sur le siège de l’auto, sous l’œil attentif des caméras de télévision.

On en entendait parler depuis 2006 : par les constructeurs européens qui vacillent sur leurs jambes déjà maigrichonnes, et surtout par les médias depuis que Tata a décidé d’abandonner les terres arrachées aux paysans et mises à disposition de Tata. Depuis lors, la situation ne s’est jamais arrangée : le parti au pouvoir (Communist Party of India) qui avait bradé les terres au constructeur veut maintenant en faire un centre industriel chimique, le parti principal d’opposition (Trinamool) –conduit par Mamata Banerjee – réclame toujours la restitution de ces terres, des malheureux sont morts lors d’affrontements (au moins 30 personnes en 2 ans).

Tata a donc fini par fuir cette pagaille, et s’est réfugié au Gujarat pour y implanter ses usines. Peu importe maintenant, car enfin, la Nano est arrivée ! Une voiture à 1 lakh (à peine 2000 euros), vous vous rendez compte ? Tous les indiens vont pouvoir s’en acheter une !

Les Indiens ne sont déjà pas peu fiers de leur pays en temps normal, et ils sont tellement confiants en leur avenir et en l’économie de marché : attention à ne pas leur dire que leur pays est en voie de développement, ils rétorqueront que vous confondez avec la Chine, tellement en retard sur eux.

Mais là, c’est la consécration, la preuve ultime de leur supériorité sur le monde : fabriquer la tuture la moins chère du monde, ça ne veut pas seulement dire être ultra compétitif, mais aussi être progressiste, égalitariste et humaniste !

Bien sûr, 2000 euros c’est encore beaucoup trop pour l’Indien moyen ; pourquoi croyez-vous que l’on continue à atteler des bonhommes dans ce pays ?

Mais peu importe, ca sera forcément merveilleux d’avoir encore plus de pots d’échappement sur roulettes dans les rues engorgées de Calcutta (vous avez entendu parler de normes environnementales pour ce tas de ferraille ?)

D’avance, mes narines frétillent à l’idée d’inhaler encore plus de ces bonnes particules qui provoquent des douleurs pulmonaires le matin et de bonnes migraines le soir. Oh, et les klaxons ! Ca sera génial d’avoir encore plus d’avertisseurs en même temps ! Ah, je sens que l’on va s’amuser, surtout que l’on aura encore plus de temps pour en profiter, les embouteillages seront sûrement sans fin grâce à Tata !

Certains rétorqueront qu’il aurait été plus intelligent de restaurer le système de transport en commun, voire même le réseau routier… Mais laissez ces gens dire, ce sont des satyres, des malveillants !

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Mercredi 8 avril 2009
- Par henajee - Publié dans : Portraits

 

Avec son roman The White Tiger paru chez HarperCollins, Aravind Adiga, né à Chennai en 1974 et vivant aujourd’hui à Bombai, nous dresse le portrait grinçant et passionnant d’un entrepreneur en Inde. Histoire d’un self made man émanant du futur centre de l’économie mondiale.

 

 

Les loups du capitalisme et les requins de la finance ont peuplé notre imaginaire de l’économie globalisée. Ils ont vécu. La dernière crise a levé en partie le voile mystique, et le public désenchanté a découvert ces animaux sous leur vrai jour : des singes-volants - grâce au parachute - et des pies voleuses.

Vraiment, l’économie occidentale ne fait plus rêver, même les plus dupes.

Mais, à peine le mythe s’effrite-il, qu’un nouveau surgit. Il n’est plus américain ou londonien ; il est de Bangalore, terre des BPOs (Business Process Outsourced) et des startups : c’est le Tigre Blanc.

Certes, à l’image de la ville, ce nouveau symbole de la réussite est encore rare, mal dégrossi et pas aussi puissant que ses prédécesseurs carnassiers. En revanche, son parcours est sauvage, impitoyable et ce sont des armées de réserve entières qui sont prêtes à grossir les rangs de tigres blancs du capitalisme.

Aravind Adiga, auteur de White Tiger qui a reçu le prix Booker 2008, nous plonge dans le quotidien d’un jeune servant provenant d’une famille villageoise pauvre. Au fil de lettres qu’il adresse au premier ministre de la République Populaire de Chine, nous suivons l’évolution de ce jeune campagnard, « à moitié cuit » selon ses propres mots - de par son inculture, qui s’imprègne des manières de son maitre avant de le voler et l’assassiner, seule échappatoire possible à sa situation sociale.

Ce meurtre nécessaire, il le qualifie d’acte entrepreneurial. Il se dit entrepreneur social, parce qu’il a réussi à s’affranchir de la société figée par les castes, les classes et la corruption, qu’il compare à une coopérative de volaille.

Les poulets sont attachés les uns aux autres, tellement comprimés qu’ils doivent lutter même pour respirer. Ces liens trop étroits, ce sont la famille qui oblige au mariage, qui interdit inconsciemment toute progression sociale. Ce sont les collègues de travail, qui eux aussi, se tirent mutuellement vers le bas, étouffant dans l’œuf la moindre ambition de chacun.

Pour s’évader de la coopérative, le Tigre Blanc devra se résoudre à tuer son maitre qu’il ne hait pas et à condamner au massacre l’ensemble de sa famille.

On est très loin du Happy End de Slumdog Millionnaire, et c’est tant mieux. Ici, la misère n’est ni belle ni romantique, le bien et le mal se trouvent en chaque homme, l’anglais n’est pas inné chez les habitants de bidonville, et surtout tout ne s’explique pas par la destinée.   

 

Le Tigre Blanc est publié en français aux éditions Buchet-Chastel, 320 pages.

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Dimanche 5 avril 2009
- Par Gabo - Publié dans : Société
Fini, enfin fini. Adieu les escadrons d’hélicos qui survolent la ville nuit et jour, les patrouilles de motards qui tournent en boucle, les barrages de CRS, les contrôles intempestifs,... 25 000 flics le temps d’un weekend, un dispositif de science fiction pour un sommet, quelques discours et poignées de mains, et puis s’en vont. Le calme revient sur Strasbourg, la ville se réveille doucement et on constate les dégâts.


La manifestation du samedi 4 avril, en marge du sommet a tourné au cauchemar. A qui la faute ? Aux black blocs et aux forces de l’ordre. Les uns, vêtus de noir et cagoulés, ont tout saccagé sur leur passage. Tout y est passé : des magasins, une pharmacie, une église… ils ont même foutu le feu à un poste de douane et à un immeuble. D’un autre côté, les forces de l’ordre. Absentes là où il aurait fallu être, balançant lacrymos et flash balls sur un cortège littéralement coincé entre deux barrages de CRS.

 

Que les forces de l’ordre se comportent comme des brutes sans cerveau n’était pour moi pas vraiment nouveau. Mais par contre ce weekend, j’ai découvert des parasites d’un autre genre : les blacks blocs. Cachés derrière leur cagoule, ils se fondent dans la foule de pacifistes pour éviter de se faire coincer par les gendarmes mobiles. Puis de temps à autres ils montent au créneau pour balancer des pierres, des fusées artisanales et saccager tout ce qui leur tombe sous la main. Lorsque ca chauffe trop, ils retournent dans la foule pour s’y réfugier. Résultat, les lacrymos pleuvent sur un cortège qui n’a rien demandé et la foule se fait charger. Quand on tente de les raisonner, les black blocs cognent. Et au moment de se disperser, certains enlèvent leur cagoule et leur  pull noir et se transforment en gentil gars, qui comme tout le monde peut se faire servir de la soupe et du pain aux stands de ravitaillement des organisateurs.


S'ils veulent cogner des flics, très bien, qu'ils le fassent, ça les regarde ! Mais alors qu'ils sortent du cortège et ne l'utilisent pas comme bouclier. Car ce weekend, ce n'est pas eux, mais la foule qui a trinqué.




Un apperçu de la journée réalisé par StrasTv (en deux parties)

 


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Mardi 24 mars 2009
- Par Gabo - Publié dans : Société
Comme pas mal d'autres en France, ma fac est en grève ! Des revendications, des manifestations, des accès aux salles bloqués, des cours annulés... Ca fait déjà plusieurs semaines que ca chauffe et pour le moment ca tient bon.

Début février, Valérie Pécresse est venue donner le coup d'envoi officiel de la nouvelle université de Strasbourg ! Une inauguration largement perturbée par des étudiants et des professeurs en colère.

Retour au coeur de cette journée mouvementée, entre les discours officiels, les tactiques d'assaut des manifestants et celles des crs, les tentatives d'appaisements et les sourires méprisants...


Image et Son : Aline Battaglia, Yun Jung Choi, Margot Czapracki, Gabriel Laurent, Nicolas Milon, Aurélien Petit, Julie Taboga, Shala Taheri

Montage : Gabriel Laurent & Aurélien Petit


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Dimanche 1 mars 2009
- Par hen - Publié dans : Portraits


Ca y est, les journaux ont appris la nouvelle! Cet article est paru dans le Times of India de la semaine dernière, en première page. Attention, tout mon texte, mis à part la quantité de drogue et le poste occupé par l'expatriée, est le fruit de mon imagination!

Monique était directrice de l'Alliance française de Chandigarh. Elle avait travaillé dans bien d'autres alliances du monde avant d'être mutée au nord de l'Inde. La grande nouveauté, c'est d'être venue avec son mari, Xavier. C'est la première fois qu'elle ne se contente pas de ce qu'elle trouve sur place, d'ailleurs c'est la première fois qu'elle se marie.

Xavier est écrivain, de ceux qui se reconnaissent par leurs mêches graisseuses, leur regard par-dessous et leur voix éraillée. Suivre sa nouvelle femme dans ses "aventures" n'a pas été un problème, l'idée l'a même vite emballé. Ce voyage serait sûrement l'occasion de nouvelles inspirations, pourquoi pas d'un de ces romans new-age sur la quête de sens qui se vendent comme des petits pains.

Mais l'Inde s'avère décevante. Elle est sale. Bruyante. Elle bouscule, regarde d'un mauvais oeil et ne dit rien d'intelligible. L'inspiration bat de l'aile, leur amour cherche de l'inspiration. L'argent ne manque pas, mais il n'est pas omnipotent, il parait ne servir à rien. Ces euros convertis en milliers de roupies n'affranchissent pas du bruit des klaxons ; la plus belle Honda reste coincée dans les embouteillages mêlant chaotiquement Rickshaws, taxis, motos, charettes à bras, bus bondés. Lors des coupures d'électricité, tout le monde croule à égalité sous les 45°C tout trempés.

Devant des pages blanches qui ne se souillent que de gouttes de sueur, Xavier veut retomber dans sa jeunesse vigoureuse, retrouver cet espoir d'un avenir, quand il pouvait espérer qu'un talent indéniable se révélerait. Il se met en tête de se remettre à fumer ce qu'il appelle de la Marie-Jeanne. Aaahh, et si sa femme pouvait y prendre goût, ce serait d'une pierre deux coups.

Monique subit le désespoir de son conjoint, à quoi s'ajoute sa propre frustration de ne plus pouvoir ramener de jeunes éphèbes, son lit étant déjà squatté par l'écrivaillon inutile. D'irrascible, la directrice a dérivé vers le tyrannisme auprès de ses employés. Indiens ou expatriés, les travailleurs sous ses ordres subissaient ses humeurs sans broncher.

La frustration sexuelle s'exprimait par une psychorigidité organisationnelle : ne supportant pas d'avoir à faire aux autres, refusant toute adaptation, Monique avait, sur la fin, pris l'habitude de rédiger des fiches quotidiennes pour chacun de ses employés. Y figurait la liste exhaustive des taches du jour à accomplir, y compris le temps imparti et l'ordre d'exécution. 

Mais Monique n'était pas mauvaise, elle était bien consciente des souffrances qu'elle infligeait à son entourage, et, pour sauver son mariage et sa conscience, elle s'était résolue à commencer la fumette.

Ses employés qui se sont réjouis ouvertement en apprenant la nouvelle, auraient dû savoir que les 250 grammes de cannabis trouvés par la police parmi les vêtements de Monique étaient en réalité une tentative avortée de se racheter. Au lieu de saluer cette volonté de repartir sur de nouvelles bases, tout le monde, y compris même son mari selon certaines mauvaises langues, ont sauté de joie et ri en apprenant que Monique risque dix ans de prison.

 

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Mardi 24 février 2009
- Par Giuliano l'indiano

E stata una giornata lunga. Nove ore di lavoro interrotte soltanto da un pranzo abbondante e piacevole. Poi, una corsa selvaggia in palestra dove mi aspettava la seconda lezione del corso d’arrampicata.

Ancora due ore a scalare, stancarsi, cadere...

 

Adesso, sono quasi arrivato a casa, e non vedo l’ora di raggiungere il luogo di riposo, di tranquillità, di conforto dopo una giornata cosi intensa...

La mia coinquilina è tornata da Londra, vedo la luce alla finestra da fuori. Salgo i due piani, apro la porta e, finalmente, eccomi, a casa! Poso tutte le mie cose: la cena appena comprata dal giapponese all’angolo sul tavolo, la borsa sportiva nel salone, il capotto e la giacca sul divano...

 

Saluto la mia coinquilina che mi racconta del suo viaggio, mentre io mangio. Mi piace sentir parlare di Londra, questa città che mi ha dato tante belle emozioni...

Ma, ad un certo punto, Bradina (la mia coinquilina) mi annuncia che, li ha anche visto la sua ex-collega che gli ha proposto un nuovo lavoro... a Londra! In pochi minuti, vengo a sapere che Bradina se ne andrà fra 2 mesi. E io devo cercare un’altra casa oppure, una persona per sostituirla.

Penso che ci sia tempo per trovare una soluzione e incasso la notizia senza mostrare troppo disappunto. Finiamo la serata parlando del più e del meno.

 

Prendo le mie cose lasciate un po’ dappertutto nella sala e vado in camera mia. Scopro allora che la gatta di Bradina ha mangiato il filo del caricatore del computer. Questo computer mi é stato prestato da un’amica e devo consegnarlo domattina alla sua proprietaria.

 

Strano questo improvviso di scenario; un’ora prima ero cosi impaziente di assaporare la dolcezza e il calore di casa mia e adesso sono arrabbiato non come mai, con i nervi a fior di pelle

 

E, proprio in questo momento, la zoccola della gatta sceglie di entrare nella mia camera con la lentezza maestosa dei felini, siccome mi provocava. Mi getto su di lei, sollevandola col piede come se stessi giocando a calcio e, seguendo questa metafora, la tiro in aria... Atterra tre metri più in là, scivolando sotto la tavola (che ovviamente era il goal nella mia mente).

Mi guarda fisso, miagola timidamente e se ne va via, correndo verso la camera di Bradina...

 

Chiudo la porta, sorridendo dentro di me. Questa vendetta mi ha contributo a calmarmi, procurandomi un piccolo piacere un po’ ignobile (lo ametto), però, che mi ha salvato la serata facendomi ritornare il buon umore...

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Lundi 23 février 2009
- Par hen - Publié dans : Société

 

                                Les jeunes couples non mariés prétendent aller à l'université et se retrouvent dans les parcs


 ALTERMONDIALISME ? 

Stop! Stop! Stop! Commercialization of Human Emotions!!! No to Valentine Day!!! Hors contexte, nous serions bien enclins à soutenir la cause : on pense lutte contre l’économisme ambiant qui cherche à absorber tous les aspects de l’humain dans la logique du grand marché. Rappelons dans ce sens, sur le plan théorique, la « rationalisation » de l’amour et du mariage par la théorie du marché matrimonial du « Nobel d’économie » Gary Becker. Citons, sur le plan commercial, le matraquage publicitaire de l’idée – déjà assimilée pour la fête des pères, des mères et des grands-mères – que l’intensité de l’amour conjugal s’exprime par la célébration mielleuse et consumériste de la Saint Valentin.

Mais, à Delhi, Bombay ou Calcutta, le big NO to Valentine n’a de tenants que des conservateurs opposés à l’émancipation féminine comme ceux du Sri Rama Sena – gardiens autoproclamés de la culture indienne – qui ont dernièrement agressé violemment un groupe mixte de jeunes à Mangalore qui avaient le tort de fréquenter un pub. 

 


"LA CULTURE DU PUB N'EST PAS LA CULTURE INDIENNE"
BS Yediyurappa, Premier ministre du Karnataka   

Cette milice, loin d'être isolée, trouve ses racines dans une large frange de la société qui rejette la place nouvelle de la femme promue par la culture mondialisée.

Pour brider la société indienne face aux influences extérieures, la Police Morale est à l'affut du moindre PDA - Public Display of Affection, délit aux contours flous passible de 7 ans de prison.

Dernièrement, un couple a été jugé pour s'être "assis dans une position critiquable et s'être embrassé, [ce qui] a incommodé les passants". Etant marié, le couple a finalement été acquitté. Mais le French kiss, le lip lock (le smack) et même le port de vêtements assortis à ceux de sa moitié peuvent être considérés comme des démonstrations publiques d'affection. 

 Un couple devant South City Mall, le dernier centre commercial en date de Calcutta.



SAUVE PAR LE LIBERALISME ?

A la différence de Bombay ou Delhi, Calcutta est moins exposée aux influences occidentales. La ville d'aujourd'hui n'est pas si différente du Calcutta de Louis Malle (1969). Le choc est donc moins flagrant, mais la culture plus traditionnelle encore.

S'assoir côte-à-côte dans un parc pour bavarder est déjà d'une certaine extravagance, et les badauds ne manquent pas de le faire comprendre. Les regards sont appuyés, et certains n'hésitent pas à aller poser des questions sur le statut marital du couple suspecté de s'aimer.

Les couples "modernes" se réfugient souvent dans les malls pour se sentir moins observés. Ces centres commerciaux à l'américaine, qui depuis peu, jaillissent de terre dans différents quartiers de la ville, sont des bulles, des forteresses presque irréelles qui reproduisent l'atmosphère consumériste de l'Ouest. Ici, plus qu'ailleurs, les filles portent des jeans, on se tient la main, on s'embrasse même parfois au pied d'une grande affiche publicitaire pour un parfum ou des bijoux.

A chaque quartier de la ville son code implicite des comportements à observer. Par crainte d'explosions de violence le jour de la Saint Valentin, le quotidien The Telegraph a publié un tableau récapitulant ce qu'un couple peut ou non se permettre en fonction d'où il se trouve dans la ville.

 

Voici ce qu'on pouvait y lire :

 

Pecking Order

On the metro

Yes : holding hands

No : Hugging, kissing, cuddling, standing close

 

Salt Lake and South Calcutta

Yes :Holding hands, hugging, pecking, cuddling

No : Smooching

 

Park Street

yes : Holding hands, hugging, cuddling, kissing (even a smooch is ok sometimes), heavy petting (okay sometimes)

 

North Calcutta

Yes : Holding hands (sometimes)

No : Hugging, kissing, pecking, cuddling   

  
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Vendredi 13 février 2009
- Par henus - Publié dans : Société

       Voici un "how to" pour prendre un taxi à Calcutta quand vous êtes blanc, habillé en pingouin, ou que vous sortez d’un hôtel de luxe, de soirée, d’un centre commercial à l’américaine, de l’aéroport, etc

 

Héler le taxi sans avoir l’air d’en avoir besoin : ne lever qu’une main distraite sans s’agiter. Entrer machinalement dans le taxi sans accorder trop d’attention au chauffeur dans un premier temps.

 

Si vous vous risquez à annoncer votre destination par la fenêtre avant de monter, vous donnez l’occasion au chauffeur de vous jauger. S’en suivra une longue négociation pour obtenir un tarif au kilomètre plutôt que le « forfait spécial blanc ».

 

Aussi vaut-il mieux s’asseoir et co-piloter le chauffeur au fur et à mesure. Cette interaction sera une excellente opportunité pour entamer une de ces bonnes discussions qui font chaud au cœur sur l’origine, le travail et la famille de chacun. Une fois le contact établi, vous pouvez révéler insouciamment que votre appartement se site dans un  quartier quelque peu excentré. Une fois arrivé à destination, l’honnêteté et la chaleur du conducteur vous convaincront qu’il n’est que justice de lui verser une dizaine de roupies supplémentaires.

 

Si au contraire, vous avez annoncé votre destination dès le départ, puis que vous avez négocié la tarification au kilomètre, vous serez exposé au risque de la négociation de fin de parcours. Si vous logé dans un quartier pas assez fréquenté, le chauffeur vous signalera qu’il risque devoir rentrer sans passager. Et, centre-ville ou quartier résidentiel, le chauffeur risque de toute façon de prétendre ne pas avoir de monnaie. Soit vous négociez une fois encore, et quel qu’en soit le résultat, vous vous fatiguerez et vous agacerez, ou alors vous lui laissez, sans que ce soit de bon cœur, garder la monnaie qu’il cache dans sa poche de chemise.

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Mercredi 11 février 2009
- Par hen - Publié dans : Société
Dimanche dernier, plusieurs centaines de milliers de villageois du Bengale se sont rendus à Calcutta à l'occasion du rassemblement de la Brigade. Le rassemblement organisé par la CPIM ou CPM (Parti Communiste Marxiste d’Inde) n'a pas été bien encadré et a généré des problèmes de circulation et de propreté. Lors de son discours, le chef du parti au pouvoir a répondu à l'ultimatum lancé par le Trinamul.


Le samedi 9 au soir, le célèbre joueur de sitar Ravi Shankar et sa fille Anoushka donnaient un concert au stade Netaji. Au lieu de débuter le concert à 18H30, les organisateurs ont été contraints de le repousser d'une heure, afin de permettre aux spectateurs, retenus dans les embouteillages du second pont d'Hooghly, de gagner le lieu du concert à pied. La circulation a en effet été interrompue jusque tard dans la soirée pour permettre la préparation de la Brigade Parade Ground organisée par le CPM (au pouvoir depuis 32 ans au Bengale Occidental) et quelques autres partis formant le Front de Gauche.

Le lendemain, dimanche 8 février, de nombreuses artères principales de la ville ont été coupées. Seulement 10% des bus et auto-rickshaws était en service, les transports en commun ayant pour la plupart été réquisitionnés par le CPM à l'occasion du sommet du front de la gauche. Des centaines de milliers de personnes submergeaient submergés les avenues. Les drapeaux rouges arborant faucille et marteau flottaient dans toute la ville, brandis par les cadres du parti et par la foule, affichés sur les jeeps et 4x4, bus et rickshaws, plantés dans les parcs et accrochés aux barrières de sécurité. Des groupes s'installaient dans les parcs et autres lieux pour cuisiner du riz, laissant derrière eux des tas de détritus. Dans les embouteillages ou parmi ceux qui s'entassent dans les rares bus opérationnels, on s'interrogeait l'un l'autre pour tenter de prévoir l'étendue et la durée des encombrements.

En prévision des élections du Lok Sabha à venir (élections parlementaires), le front de gauche a réussi à mobiliser environ 600 000 personnes, selon le Hindustan Times, venant essentiellement des villages du Bengale. Le CPM a offert le trajet jusqu'à Calcutta à la plupart des militants, et de nombreux villageois peu intéressés par les discours en ont profité pour faire un peu de tourisme en ville. Le Victoria Memorial et le zoo ont d’ailleurs enregistré des taux de fréquentation particulièrement élevés.

Grâce à cette Brigade Parade Ground, le parti marxiste espère rassembler ses électeurs contre le BJP et surtout le Trinamul, parti radical du Congrès. La dirigeante du Trinamul, Mamata Banerjee, a lancé un ultimatum de 7 jours, menaçant le CPIM de devoir faire face à de « lourdes conséquences » s’il ne restitue pas aux agriculteurs 400 des 997 acres de terres fertiles réquisitionnées à Singur. Tata avait acheté ce terrain pour y créer un site de production de la Nano, avant de décider de quitter la région du Bengale Occidental. Buddhadeb Bhattacharjee, chef du CPM, a donc axé son discours sur cette affaire en dénonçant l'attitude "anti-progrès" de Banerjee. Partant de l'idée que le développement économique du Bengale ne peut être uniquement fondé sur l'agriculture, il a réaffirmé la décision du parti de ne pas restituer les terres et de les destiner à un futur centre industriel de chimie.

Les dirigeants du Trinamul comme du CPM camperont certainement sur leur position jusqu'auboutistes, condamnant Calcutta et la région à de nouvelles Bandhs - grèves - très prochaines sans que ni les fermiers spoliés ni les investisseurs découragés ne trouvent satisfaction.

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Mardi 3 février 2009
- Par hen - Publié dans : Société

Le quotidien DNA India à Mumbai du 21/01/09 rapporte que l'hôpital public SSKM affiche un message sans ambiguités à l'entrée de ses locaux : "you will be beaten up if you enter this hospital chewing gutkha, paan and paan-masala or smoke". L'administration de la clinique reconnait la violence du message, mais ce n'est que pour souligner dans la foulée l'efficacité de la méthode : "le message a porté ses fruits : déjà 3 ou 4 personnes ont été pris et avertis".

L'histoire ne dit pas si les contrevenants ont survécu à "l'avertissement".

 

En Inde, la cigarette est interdite dans les lieux publics depuis quelques mois seulement. Cette interdiction n'a pas rendu l'air plus respirable, et les maladies respiratoires - dues aux gaz d'échappement des vieux moteurs deux temps et à l'utilisation de carburants illégaux (tel le Katatel) - sont en constante augmentation. La dernière tentative de réglementation des véhicules à moteur et de leur émission de CO2 dans le Bengale Occidental s'est soldée par une immense grêve des rickshaws qui a fait reculer le gouvernement.

 

En revanche, la cigarette - à laquelle on préfère la chique ou le paan, est l'objet d'un rejet violent. Plus que les autorités, ce sont les citoyens qui font la chasse au fumeur jusque dans la rue. C'est le cas d'un motard qui, au milieu d'un embouteillage suffocant, interpelle un piéton pour lui ordonner d'éteindre sa cigarette. Ou du chauffeur d'un vieux modèle de rickshaw très polluant qui menace de faire descendre son passager s'il n'éteint pas sa cigarette.

 

Heureusement, des lieux de résistance subsistent, au premier rang desquels les universités. Comme en France, les étudiants et universitaires sont les garants d'un certain contre-pouvoir libertaire face à la tendance sécuritaire et autoritaire du gouvernement justifiée par les menaces terroristes. Dans les deux plus grandes universités de la région (les universités de Calcutta et de Jadavpur), les étudiants et étudiantes fument dans les couloirs, les professeurs consumment les heures creuses dans leur bureau à refaire le monde, alternant cigarettes, thés au lait et sucreries bengalies.

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Lundi 2 février 2009
- Par hen - Publié dans : Société

Oh! Regarde, voici le président de la PUG! Allons le saluer, je te présenterai.

            - Mistère ze prézidènte, aïme vériplize toussi illou!

            - Goudi veninegue, soeur. Haho arre illou ?

            - Faïne, faïne...Aë woude l'aïl que tou prizènte illou Raland Sieste...

            - Hélo soeur, naïsse tou mite illou. Aïme ze niou responsaïbeul fore CampingTrance in Calcutta.


Mince, évidemment, si le couturier culturel adjoint s'approche à cet instant, mon interlocuteur me filera tout de suite entre les doigts. Je n'ai pas pu récupérer sa carte de visite... Pourtant, il aurait pu être un contact important. Je ferais mieux de boire une gorgée délicate de ce vin rouge français, j'aurais l'air moins décontenancé... mon verre est presque vide, et il faut traverser la salle pour atteindre le buffet. Je peux au moins fumer une cigarette, je me sentirai moins seul...Est-ce que quelqu'un fume?  Non, mais ce n'est pas grave, je vais m'éloigner un peu. Ah, je n'en ai plus. Allons en demander une à mon chef. Bien sûr, il discute avec avec trois prézidèntes. En plus, je n'ai pas été présenté, va falloir que je me tape les trois... Non, pas moyen, ça ne vaut pas le coup. Autant finir le vin et retourner se servir. "Pardon", "aix quiouze mi". Merde, l'Ambarrasseur me regarde, ai-je l'air réjouï et avenant? Je vais incliner la tête respectueusement et continuer à me frayer un passage jusqu'au buffet comme si j'avais aperçu un interlocuteur de la plus haute importance. Heureusement que mon jeune âge me confère une allure modeste, il aurait peut-être fallu que je lui parle sinon. Monsieur l'ancien sinistre hollandais de la mouture et président de la Paastiche Université croise mon regard, sourions! Et lui que l'on m'a présenté tout à l'heure, faut que j'aie l'air de l'apprécier, même si je ne sais plus s'il peut m'être utile. Non, là, j'exagère, je dois avoir l'air du Joker, j'ai même sûrement un peu de bave mousseuse à la commissure des lèvres... Ah! Le buffet!
 

            - Mai aïe ave eu ouisqui plize?

            - Ouize aïsse?

            - No, tank illou... no, no ouateur nizeur! 



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En images

Splendide Sikkim, Mai 2009




Cours de tablas en ligne, Leçon 2


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